Modifié le 11 juillet 2018

Les services vitaux de plus en plus difficilement accessibles aux migrants

Des gendarmes français observant l'évacuation d'un camp de migrants à Paris.
Des gendarmes français observant l'évacuation d'un camp de migrants à Paris. [AFP]
Confrontés à une hostilité grandissante, les migrants ont de plus en plus de mal à accéder à l'aide humanitaire et aux services vitaux dans les pays d'accueil. Cela se fait au mépris du droit international, dénonce mardi la Croix-Rouge.

Les gouvernements, en plein durcissement migratoire, notamment en Europe et aux Etats-Unis, adoptent des "stratégies" pour décourager l'immigration, allant jusqu'à "restreindre l'accès à des services de base comme la santé, un abri, de la nourriture ou une aide juridique", déplore la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

"Il n'y a aucun besoin de maltraiter les gens pour arriver à contrôler les frontières", a dénoncé Francesco Rocca, président de la fédération. Il rappelle que le droit international garantit protection aux migrants, même ceux qui ne peuvent prétendre à l'asile.

"Complètement inacceptable"

Empêcher l'accès aux services essentiels "est complètement inacceptable. Tout le monde a le droit d'être traité avec dignité et respect", ajoute-t-il, cité dans un communiqué.

Le rapport dénonce également la "criminalisation" par "certains Etats" du travail des organisations humanitaires. Les opérations de sauvetage de migrants en mer Méditerranée, organisées par les associations, se heurtent ainsi de plus en plus aux agents de contrôle des frontières et à des accusations de collusion avec les passeurs, pointe le rapport.

ats/mre

Publié le 11 juillet 2018 - Modifié le 11 juillet 2018