Modifié le 16 février 2018 à 18:34

Initiative du MCG pour limiter le nombre de frontaliers à Genève

On estime que près de 20'000 Suisses rentreraient en France tous les soirs sans jamais se déclarer aux autorités.
Il y a environ 100'000 permis de travail pour les frontaliers à Genève, selon le MCG. [Martin Ruetschi - Keystone]
A Genève, le MCG a annoncé vendredi le lancement de son initiative "Frontaliers : stop!". Celle-ci veut obliger les employeurs du bout du lac à chercher d'abord un candidat local compétent avant de recourir à un frontalier.

L'initiative serait dans la ligne de l'article de la Constitution fédérale sur l'immigration de masse. La Confédération ayant choisi la version minimale d'application, les cantons peuvent compléter la législation fédérale sur cette question, relève le Mouvement citoyens genevois (MCG) dans son exposé des motifs.

"Frontaliers : stop!" vise à contrôler l'attribution des permis de travail pour les frontaliers (permis G). Actuellement, ce nombre de permis s'élève à environ 100'000 à Genève, rappelle le MCG. Cet afflux de main-d'oeuvre qui n'habite pas en Suisse entrave l'accès au marché du travail des résidents du canton, estime-t-il.

Postes annoncés à l'ORP

L'initiative veut que les employeurs démontrent qu'ils n'ont pas trouvé de candidat habitant en Suisse et disposant des compétences requises pour un poste vacant, avant toute attribution de permis frontalier pour le repourvoir. Elle réclame aussi que les postes soient annoncés à l'Office régional de placement.

Le MCG a jusqu'au 15 juin pour récolter 5227 signatures valables.

ats/lan

Publié le 16 février 2018 à 18:20 - Modifié le 16 février 2018 à 18:34