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Sorties ciné: Sherlock Holmes revu par Guy Ritchie

Robert Downey Jr a reçu un Golden Globe pour son interprétation de Sherlock Holmes.
Robert Downey Jr a reçu un Golden Globe pour son interprétation de Sherlock Holmes.
Dans "Sherlock Holmes" de Guy Ritchie, le héros de Conan Doyle retrouve une nouvelle jeunesse. Jim Sheridan présente quant à lui un drame familial sur fond de guerre en Afghanistan avec "Brothers". Quant à Pipilotti Rist, elle sort son premier long-métrage, "Pepperminta".

Guy Ritchie pouvait
devenir culte. Hélas, trois fois hélas, après deux premiers films
remarqués et remarquables ("Arnaques, crimes et botanique" et
"Snatch"), il s'est enfermé jusqu'à la caricature dans la peinture
du gangstérisme londonien. Une seule exception, "A la dérive",
unanimement considéré comme un navet monumental.



Le revoilà avec un 6e long-métrage, "Sherlock Holmes" , adaptation du célèbre héros de Sir
Arthur Conan Doyle. Guy Ritchie n'abandonne pas l'univers des
hors-la-loi et continue d'être fidèle à Londres. Mais il place pour
la première fois son intrigue dans le passé, en l'occurrence le 19e
siècle.

Un Sherlock Holmes moderne et violent

L'histoire débute par l'arrestation de Lord Blackwood (Mark
Strong) par Sherlock Holmes (Rober Downey Jr) et son compère, le
loyal Dr Watson (Jude Law).



Trois mois plus tard, l'infâme assassin est exécuté sur la place
publique. Mais il promet de revenir d'entre les morts. Peu après,
sa tombe est retrouvée profanée, un corps gisant à la place de
celui de Lord Blackwood. S'ensuit un chassé-croisé qui se terminera
en haut de Tower Bridge en pleine construction.



Le parti-pris de Guy Ritchie - mettre en scène un Sherlock Holmes
violent et résolument moderne - pourra choquer, mais ne laissera
personne indifférent.

Deux frères que tout oppose

Deux frères. Le premier, Sam Cahill
(Tobey Maguire), est un père de famille modèle. Sa femme Grace
(Natalie Portman) lui a donné deux petites filles, Isabelle et
Maggie. Le second, Tommy Cahill (Jake Gyllen haal), est son parfait
opposé.



Au début de "Brothers" , 7e film de Jim
Sheridan, Tommy sort de prison. Sam est envoyé en Afghanistan et
demande alors à son frère de prendre soin de son épouse durant son
absence.



Mais au cours d'une mission, l'hélicoptère de Sam s'écrase, le
laissant présumé mort. Tommy, en quête de rédemption, va alors tout
faire pour se faire aimer de Grace, minée par la perte de son
mari.

Un traumatisme trop lourd

Plusieurs mois passent, le chagrin se dissipe quelque peu, Tommy
gagne la confiance de Grace et les deux se rapprochent. Mais un
jour, Sam, qui avait en réalité été fait prisonnier et torturé par
des militants afghans, est secouru et peut enfin rentrer chez
lui.



Jalousie, secret, non-dit, mal-être: plus rien n'est désormais
comme avant. Tommy, complètement transformé par son expérience
traumatisante, pète les plombs.



"Brothers", remake d'un film danois de Susanne Bier, ne fait pas
l'unanimité des critiques, certains dénonçant un ramassis de
clichés, d'autres y voyant un point de vue étonnamment subtil.

"Pepperminta", la révolution colorée

"Pepperminta" , premier
long-métrage de Pipilotti Rist, a été sélectionné à la Mostra de
Venise l'an dernier. Conte surréaliste et idéaliste, le film
racon
te l'histoire de Pepperminta, une jeune fille rousse un brin
fofolle qui veut redonner des couleurs au monde.



Mais la révolution multicolore n'est pas du goût de tout le monde
et les forces de l'ordre vont bien vite se mettre à traquer les
trois camarades.



Personnages atypiques, couleurs criardes, situations burlesques:
le rêve sur grand écran de l'ancienne directrice artistique
d'Expo.02 va sans aucun doute en déconcerter plus d'un.



Didier Kottelat

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L'agenda cinéma

Les sorties du 3 février:

"Brothers" de Jim Sheridan. Avec Jake Gyllenhaal, Natalie Portman, Tobey Maguire.

"Pepperminta" de Pipilotti Rist. Avec Ewelina Guzik, Sven Pippig, Sabine Timoteo.

"Sherlock Holmes" de Guy Ritchie. Avec Robert Downey Jr, Jude Law, Rachel McAdams.

Les sorties du 10 février:

"L'Autre Dumas" de Safy Nebbou. Avec Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Mélanie Thierry.

"I Love You Phillip Morris" de Glenn Ficarra et John Requa. Avec Jim Carrey, Ewan McGregor.

"Le Refuge" de François Ozon. Avec Isabelle Carré, Louis-Ronan Choisy.

"Percy Jackson, le voleur de foudre" de Chris Columbus. Avec Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Pierce Brosnan.

L'info ciné de la semaine

Pour la première fois depuis des décennies, l'Oscar du meilleur film se dispute entre dix candidats, sans bouleverser cependant la représentation des genres cinématographiques, la comédie ou le documentaire étant une fois encore absents de la liste de nommés.

L'Académie des arts et des sciences du cinéma avait surpris Hollywood en annonçant, l'été dernier, que le nombre de films nommés à la plus prestigieuse récompense passerait de cinq à dix.

"Après plus de six décennies, l'Académie revient en partie à ses origines, lorsque la compétition était plus large pour la principale récompense de l'année", déclarait alors le président de l'Académie, Sid Ganis, faisant référence aux années 30, pendant lesquelles dix films étaient candidats.

Les observateurs d'Hollywood avaient surtout vu dans cette décision une tentative d'enrayer l'érosion de l'audience télévisée des Oscars, qui a touché un niveau plancher en 2008, avant d'amorcer une remontée en 2009.

Le doublement du nombre de candidats avait également laissé penser que l'Académie pourrait désormais faire une place plus importante à des genres habituellement boudés par les votants, tels que la science-fiction, le documentaire ou la comédie.

Mais les nominations dévoilées mardi matin ne bouleversent pas la donne. Aucun documentaire n'a été élu au "top ten" et la comédie reste la grande absente, malgré les pronostics qui voyaient s'imposer "Very Bad Trip", une comédie potache ayant conquis cet été le public et la critique.

Les deux seuls genres à avoir sans doute bénéficié du passage de cinq à dix films sont la science-fiction, avec "Avatar" - qui était néanmoins incontournable - et "District 9", et l'animation avec "Là-Haut".

Le reste de la sélection ("Démineurs", "The Blind Side", "In the Air", "Inglourious Basterds", "Precious", "Une Education", "A Serious Man") reste fidèle aux genres prisés par les membres de l'Académie, le drame et la comédie dramatique.