Modifié le 23 mai 2018

Un projet-pilote pour dédommager les clients CFF lésés par les travaux

Les CFF lancent un projet-pilote de dédommagement des voyageurs touchés par le chantier entre Lausanne et Puidoux-Chexbres.
Clients CFF dédommagés lors des travaux entre Lausanne et Puidoux Le 12h30 / 1 min. / le 23 mai 2018
Les CFF lancent leur projet-pilote de dédommagement vis-à-vis de leur clientèle à l'occasion des travaux prévus cet été sur la voie entre Lausanne et Puidoux (VD). Une première qui pourrait être à l'avenir élargie.

Ce projet de dédommagement est une première et c'est l'ampleur des travaux, du 7 juillet au 26 août, qui a poussé les CFF à proposer cette solution inédite.

L'ex-régie fédérale estime que 13'000 clients seront impactés chaque jour et l'offre de remplacement - bus et navettes ferroviaires - aura un impact sur les temps de parcours, prolongés de six à 39 minutes selon le trajet.

Une offre à l'attention des pendulaires

Avec cette proposition, les CFF ciblent clairement les pendulaires. Les usagers qui effectuent dix journées de voyage au minimum, avec un temps de parcours prolongé d'au moins 20 minutes, pourront ainsi recevoir un montant de 100 francs sous la forme d'un bon CFF.

L'indemnité s'adresse à tous les voyageurs respectant ces critères, qu'ils disposent ou non d'un abonnement général.

Inscription et géolocalisation obligatoires

Pour toucher cette indemnité, les passagers devront s'inscrire sur l'application mobile des CFF. Une fois activé, le module "cockpit de voyage" enregistrera alors leurs déplacements par une géolocalisation.

Avec ce système, la tricherie ne semble pas possible. Mais la question de la protection des données a été abordée mercredi en conférence de presse. Les CFF ont confié la récolte de ces données à une société externe et celles-ci seront anonymisées.

>> Voir les explications dans le 19h30:

Perturbations sur le réseau CFF: projet-pilote de dédommagement des usagers
19h30 - Publié le 23 mai 2018

Vers un élargissement des indemnisations

Ce projet-pilote devrait servir d'exemple pour d'autres chantiers à l'avenir. "Le but est quand même de le déployer au niveau national dans des cas similaires", expliquait dans le 19h30 Alain Barbey, chef du trafic régional en Suisse romande.

La technologie développée pourrait même permettre d’autres formes d’indemnisations ou de remboursements, même si l’entreprise n’a pas encore pris de décision à ce sujet.

La méthode choisie est compliquée, estime pour sa part le conseiller aux Etats vaudois Olivier Français, qui regrette qu'elle ne soit pas conduite avec les autres acteurs des systèmes de transport.

"C'est un constat d'échec sur l'assurance qu'a le client d'être transporté avec une régulation importante, ajoute-t-il dans le 19h30. Là, c'est dire qu'à l'avenir ce sera difficile, donc on vous indemnisera."

Sarah Clément/oang/mh

Publié le 23 mai 2018 - Modifié le 23 mai 2018