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Bernard Kouchner: "Il ne faut pas céder à la brutalité de Poutine"

Bernard Kouchner sur l'Ukraine et la Russie [RTS]
Bernard Kouchner sur l'Ukraine et la Russie / L'actu en vidéo / 10 min. / le 14 mars 2014
A l'approche du référendum en Crimée, l'ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner estime qu'"il faut considérer la Russie avec sérieux" dans un entretien à la RTS. Il a aussi qualifié d'"erreur" le vote suisse anti-immigration.

"Il faut considérer la Russie avec sérieux sans céder à la brutalité de Vladimir Poutine", déclare l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, évoquant la situation en Ukraine à l'approche du référendum dimanche sur l'indépendance de la Crimée.

La Russie a la volonté de retrouver un rôle égal à celui des Etats-Unis dans l'échiquier mondial, comme c'était le cas pendant la Guerre froide, estime-t-il dans un entretien à la RTS. La Crimée pourrait, selon lui, être séparée de l'Ukraine et il faut penser à des solutions fédératives et à d'autres liens possibles.

"Les Suisses se trompent souvent"

"Malgré mon amour pour eux, les Suisses se trompent souvent", déclare Bernard Kouchner à propos de la votation du 9 février "Contre l'immigration de masse".  Insistant sur la nécessité de s'adapter à la mondialisation, l'ex-ministre martèle: "Nous ne sommes plus le centre du monde". Et de souligner "la nécessité d'avoir une Europe unie et militaire, pour ne pas avoir à s'en servir".

Bernard Kouchner sur la Suisse et l'UE [RTS]
Bernard Kouchner sur la Suisse et l'UE / L'actu en vidéo / 2 min. / le 14 mars 2014

"Une intervention aurait dû avoir lieu en Syrie"

L'ancien ministre français des Affaires étrangères estime qu'une intervention en Syrie était "possible" et "nécessaire" au début du conflit car des civils étaient touchés. Aujourd'hui, ce n'est plus envisageable, estime-t-il.

Bernard Kouchner au sujet de la Syrie [RTS]
Bernard Kouchner au sujet de la Syrie / L'actu en vidéo / 1 min. / le 14 mars 2014

jgal

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"La France, une République bananière"

Tout juste rentré de Guinée, le cofondateur de Médecins sans frontière se dit "choqué" par les écoutes judiciaires de Nicolas Sarkozy. "Je me suis dit, la République bananière, c'est en France", raconte-t-il.

"Droite et gauche, c'est un tout petit peu dépassé", déplore l'ancien ministre de Sarkozy selon lequel il faudrait "trouver une recette pour qu'ensemble, nous rejoignions le peloton de tête".

Un médecin, avant tout

Revenant sur son parcours, Bernard Kouchner estime que "la rébellion contre les massacres de population" a été son "fil conducteur", mettant en avant son métier de médecin.

"Le Biafra est ce qui m'a le plus marqué", note-t-il, condamnant l'usage de l'arme alimentaire.