Modifié le 13 décembre 2013 à 14:03

La France craint une crise humanitaire en Centrafrique

Avion d'Air France à Bangui
Un avion d'Air France vient d'atterrir à Bangui alors qu'à côté de la piste se trouve un camp de personnes déplacées qui ont fui les combats. [AFP PHOTO / SIA KAMBOU - ]
Le ministre français de la Défense estime que la "spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée" en Centrafrique, entraînant un risque de "crise humanitaire".

Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense est arrivé vendredi matin à Bangui pour s'entretenir avec les autorités de transition en Centrafrique et rencontrer les forces françaises déployées dans le pays.

"La spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée, ajoutant à la crise sécuritaire les prémices d'une crise humanitaire", al affirmé le ministre lors d'un discours devant 200 soldats français.

Plus de 100'000 déplacés

Environ 110'000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa (nord-ouest), où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps.

Qualifiant la Centrafrique de "pays à la dérive",  Jean-Yves Le Drian a prévenu des risques "d'anarchie" soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes".

afp/pym

Publié le 13 décembre 2013 à 10:24 - Modifié le 13 décembre 2013 à 14:03

L'opération française

La France a déployé en quelques jours 1600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays.

Deux soldats français ont été tués lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises pour maintenir la stabilité du pays.

La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais.

Nouveau bilan du HCR

Les violences en Centrafrique sont à l'origine de 600 morts et 159'000 déplacés, selon un nouveau bilan donné vendredi à Genève par le Haut-commissariat aux réfugiés, une agence de l'ONU.