Modifié le 28 décembre 2019 à 20:49

Moscou déploie son "arme absolue", le missile hypersonique Avangard

La Russie a dévoilé son nouveau missile hypersonique, qui relance la course aux armements.
La Russie a dévoilé son nouveau missile hypersonique, qui relance la course aux armements. 19h30 / 2 min. / le 28 décembre 2019
La Russie a annoncé vendredi la mise en service de ses premiers missiles hypersoniques Avangard. Il s'agit de l'une des nouvelles armes développées par Moscou et vantées par le président Vladimir Poutine comme "pratiquement invincibles".

Ce système fait partie d'une nouvelle génération de missiles capables, selon Moscou, d'atteindre une cible quasiment partout dans le monde et de surpasser n'importe quel bouclier antimissile existant, tel que le système déployé par les Etats-Unis en Europe.

Le ministre de la Défense Sergueï Choïgou a "félicité" les militaires russes, jugeant que le déploiement des missiles était "un évènement fantastique pour le pays et pour les forces armées".

L'Avangard file selon Moscou à une vitesse de Mach 20. Il est capable d'atteindre Mach 27, soit 27 fois la vitesse du son et plus de 33'000 kilomètres par heure. Il est capable de changer de cap et d'altitude, le rendant "pratiquement invincible", selon le président russe.

Traité suspendu

Une autre arme vantée comme "invincible" par Vladimir Poutine, le missile lourd balistique intercontinental de cinquième génération Sarmat, doit être livrée aux forces armées russes en 2020. Le Sarmat n'aurait "pratiquement pas de limites en matière de portée" et serait "capable de viser des cibles en traversant le pôle Nord comme le pôle Sud".

L'annonce de l'arrivée des Avangard dans l'armée russe intervient alors que Moscou et Washington ont suspendu cette année leur participation au traité bilatéral de désarmement INF, datant de la Guerre froide.

>> Lire: Washington met un terme au traité de désarmement INF avec Moscou

La question de l'avenir du traité START de réduction des arsenaux nucléaires, qui arrive à échéance en 2021, est également en question.

>> L'analyse d'Alexandre Vautravers, rédacteur en chef de la Revue militaire suisse:

"Aujourd'hui on assiste à une banalisation de la force dans les relations internationales."

Alexandre Vautravers : "Aujourd'hui on assiste à une banalisation de la force dans les relations internationales."
19h30 - Publié le 28 décembre 2019

ats/afp/lan

Publié le 27 décembre 2019 à 15:30 - Modifié le 28 décembre 2019 à 20:49