Loin du Vatileaks, le pape lance un synode sur l'évangélisation
Le pape Benoît XVI a inauguré dimanche sur la place Saint-Pierre le synode sur la "nouvelle évangélisation", en présence de plus de 200 évêques du monde entier. Il durera trois semaines et tentera, loin du scandale "Vatileaks", de redonner un nouveau souffle à l'Eglise.
Ce synode de trois semaines est une grande priorité du pape. Il s'agit de trouver les moyens d'annoncer l'Evangile dans les pays anciennement majoritairement chrétiens et de se pencher sur l'évangélisation parfois chaotique et superficielle dans les pays du Sud.
Dans son homélie de dimanche, le pape a évoqué le Concile Vatican II ouvert il y a 50 ans. Il l'a qualifié d'"expression la plus universelle et d'impulsion la plus autorisée" du dynamisme spirituel au vingtième siècle, alors même que les négociations pour un retour dans l'Eglise des intégristes "lefebvristes", qui contestent Vatican II, sont en grande difficulté.
Crise de la foi et du mariage
Pour l'ouverture du synode, Benoît XVI a tenu à placer le mariage et la famille au coeur de la "nouvelle évangélisation, en affirmant qu'"il y a une correspondance évidente entre crise de la foi et crise du mariage".
Le mariage, "union d'amour fidèle et indissoluble", "est en lui-même un Evangile, une Bonne Nouvelle pour le monde d'aujourd'hui". Malheureusement, a regretté le pape, pour diverses raisons, le mariage traverse une crise profonde justement dans les régions d'ancienne évangélisation.
ats/afp/lan