Modifié le 10 octobre 2018 à 08:56

De fausses pistes cyclables ont été peintes au centre-ville de Genève

De fausses pistes cyclables ont été peintes la nuit dernière à Genève. Une opération coup de poing pour dénoncer les manques
De fausses pistes cyclables ont été peintes la nuit dernière à Genève. Une opération coup de poing pour dénoncer les manques 12h45 / 2 min. / le 09 octobre 2018
A Genève, de fausses pistes cyclables ont été peintes sur la chaussée dans la nuit de lundi à mardi. Il s'agit d'une opération coup de poing pour dénoncer le manque d’infrastructures pour les cyclistes.

Le symbole bien connu des cycliste a été tagué par un commando nocturne sur plusieurs centaines de mètres et détourné: il est désormais rose et s'assortit d'un point d'interrogation pour questionner le manque d’infrastructures cyclables à Genève.

En ville, 35 kilomètres de routes seraient encore à pourvoir en pistes cyclables, alors que 60% du réseau routier genevois serait déjà équipé. "Pour nous ces chiffres sont trompeurs. La moitié de ce pourcentage, c’est en fait des zones 30 et 20, ce qui pour nous ne peut pas être considéré comme des pistes et bandes séparées de la circulation. En plus de ça, cela ne rend pas compte des coupures, qui sont vraiment problématiques pour les cyclistes, et là où y’a le plus d’accidents", réagit Damien, membre du Collectif 144, dans le 12h45 de la RTS.

Une initiative trop peu appliquée

L'argumentaire des protestataires repose sur l'initiative 144, adoptée en 2011. Celle-ci prévoyait des pistes cyclables continues et sécurisées sur tout le réseau routier. A leurs yeux, cette initiative est encore trop peu appliquée à Genève.

"On est clairement dans le bas du classement. Et quand on sait que c’est l'une des raisons principales pour lesquelles les gens ne font pas de vélo, étant donné l’urgence environnementale, on se demande vraiment ce que l’Etat fabrique", s'interroge encore le membre du Collectif 144.

>> Relire notre enquête sur la circulation à vélo en ville:

"Manque de continuité"

Serge Dal Busco, conseiller d'Etat en charge des infrastructures, reconnaît "qu'il y a effectivement des chaînons manquants, des parcours qui manquent de continuité". Il précise que c'est "une volonté de sa part de rendre identifiables ces parcours, plus efficaces et plus sûrs".

Le conseiller d'Etat genevois Serge Dal Busco.

Il y a des chaînons manquants, des parcours qui manquent de continuité.

Serge Dal Busco, conseiller d'Etat en charge des infrastructures

Le magistrat a d'ailleurs annoncé la création d'une task-force avec la ville de Genève, pour améliorer la continuité du réseau cyclable.

>> Lire aussi: Le canton de Vaud veut un crédit de 17 millions pour mieux rouler à vélo

Flore Amos et Julien von Roten/jvia

Publié le 09 octobre 2018 à 15:57 - Modifié le 10 octobre 2018 à 08:56