Modifié le 23 mai 2018 à 14:01

Mark Zuckerberg présente ses excuses devant les députés européens

Facebook : Mark Zuckerberg présente ses excuses aux Européens, mais ne convainc pas
Facebook : Mark Zuckerberg présente ses excuses aux Européens, mais ne convainc pas 12h45 / 2 min. / le 23 mai 2018
Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg a présenté mardi ses excuses devant les députés européens, reconnaissant que le réseau social n'avait pas fait tout ce qu'il fallait pour empêcher les abus.

Lors d'une audition au Parlement européen, il s'est déclaré disposé à réaliser d'importants investissements pour protéger les données des utilisateurs de Facebook.

"Nous n'avons pas adopté une vision suffisamment large de notre responsabilité. C'était une erreur et je le déplore", a dit Mark Zuckerberg dans sa déclaration préliminaire.

Pas tous les doutes dissipés

Cette audition a lieu trois jours avant l'entrée en vigueur de nouvelles règles européennes en matière de protection des données. Les entreprises qui ne les respecteront pas seront passibles d'amendes allant jusqu'à 4% de leur chiffre d'affaires mondial.

Entendu en avril par le Congrès américain, Marc Zuckerberg avait présenté ses excuses mais n'avait pas dissipé toutes les interrogations sur la politique de protection des données de son entreprise. Mardi, il a refusé de répondre à des questions spécifiques sur l'utilisation croisée de données de son service de messagerie WhatsApp.

ats/sey

Publié le 22 mai 2018 à 21:14 - Modifié le 23 mai 2018 à 14:01

200 applications suspendues

Facebook fait l'objet d'une attention particulière des deux côtés de l'Atlantique depuis les révélations de la mi-mars sur le détournement des données personnelles de 87 millions d'utilisateurs, dont 2,7 millions vivent dans l'Union européenne.

Depuis ce scandale, Facebook a suspendu 200 applications sur ses plate-formes dans le cadre d'un examen des applications tierces qui ont accès à de grandes quantités de données d'utilisateurs.

Cambrige Analytica et sa société-mère britannique SCL Elections se sont déclarées en faillite et ont mis la clé sous la porte.