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Manifestation en Argentine contre les coupes budgétaires à l'université

Des manifestants ont défilé hier dans les rues de Buenos Aires pour protester contre les coupes budgétaires dans les universités publiques. [Marcos Brindicci]
Des manifestants ont défilé hier dans les rues de Buenos Aires pour protester contre les coupes budgétaires dans les universités publiques. - [Marcos Brindicci]
Des dizaines de milliers de professeurs et étudiants ont protesté jeudi à Buenos Aires contre les réductions budgétaires imposées aux universités publiques du pays.

La majorité des 57 universités publiques d'Argentine sont paralysées depuis 4 semaines par un mouvement de grève des professeurs. Leur salaire n'a été revalorisé que de 10%, alors que l'inflation a atteint 20% sur les 7 premiers mois de l'année et qu'elle devrait dépasser les 30% pour 2018.

"Nous sommes mobilisés contre les augmentations salariales ridicules et les baisses de budget", a témoigné un syndicaliste enseignant.

Mesures d'économie

Le gouvernement s'est engagé à réduire le déficit budgétaire chronique afin de stabiliser son économie en crise, fragilisée par les déséquilibres économiques.

"Pour nous qui venons de familles sans un sou, l'université publique est notre seule chance pour avoir une meilleure vie que nos parents. L'Etat se doit de nous offrir cette opportunité d'ascension sociale et investir plus" plaide une étudiante en droit à l'Université de Buenos Aires, la plus prestigieuse du pays.

L'Argentine compte 2 millions d'étudiants universitaires, dont 80% dans le public.

afp/br

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Chute du peso

Malgré la perfusion du Fonds monétaire international, la chute incontrôlée du peso argentin se poursuit. Confronté à une crise de confiance, il a perdu en deux jours près de 20% de sa valeur face au dollar, contraignant la banque centrale à relever jeudi à 60% son taux directeur, l'un des plus élevés du monde.

Cette devise a ainsi reculé de plus de 53% depuis le début de l'année par rapport au billet vert. Jeudi, le peso argentin a enregistré sa plus forte dépréciation en une seule journée depuis que, fin 2015, Mauricio Macri a pris ses fonctions de président, cédant 13,52%.

Des manifestations ont aussi éclaté dans la capitale et dans d'autres villes pour exprimer la colère du peuple face à la hausse des prix.