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Au Japon, le modéré Fumio Kishida sera le prochain Premier ministre

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida. [Keystone/AP - Du Xiaoyi]
Au Japon, le modéré Fumio Kishida sera le prochain Premier ministre / Le 12h30 / 1 min. / le 29 septembre 2021
L'ancien ministre des Affaires étrangères, Fumio Kishida, 64 ans, a été élu mercredi à la tête du parti au pouvoir au Japon et deviendra la semaine prochaine Premier ministre du pays.

Fumio Kishida, considéré comme un modéré, a battu lors du duel final pour la présidence du Parti-libéral démocrate (PLD, droite conservatrice) un adversaire disposant pourtant d'une plus grande notoriété: Taro Kono, 58 ans, le "Monsieur vaccination" du gouvernement sortant.

L'actuel Premier ministre, Yoshihide Suga, impopulaire dans l'opinion après un an à la tête du pays, avait décidé de ne pas se présenter à ce scrutin du PLD, qui domine la vie politique japonaise depuis 1955.

>> Lire : Le Premier ministre japonnais Yoshihide Suga ne brigue pas de nouveau mandat

Fumio Kishida, qui sera désigné Premier ministre à l'issue d'un vote le 4 octobre au Parlement, où le PLD est présent en force, devra désormais mener son parti aux élections législatives, qui doivent avoir lieu d'ici novembre. Il part cependant favori.

Ancien patron de la diplomatie

Fumio Kishida, chef de la diplomatie japonaise de 2012 à 2017 et héritier d'une famille d'hommes politiques, avait échoué en 2020 face à Yoshihide Suga.

Le futur Premier ministre devra faire face à une pléthore de défis, de la conduite d'une reprise économique post-pandémique aux menaces que représentent la Corée du Nord et la Chine.

Fervent militant du désarmement nucléaire dans le monde, il a notamment contribué à la visite de Barack Obama à Hiroshima en 2016, la première d'un président américain en exercice dans cette ville détruite par la bombe atomique en 1945.

Promesse de relance

Cela ne l'empêche pas d'être favorable à la relance du nucléaire civil au Japon, dont l'usage est très limité depuis la catastrophe de Fukushima en 2011. En plus du redémarrage de réacteurs anciens, il plaide pour l'introduction de petits réacteurs modulaires.

Sur le plan économique, cet ancien banquier a promis un nouveau plan de relance budgétaire pour accélérer la reprise après le choc de la pandémie et a affiché sa volonté de réduire les inégalités sociales.

"Les gens veulent une politique de générosité", a estimé M. Kishida. Mettant en avant ses qualités d'écoute et invitant les Japonais à lui faire part de leurs demandes et de leurs idées, il a cherché à tirer parti du mécontentement de l'opinion publique à l'égard de la gestion de la crise sanitaire qui a fait chuter la cote de popularité du gouvernement Suga.

Mais il a ménagé la chèvre et le chou en se disant également soucieux de veiller à l'assainissement des finances publiques, alors que la dette du Japon a culminé à 256% du PIB national en 2020 selon le Fonds monétaire international (FMI).

ami avec agences

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