Daniel Vasella quitte son poste de président de Novartis
Le président du conseil d'administration de Novartis Daniel Vasella transmet le témoin, après 17 ans au sommet de l'entreprise. Le Fribourgeois, d'origine grisonne, quitte l'organe en février, à l'heure où de nouveaux défis attendent le groupe pharmaceutique bâlois.
Elu en 1999 président du conseil d'administration, il a revêtu la double casquette, avec la fonction de directeur général prise elle en 1996, de nombreuses années. Jörg Reinhardt sera proposé pour lui succéder lors de l'assemblée générale, qui se tiendra le 22 février, a annoncé mercredi la multinationale rhénane.
Nouvelles fonctions en août
Cet Allemand de 56 ans avait rejoint Sandoz en 1982, avant d'occuper divers postes à responsabilité croissante au sein de Novartis depuis la fusion en 1996. Il est directeur opérationnel du groupe de 2008 à 2010.
Longtemps pressenti pour remplacer Daniel Vasella à la tête de la direction, revenue à l'Américain Joe Jimenez, il s'est tourné ensuite vers le groupe allemand Bayer, où il a dirigé la division santé.
Il avait dû quitter Novartis dans le contexte des transformations de la direction entrées en vigueur au début 2010. Le conseil d'administration avait décidé notamment de simplifier la structure du comité de direction, entraînant la suppression du poste de directeur opérationnel. Jörg Reinhardt prendra ses nouvelles fonctions en août.
Ulrich Lehner ad interim
Dans l'intervalle, l'actuel vice-président Ulrich Lehner dirigera le conseil d'administration ad interim. Cette "passation de témoin", selon les mots de Daniel Vasella, cité dans le communiqué, survient alors que le groupe "est solidement équipé pour traverser les turbulences causées par la volatilité et les incertitudes de l'environnement actuel". Le secteur de la pharmacie subit des pressions sur les tarifs des médicaments et doit compenser les expirations de brevets.
ats/mre/lgr
Renouer avec la croissance
Cette année, elles devraient être comparables à celles de 2012 à taux de change constants, alors que l'âpre concurrence des génériques les amputera de 3,5 milliards de dollars, prévoit l'entreprise.