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Zoé Claessens a une revanche à prendre à Paris

Zoe Claessens sera la grande favorite à Paris. [Floriane Galau]
Zoé Claessens sera la grande favorite à Paris. - [Floriane Galau]
Vice-championne du monde et championne d'Europe de BMX, Zoé Claessens sera l'une des favorites au titre olympique dans quelques semaines à Paris. La Vaudoise, qui vient de fêter ses 23 ans, aura à coeur d'effacer la déception de Tokyo, où elle avait chuté en demi-finales.

Au sommet de la piste de BMX à Aigle, la Vaudoise répète ses gammes sous l'oeil attentif de son coach Liam Philips et de ses camarades. Malgré le vent qui redouble d'intensité, Zoé enchaîne les tours depuis 07h45. "J'ai un programme d'entraînement très précis que je suis à la lettre. Je commence par 30 minutes d'échauffement et ensuite on travaille les départs, la vitesse et la technique de saut. Tout, en fait", rigole la jeune femme de 23 ans.

L'or est un rêve mais j'essaie de ne pas trop y penser

Zoé Claessens

A Paris, Zoé Claessens disputera ses deuxièmes Jeux olympiques après ceux de Tokyo en 2021 où elle n'avait pas réussi à se hisser en finale. Cette année, la native de Villars-sous-Yens endossera une nouvelle fois le costume de favorite. Pas de quoi toutefois lui mettre la pression. "Je préfère me concentrer sur ma performance que sur le résultat, glisse celle qui a remporté cette saison l'or européen et l'argent mondial. Bien sûr, comme tous les athlètes, l'or est un rêve mais j'essaie de ne pas trop y penser. C'est une compétition que j'essaie d'aborder dans la même optique qu'une autre course. Je vais prendre l'expérience de Tokyo pour essayer de faire mieux".

A Paris, Claessens retrouvera une piste qu'elle connaît et apprécie. "J'ai eu un camp d'entraînement de trois jours et je me suis classée 2e lors du test event. Le parcours est très technique, je pense que c'est un avantage pour moi car il y a de grands sauts. Mais il suffit d'une petite erreur et c'est fini".

Liam, il m'a tout appris

Zoé Claessens

Pour se préparer au mieux, la championne peut compter sur son entraîneur, Liam Philips. Bientôt quatre ans maintenant que le Britannique a pris la Vaudoise sous son aile. "Il m'a tout appris, concède Zoé. Il m'a appris comment m'entraîner et à être plus professionnelle. Et même pour la nutrition et la musculation. Il est super. Je pense que je pourrais presque être capable de faire mon plan d'entraînement toute seule".

L'ancien champion du monde, fort de son expérience au plus haut niveau, est également un précieux allié dans sa préparation mentale. "II a participé à trois éditions des Jeux olympiques et il a été champion du monde. Je sais que si j'ai un problème ou que je rencontre des difficultés, je peux lui en parler et il me comprend car il est passé par là. Il m'aide beaucoup mentalement". Gageons que ce duo devrait faire des étincelles dans la ville Lumière.

>> BMX: la Vaudoise Zoé Claessens rêve d'or aux JO de Paris :

Zoe Claessens sera présente à Paris pour les JO. [Floriane Galaud]
BMX: la Vaudoise Zoé Claessens rêve d'or aux JO de Paris / RTS Sport / 4 min. / mardi à 12:21

Aigle, Floriane Galaud

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Le 65, clin d'oeil à son coach

Depuis l'année passée, Zoé Claessens possède un numéro de matricule sur son vélo. Elle a choisi le 65. Un choix du coeur, tout sauf anodin. "C'était le numéro de mon entraîneur et je trouvais cool de l'avoir aussi. Il était très content que je choisisse le 65. Je suis tellement fière de porter son numéro parce qu'il m'a tellement appris.... j'essaie de ramener le 65 sur les podiums et je trouve que c'est vraiment une motivation supplémentaire".

Retour à Aigle

En mars 2023, Zoé Claessens a décidé de s'installer en France. Mais moins d'une année plus tard, la championne a décidé de revenir vivre en Suisse. "Au début c'était bien mais après, je me suis rendue compte que ma famille et mes amis me manquaient beaucoup. Je ne vivais pas seule mais on était tous un peu éloignés. L'entraînement se passait bien mais à côté de ça, je me sentais seule. J'ai besoin d'avoir des gens à mes côtés pour discuter. Après les Mondiaux, j'ai remarqué que cela n'allait pas et j'ai décidé de rentrer. Le Centre mondial du cyclisme m'a proposé de venir donc c'était idéal. Je ne dis pas qu'en France ce n'était pas bien. C'était une super expérience qui m'a beaucoup apporté mais je suis contente d'être rentrée en Suisse.