Modifié le 26 novembre 2014 à 15:44

Le nombre de comas éthyliques recule chez les jeunes

Le nombre d'intoxication à l'alcool a chuté de 19% chez les 10-23 ans.
Le nombre d'intoxication à l'alcool a chuté de 19% chez les 10-23 ans. [ - ]
Une étude de la fondation Addiction Suisse publiée mercredi révèle que les cas de comas éthyliques chez les jeunes sont en diminution constante depuis 2008.

Les cas de comas éthyliques chez les jeunes sont en diminution constante depuis 2008. Le diagnostic de dépendance à l'alcool est également moins fréquemment posé qu'il y a dix ans.

Chaque année, environ 25'000 personnes sont néanmoins encore hospitalisées en Suisse pour une intoxication ou une dépendance alcoolique.

Forte diminution chez les jeunes

Depuis le pic de 2008, le nombre de personnes traitées pour une intoxication à l'alcool a diminué chaque année dans toutes les catégories d'âges, selon une étude réalisée par la fondation Addiction Suisse pour le compte de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Elle analyse les données des hospitalisations de 2003 à 2012.

La diminution la plus forte est constatée dans la catégorie des 10-23 ans, avec un recul de 19% des intoxications. Le nombre d'hospitalisations pour cette tranche reste cependant supérieur d'environ 60% à celui de 2003, "un niveau préoccupant", selon Addiction Suisse.

ats/jgal

Publié le 26 novembre 2014 à 15:42 - Modifié le 26 novembre 2014 à 15:44

Les 45-54 le plus souvent hospitalisés

Chez les jeunes, c'est la tranche des 14-15 ans qui est le plus fréquemment hospitalisée pour intoxication alcoolique. Sur les 11'679 personnes hospitalisées en 2012 pour cette raison, seuls 9% étaient âgées de moins de 24 ans. Les 45-54 ans sont les plus représentés avec 2464 cas.

Par rapport à l'ensemble de la population, les 65-74 ans se classent cependant en tête avec près de 2,5 personnes hospitalisées pour 1000 cas.

En 2012, 17'156 personnes ont été traitées à l'hôpital pour dépendance à l'alcool. La fréquence de ce diagnostic augmente avec l'âge.

Ces hospitalisations ont reculé de 28% par rapport à 2003 sur l'ensemble des tranches d'âge.