Modifié le 30 janvier 2013

Le Black Bloc égyptien, une nouvelle race de révolutionnaires

Les Black Blocs ont fait leur apparition dans les manifestations en Egypte.
Les Black Blocs ont fait leur apparition dans les manifestations en Egypte. [Khaled Kamel - ]
Au coeur de la révolte en Egypte, Le Temps dresse ce mercredi le portrait d'un mouvement hétéroclite, rebelle et violent, appelé le Black Bloc. La presse romande s'interroge aussi sur le "Qatargate", révélé mardi par France Football, avec des prises de positions très différentes. Du côté alémanique, le Bund se fait l'écho d'une idée de l'UDC zougoise: interdire aux bénéficiaires de l'aide sociale de posséder une voiture.

L'éclosion de nouveaux révolutionnaires en Egypte

Tout droit inspiré des groupuscules anarchistes européens, décrit la journaliste du Temps, le Black Bloc égyptien est un mouvement sans tête qui entraîne dans son sillage une palette hétéroclite d'ex-révolutionnaires, de jeunes désoeuvrés, d'ultras du football, de casseurs, mais aussi de femmes. On les reconnaît à la cagoule noire qui cache leur visage. Ces rebelles d'un nouveau genre sont de tous les rassemblements, de toutes les bagarres. Le Black Bloc égyptien compte plus de 20'000 fans sur Facebook. Les Frères musulmans les accusent d'être cautionnés par l'opposition libérale. Cette dernière reproche aux Black Blocs de "délégitimer" la révolution aux objectifs pacifiques. Des Black Blocs qui aujourd'hui affirment ne se reconnaître en aucun homme politique. Un mouvement dont le sens est résumé par un étudiant qui se présente comme l'un des co-fondateurs: "On nous appelle 'la génération perdue', on nous traite de voyous. Mais tout ce qui nous importe, c'est de sauver l'honneur des martyrs".

"Qatargate"

Selon France Football, le Qatar aurait acheté l'organisation de la Coupe du monde football en 2022. L'enquête de l'hebdomadaire français s'appuie sur les dires d'actuels membres de la FIFA, dont Jérôme Valcke, le secrétaire général, qui devait se rétracter un peu plus tard. Mis en cause, Michel Platini, président de l'UEFA, s'insurge et menace de porter plainte. En Suisse, Patrick Oberli, dans Le Matin, presse la FIFA qui a mené ses propres enquêtes de livrer ses découvertes sous peine de perdre encore en crédibilité. Avant tout amateur de football, Philippe Dubath, dans la Tribune de Genève et 24 Heures, voit l'avenir en rose, certain que le Qatar va réaliser un mondial inédit, invraisemblable, futuriste au niveau de ses infrastructures.

A l'aide sociale? Alors pas de voiture!

Le Bund relate une idée avancée par l'UDC zougoise: interdire aux bénéficiaires de l'aide sociale de posséder et d'entretenir une voiture. C'est, selon le quotidien, une question qui est très présente en Suisse allemande depuis plusieurs années. Pour l'UDC zougoise, en interdisant aux bénéficiaire de l'aide sociale de posséder et d'entretenir une voiture, on veut ainsi garantir que l'argent qui est versé sert effectivement à entretenir la famille et non pas une voiture. Une personne opposée à cette idée rétorque que de nombreux membres de l'UDC sont totalement déconnectés des réalités et ne savent pas du tout comment se déroule le quotidien des personnes qui bénéficient de l'aide sociale.

Le Mali, comme l'Irak et l'Afghanistan?

La guerre au Mali, pour Pierre Chapatte du Quotidien Jurassien, fait ressurgir le spectre des guerres en Afghanistan et en Irak. Le journaliste s'appuie sur un constat: l'Otan et les troupes américaines vont se retirer d'Afghanistan sans que le terrorisme n'en ait été éradiqué. En Irak, il n'a fallu que six semaines aux Américains pour chasser Saddam Hussein, mais six ans de guerre n'ont pas permis le rétablissent d'un Etat pacifié. Alors, note simplement l'éditorialiste: "Ne crions pas trop fort victoire au Mali."

vtom avec Jean-François Moulin et Maurice Doucas

Publié le 30 janvier 2013 - Modifié le 30 janvier 2013