Publié le 03 mars 2013

Un recrutement soulève la polémique à l'Université de Zurich

L'Université de Zurich a reçu 100 millions de francs d'UBS.
L'Université de Zurich au coeur d'une polémique. [Alessandro Della Bella - ]
L'Université de Zurich a suspendu la procédure de nomination pour trouver un remplaçant à un professeur, car certains membres de la commission de recrutement ont fait lobjet de vives critiques pour n'avoir sélectionné que des candidats allemands.

L'Université cherche un successeur au professeur Heinz Bonfadelli, chef de la division "réalité et effets des médias" à l'Institut IPMZ (Institut für Publizistikwissenschaft und Medienforschung IPMZ). Une annonce qui n'a rien de problématique, à part que le "Tages Anzeiger" a révélé mercredi dernier que seuls des candidats allemands avaient été invités cette semaine à des entretiens.

Or l'annonce pour le poste mis au concours stipule explicitement que la place requiert d'excellentes connaissances du paysage médiatique suisse et est de fait plutôt destinée à un Suisse. Les révélations du quotidien zurichois ont entraîné de multiples réactions indignées.

Plusieurs options possibles

La polémique actuelle empêche pour l'heure la poursuite de la procédure de recrutement, a indiqué l'Université dans un communiqué. La recherche d'un successeur est donc suspendue avec effet immédiat. Le président de la commission estime qu'elle ne peut pas poursuivre ses travaux dans ces circonstances, a précisé le recteur de l'Université Andreas Fischer dans une interview à la "SonntagsZeitung".

La direction de l'Université de Zurich va maintenant auditionner la commission. Trois options sont sur la table: soit la procédure reprend, soit de nouvelles conditions sont posées pour cette mise au concours, soit il faut reprendre le tout à zéro.

ats/boi

Publié le 03 mars 2013