Modifié le 06 septembre 2012

Solar Impulse volera en Amérique ou en Asie en 2013

Solar Impulse est le premier avion solaire à avoir effectué un vol intercontinental.
Solar Impulse est le premier avion solaire à avoir effectué un vol intercontinental. [ - ]
Avant le tour du monde prévu dans un nouvel appareil en 2015, Solar Impulse, l'avion solaire de Bertrand Piccard et André Broschberg, réalisera encore un vol sur un autre continent en 2013.

Solar Impulse se lance un nouveau défi international. Avant le tour du monde prévu en 2015, l'équipe de Bertrand Piccard et André Borschberg réalisera une grande opération avec l'avion actuel en 2013 soit aux Etats-Unis, soit en Asie.

 

Le HB-SIA "sera démonté et transporté là-bas", a déclaré André Borschberg, dans une interview publiée jeudi dans "24 heures". "Les partenariats sont en voie de finalisation", selon le PDG de Solar Impulse.

Les finances du projet

Son coéquipier Bertrand Piccard a fait le point sur les finances du projet. "En 2008, nous n'avions signé aucun partenariat. En 2012, cela va mieux, nous allons bientôt annoncer un gros partenariat avec une firme suisse", explique-t-il.

Le coût de l'opération "Solar Impulse" devrait "atteindre les 130 millions de francs, dont 80% sont des salaires. Nous cherchons encore une trentaine de millions", a relevé l'aviateur vaudois. Quant aux salaires, "je ne touche pas un franc via ce projet et j'ai pratiquement fermé mon cabinet médical. Je ne vis que des conférences que je donne ou de mes livres", a-t-il expliqué.

André Borschberg est en revanche "rémunéré en qualité de directeur de projet".

ats/jgal


Publié le 06 septembre 2012 - Modifié le 06 septembre 2012

Le manque de soutien officiel déploré

Bertrand Piccard est revenu sur le million de francs que pourrait réclamer la Confédération à Solar Impulse pour des arriérés de loyer.

"Les quatre ans passés gratuitement à Dübendorf ont été payés en contre-prestations dans les missions et ambassades", estime-t-il. "Tout faisait l'objet de notes internes du Conseil fédéral. Ça a très bien fonctionné jusqu'au moment où la commission du contrôle des finances a demandé à ce que cela soit plus précis. Nous allons donc formaliser un vrai accord".

Quant au manque de soutien officiel au projet, "c'est une attitude très suisse. On préfère ne pas faire de pas, plutôt que de faire un faux pas", note André Borschberg.

"Pas mal de gens aimeraient que nous allions chez eux. Aux Etats-Unis, en France, on nous fait des propositions alléchantes. "Nous sommes en Suisse, nous voulons rester en Suisse", souligne Bertrand Piccard.