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L'Espagne emprunte à des taux en baisse, la France bat des records

L'Espagne se donne un petit bol d'air en levant des fonds pour 4,251 milliards d'euros. [Federico Gambarini]
L'Espagne se donne un petit bol d'air en levant des fonds pour 4,251 milliards d'euros. [Federico Gambarini]
Sur les marchés, l'Espagne et la France sont dans des positions favorables. Leurs taux d'emprunt s'abaissent, ce qui a permis à Madrid de lever plus de 4 milliards d'euros. La Grande-Bretagne déplore elle une prolongation de sa cure d'austérité.

Madrid lève des fonds à un taux favorable

L'Espagne a levé mercredi 4,251 milliards d'euros (5,155 milliards de francs) en obligations à trois, sept et dix ans. Cela avec des taux d'intérêt en baisse sur l'obligation de référence à 10 ans, par rapport à la dernière émission récente.

En revanche, le taux est en hausse pour les obligations à sept ans, car la dernière émission comparable date du 19 janvier 2012 (4,669% contre 4,541%), avant une forte poussée de fièvre sur la marché concernant la dette espagnole.

Dans le même temps, le Mécanisme européen de stabilité (MES) a levé près de 39,5 milliards d'euros (47,8 milliards de francs) d'obligations à court terme pour la recapitalisation des banques en Espagne.


Une année record pour la France

Pour la France, le taux d'emprunt à 10 ans est passé mercredi pour la première fois de son histoire sous les 2%, un niveau qui illustre l'attrait de plus en plus fort de la dette française auprès des investisseurs.

La France bénéficie d'une année de tous les records sur les marchés, où elle emprunte à des taux historiquement bas sur l'ensemble des échéances et même négatifs à très court terme.


Pessimisme en Angleterre

En Grande-Bretagne, le ministre des Finances George Osborne a été contraint d'admettre mercredi que le pays allait être soumis à une cure d'austérité plus longue que prévu. Il s'agit là d'un revers pour le gouvernement, qui a imposé un tour de vis impopulaire sans précédent depuis 2010.

Le chancelier de l'Echiquier a également dû admettre que son objectif de réduction du ratio dette/produit intérieur brut (PIB) à partir de 2015/2016 ne serait pas atteint. Il serait désormais repoussé en 2016/2017 en raison de la dégradation de la conjoncture.

agences/gchi

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