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Edna Epelbaum: "Aujourd'hui, il faut réfléchir à subventionner toute la chaîne du film"

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check : edna epelbaum, directrice des salles cinevital et cinepel (ne) / basik / 4 min. / lundi à 20:13
Après la crise sanitaire et la fermeture des cinémas, les grosses productions hollywoodiennes font revenir le public dans les salles. Le film de Disney "Avatar 2: la voie de l'eau" a dépassé ce week-end les 800'0000 entrées en Suisse. Mais cela ne suffira pas à sauver les cinémas.

"C'est très important d'avoir des films qui sont une locomotive comme 'Avatar' ou 'Top Gun'", reconnaît la présidente de l'Association cinématographique suisse Edna Epelbaum, lundi dans l'émission de la RTS basik.

Mais pour la directrice des salles bernoise et neuchâteloise Cinévital et Cinepel, cela ne fait pas tout. "Cela ne suffit pas à long terme, poursuit l'exploitante. Pour moi, c'est la diversité qui compte. Il faut aussi des films comme 'La ligne' d'Ursula Meier."

Nouveau modèle de financement

Les 58e Journées de Soleure ont remis le week-end dernier les prix "Swissperform". Ils saluent la prestation d'une actrice ou d'un acteur dans une production télévisuelle suisse. En marge de cet événement, point d'orgue du cinéma suisse, Edna Epelbaum propose de réfléchir à un nouveau modèle de financement pour les exploitants de salles de cinéma.

"Aujourd'hui, il faut réfléchir à subventionner toute la chaîne du film. Pas seulement les productions - certes, c'est important - mais de réfléchir plus loin. Le cinéma est le lieu où ces films suisses sont présentés à un public, et c'est exactement ces rencontres qui sont importantes pour l'avenir du cinéma suisse."

Dans ces salles de cinéma, entre Neuchâtel, Berne et Delémont, les chiffres sont toujours en dessous de la période pré-Covid. "On est toujours entre moins 25% et moins 30%" de fréquentation", annonce Edna Epelbaum.

Propos recueillis par Loïs Siggen Lopez

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L'industrie suisse essaie de se détacher de la Chine

La Chine est le troisième partenaire commercial de la Suisse. Le pays reste un incontournable pour une grande partie de l'industrie.

Mais la politique zéro Covid du pays, les retards de livraisons et les surcoûts ont entraîné, pour la première fois, une baisse de confiance des entreprises suisses envers Pékin.

Certaines essaient de réduire leur dépendance à la Chine. Plus difficile à dire qu'à faire.

>> Le reportage de basik:

basik - Demain j’arrête la Chine. [RTS]
Demain j’arrête la Chine / basik / 26 min. / lundi à 20:13