Modifié le 18 avril 2019 à 09:16

Excédent de 93,6 millions aux comptes 2018 de la Ville de Genève

Vue aérienne de la ville de Genève et de son jet d'eau.
Excédent de 93,6 millions aux comptes 2018 de la Ville de Genève La Matinale / 1 min. / le 18 avril 2019
Les comptes 2018 de la Ville de Genève présentent un excédent de 93,6 millions de francs, alors que le budget l'estimait à 200'000 francs seulement. Afin d'anticiper les pertes consécutives à la réforme de la fiscalité des entreprises, 82,2 millions seront affectés à la réserve conjoncturelle.

Pour autant que le Conseil municipal valide cette proposition, la réserve conjoncturelle atteindra 104,6 millions, a indiqué mercredi la conseillère administrative Sandrine Salerno.

La Ville de Genève estime à 90 millions les déficits budgétaires cumulés entre 2020 et 2024, suite à l'entrée en vigueur de la réforme de l'imposition des entreprises, en votation aux niveaux fédéral et cantonal le 19 mai.

Selon la grande argentière de la Ville de Genève, la déclinaison cantonale de la réforme des entreprises "est un compromis soutenable", dans la mesure où elle protège le tissu économique, sauvegarde l'emploi et préserve des recettes fiscales importantes pour la commune, comme la taxe professionnelle. Le retour à l'équilibre budgétaire consécutif à la réforme est prévu pour 2025.

Recettes supérieures

Les bons résultats de 2018 sont dus à des recettes fiscales supplémentaires nettes de 82,2 millions. Près de la moitié des revenus de la Ville de Genève provient de l'impôt sur les personnes physiques, qui s'élève à 606,5 millions en 2018, soit 51,4 millions de plus que le montant budgété. Cette hausse provient principalement des régularisations fiscales.

L'impôt sur les personnes morales, pour sa part, rapporte 30,8 millions de plus que les 177,2 millions prévus. Le secteur financier et bancaire a terminé sa mue et, depuis 2017, crée à nouveau de la recette fiscale, a commenté Sandrine Salerno. Parmi les autres revenus, la revalorisation des actions de la BCGE rapporte 29,3 millions de plus et les amendes de stationnement, 21,9 millions.

Investissements importants

Les charges nettes dépassent de 72,7 millions le montant budgété pour 2018. En cause, l'inscription des variations de provisions des pertes sur débiteur de 43,4 millions par exemple, notamment voulue par le passage au modèle comptable harmonisé 2 (MCH2). En outre, un crédit supplémentaire de 3,5 millions pour le Grand Théâtre a été voté. et les nouvelles places de crèche coûtent 2,5 millions de plus.

Entièrement autofinancés, les investissements nets s'élèvent à 152,6 millions de francs, soit 22,6 millions de plus que prévu. La rénovation du Grand Théâtre et des immeubles des Minoteries ainsi que la construction de la Nouvelle Comédie sont les chantiers les plus importants. Quant à la dette, elle a atteint 1,598 milliard au 31 décembre, mais elle a baissé depuis, selon la magistrate.

ats/sjaq

Publié le 17 avril 2019 à 19:27 - Modifié le 18 avril 2019 à 09:16