Modifié le 09 novembre 2018 à 07:42

Google fait son mea culpa après des cas de harcèlement

Le patron de Google Sundar Pichai a envoyé un email à ses employés en se déclarant désolé pour les problèmes de harcèlement sexuels au sein du groupe.
Le patron de Google Sundar Pichai a envoyé un email à ses employés en se déclarant désolé pour les problèmes de harcèlement sexuels au sein du groupe. [Stephen Lam - Reuters]
Accusé d'avoir couvert des cas de harcèlement, Google a promis jeudi transparence et soutien aux victimes, répondant ainsi aux manifestations jeudi dernier de milliers de salariés en colère.

"Il faut reconnaître que nous n'avons pas toujours fait ce qu'il fallait par le passé et nous en sommes sincèrement désolés", a écrit le patron de Google Sundar Pichai dans un email aux salariés.

"Clairement, nous devons effectuer des changements", a-t-il poursuivi, accompagnant son message d'une série de mesures pour "plus de transparence" et de "soutien".

Plus de communication

Google promet notamment de communiquer régulièrement le nombre de cas de harcèlement sexuel avéré dans l'entreprise et les mesures disciplinaires prises. Quant aux salariés faisant remonter de tels agissements, ils seront mieux soutenus et accompagnés, a assuré le géant technologique.

Comme le demandaient ses salariés, Google va aussi mettre fin à la "clause d'arbitrage" obligatoire, qui contraint les employés à recourir à une forme de médiation hors tribunaux plutôt qu'à un procès en cas de harcèlement ou d'agression sexuels. Elle sera désormais "optionnelle".

afp/br

Publié le 09 novembre 2018 à 05:30 - Modifié le 09 novembre 2018 à 07:42