Modifié le 18 novembre 2013 à 17:18

La hausse des contaminations par le sida ne se confirme pas en Suisse

Les recherches sur le SIDA progressent.
Les recherches sur le sida progressent. [Fabrice Coffrini - Keystone]
La soudaine hausse du nombre de cas de contamination par le virus du sida diagnostiqués en Suisse en 2012 ne s'est pas confirmée au premier semestre de cette année.

Selon le dernier bulletin de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), 331 cas de contaminations par le virus du sida ont été enregistrés durant les six premiers mois de 2013. Projeté sur l'ensemble de l'année, cela donne 660 nouveaux diagnostics, ce qui marque une stabilisation par rapport aux 645 cas décomptés l'année précédente.

Augmentation chez les hommes homosexuels

Seul le groupe des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes a vu le nombre d'infections légèrement augmenter au premier semestre 2013, après une baisse régulière depuis 2008.

Cette croissance pourrait toutefois être due à une hausse du taux de dépistage. Une vaste action visant à recommander de passer un test au VIH, baptisée "rompez la chaîne", a en effet été lancée depuis plus d'un an auprès de la communauté homosexuelle.

Les hétérosexuels moins touchés

Côté hétérosexuels, le nombre d'infections récentes continue en revanche à baisser, alors que celui des contaminations plus anciennes mais diagnostiquées au premier semestre est resté stable.

ats/mac

Publié le 18 novembre 2013 à 17:17 - Modifié le 18 novembre 2013 à 17:18

Quelque 1670 malades du sida d'ici fin 2013

Selon les projections de l'office fédéral, quelque 1670 cas de cette maladie sexuellement transmissible seront dénombrés en Suisse en d'ici la fin 2013, soit une hausse de près de 10% par rapport à l'année dernière.

Les rapports non protégés toujours en cause

La cause de toutes ces maladies réside pour l'essentiel dans des relations sexuelles non protégées.

Selon les données portant sur les 18-20 ans, mises à disposition par l'OFSP, l'usage du préservatif connaît un taux stable chez les hommes, à quelque 63%, alors qu'il n'est que de 50% chez les femmes.