Modifié le 28 avril 2016 à 08:19

"L'Amérique d'abord", Donald Trump livre sa vision de la politique étrangère

Donald Trump s'exprimant à Washington sur sa vision de la politique étrangère américaine.
Donald Trump s'exprimant à Washington sur sa vision de la politique étrangère américaine. [Jim Bourg - Reuters]
Donald Trump, grand favori des primaires républicaines aux Etats-Unis, a exposé mercredi son approche de la politique étrangère américaine s'il était élu président, plaçant les intérêts et la sécurité du pays avant tout.

"Ma politique étrangère placera toujours les intérêts des Américains et la sécurité de l'Amérique avant toute autre chose", a lancé Donald Trump lors d'un discours à Washington. "'L'Amérique d'abord' sera le thème majeur de mon administration", a-t-il martelé au lendemain d'une nouvelle victoire dans la course à l'investiture républicaine pour la présidentielle aux Etats-Unis. 

Lire: Triomphe de Donald Trump aux primaires républicaines dans cinq Etats

-  S'en prenant à l'Otan, le milliardaire a assuré que "nos alliés ne paient pas leur part". "Les pays que nous défendons doivent payer pour le coût de leur défense. Sinon, les Etats-Unis doivent être prêts à laisser ces pays se défendre eux-mêmes".

- Sur Israël, Donald Trump s'en est pris à Barack Obama, affirmant qu'il avait abandonné l'Etat hebreu. "Nos amis doivent pouvoir compter sur les accords que nous avons signés avec eux", a-t-il dit, dénonçant le lâchage du président égyptien Hosni Moubarak en 2011.

Renouer le dialogue avec Moscou

- Concernant Cuba, il a semblé particulièrement vexé que le président cubain Raul Castro n'ait pas accueilli en personne le président américain à son arrivée à l'aéroport de La Havane lors de sa récente visite. Donald Trump a aussi promis de renouer le lien avec la Russie.

- Quant à l'islamisme radical, il a promis d'annihiler le groupe Etat islamique (EI). "J'ai un message simple: leurs jours sont comptés", a-t-il dit. "L'EI disparaîtra si je suis élu président, et ils disparaîtront rapidement. Très, très rapidement", a promis l'homme d'affaires.

La prudence comme "signe de force"

- Donald Trump a défini une ligne clairement isolationniste. Dans cette campagne, il a critiqué avec virulence la décision d'envahir l'Irak en 2003, qualifiant l'invasion de catastrophe. "Nos amis et nos ennemis doivent savoir que si je trace une ligne rouge, je respecterai cette ligne rouge", a-t-il promis.

- Le milliardaire a toutefois mis en avant le rôle de la diplomatie. "Nous ne pouvons pas avoir de politique étrangère sans diplomatie, une superpuissance comprend que la prudence et la retenue sont les véritables signes de force", a-t-il dit.

- L'homme d'affaire a enfin longuement insisté sur le coût de la défense, promettant d'une part d'augmenter le budget de la défense, et d'autre part de rationaliser les aides militaires à l'étranger, soulignant que la dette américaine était trop élevée.

gchi avec afp

Publié le 27 avril 2016 à 19:38 - Modifié le 28 avril 2016 à 08:19

Ted Cruz a déjà choisi sa colistière pour contrer Trump

Le candidat à l'investiture présidentielle républicaine Ted Cruz a jeté mercredi son va-tout en nommant Carly Fiorina comme colistière, afin de reprendre l'initiative contre le favori Donald Trump.

Rompant avec la tradition, le sénateur du Texas n'a pas attendu la fin des primaires pour désigner sa candidate à l'investiture pour la vice-présidence.

Le "ticket" ainsi formé inclut deux conservateurs qui critiquent ouvertement l'appareil du parti républicain, chacun tentant de se présenter comme un "outsider" de la politique.

Ancienne PDG de Hewlett Packard, Carly Fiorina est ainsi repêchée de la course des primaires, où elle n'avait obtenu que de piètres résultats.