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La Grèce doit rapidement trouver un accord

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy mettent la pression sur la Grèce. AFP [Lionel Bonaventure]
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy mettent la pression sur la Grèce. AFP - [Lionel Bonaventure]
La Grèce doit "conclure" les négociations sur sa survie financière, ont affirmé lundi le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, qui ont proposé de bloquer sur un compte les intérêts de la dette grecque.

"La situation de la Grèce doit être réglée une bonne fois pour toute", a déclaré Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel à Paris. "Les paramètres du règlement sont sur la table et nos amis grecs doivent prendre leurs responsabilités en votant les réformes sur lesquelles il se sont engagés", a-t-il affirmé.

Le président français a demandé aux responsables politiques grecs de gauche comme de droite de décider "maintenant". "Il n'y aura pas de déblocage de fonds si ces décisions ne sont pas prises", a-t-il souligné.

La chancelière allemande a assuré vouloir que la Grèce "reste dans l'euro", tout en prévenant qu'elle ne pourrait pas recevoir la nouvelle aide financière dont elle a un besoin vital si elle ne conclut pas d'accord avec l'UE et le FMI.

Compte bloqué

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont notamment proposé de sécuriser le remboursement des intérêts de la dette grecque, en versant une partie de l'aide sur un compte bloqué.

La chancelière allemande s'est aussi dit "favorable à ce que les intérêts pour le remboursement de la dette soient versés sur un compte bloqué, pour être sûrs que cet argent soit durablement disponible". "Le temps presse", a-t-elle répété à plusieurs reprises. "Il ne peut y avoir de nouveau programme pour la Grèce si elle ne conclut pas avec la 'troïka' (Eurogroupe, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international, NDLR)", a-t-elle affirmé, souhaitant "que les dirigeants grecs sachent bien que nous n'entendons pas déroger à cette position".

Double négociation

La Grèce est engagée dans une double négociation, à la fois avec ses créanciers privés, essentiellement des banques, pour qu'ils effacent une part substantielle de la dette grecque qu'ils détiennent, mais aussi avec la troïka afin qu'elle octroie un nouveau prêt à la Grèce.

Les Européens et le FMI posent comme condition préalable que l'accord soit scellé avec les banques et que le gouvernement grec engage de nouvelles réformes et mesures d'austérité. Athènes a un besoin vital d'une nouvelle aide pour éviter la faillite dès le mois de mars.

agences/lan

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