Grand Format

Revisiter le passé à la lumière du présent avec Paléofutur

Introduction

Le crowdfunding, Uber, les réseaux sociaux… Des nouveautés de ce début de 21e siècle? Pas du tout. L'histoire ne fait que se répéter. Sous forme de dessins animés de 3 minutes, Paléofutur revisite le passé à la lumière du présent pour mieux comprendre l’évolution de nos vies numériques.

Paléofutur 01

Présentation

Les nouveaux médias, un épisode de Paléofutur.
Les nouveaux médias, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]

Nouvelles donnes économiques, culturelles, sociétales, politiques, techniques... Les disruptions actuelles ne sont pas les premières auxquelles les humains doivent faire face.

En dix épisodes, Paléofutur vous montre que Paris a été la capitale mondiale des nouvelles technologies bien avant la Silicon Valley, que la guerre des taxis ne date pas d’aujourd’hui ou encore que la surveillance étatique est vieille comme le monde.

Cette série est basée sur une émission de radio éponyme, créée par Antoine Droux et Laurent Haug, diffusée sur les ondes de la Radio Télévision Suisse.

Paléofutur 02

Quand Paris était la Silicon Valley

Quand Paris était la Silicon Valley, un épisode de Paléofutur.

L'innovation et l'optimisme n'ont pas toujours été l'apanage de la Silicon Valley californienne. Entre 1850 et 1914, Paris a été la capitale mondiale des nouvelles technologies, du business, mais aussi des arts, de la culture et de la foi en l'avenir.

Entre 1850 et 1914, c'est Paris qui a tenu le rôle de phare inventif, économique, mais aussi artistique, culturel, poussée par un gigantesque souffle d’optimisme.

A la Belle Epoque, inventeurs et entrepreneurs viennent à Paris pour profiter d'un écosystème d'innovation fait de centres de recherche, de talents venus du monde entier et d'investisseurs aux poches profondes.

Tous planchent sur les technologies du moment, avec peut-être encore plus d'ambitions qu'aujourd'hui à Palo Alto ou à San Francisco.

>> Cliquez sur La Joconde pour voir "Quand Paris était la Silicon Valley":

Paleofutur_01 - Quand Paris était la Silicon Valley
Découverte - Publié le 28 décembre 2018

>> L'épisode radio est à retrouver ici:

La couverture de la BD "Le vingtième siècle: La vie électrique" d'Albert Robida.
La Librairie Illustrée/Flickr
Six heures - Neuf heures, le samedi - Publié le 15 juillet 2017

 

>> Et une déclinaison texte est à lire ici:

Quand Paris était la Silicon Valley, un épisode de Paléofutur.
Quand Paris était la Silicon Valley, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]

Paléofutur 03

Les réseaux sociaux de la Rome Antique

Les réseaux sociaux de la Rome antique, un épisode de Paléofutur.

Bien avant la maîtrise d'internet par Barack Obama, de la TV par John Fitzgerald Kennedy, des cassettes audio par l'ayatollah Khomeini, les Romains exploitaient les réseaux sociaux de l'Antiquité, travaillant déjà leur statut d'influenceur.

C'est inédit en communication politique: le monde prête bientôt davantage attention à ce que tweete le président des Etats-Unis, plutôt qu'à ce que dit son porte-parole en salle de presse.

Pourtant, si l'on se plonge dans le passé, on voit qu'il arrive régulièrement qu'un nouvel arrivant bouscule l'ordre établi en s'appuyant sur un nouveau média.

L'histoire est pleine de politiciens qui comprennent avant les autres le potentiel d'un nouveau média. 

>> Cliquez sur le temple pour voir "Les réseaux sociaux de la Rome Antique":

Paleofutur_02 - Les réseaux sociaux de la Rome Antique
Découverte - Publié le 28 décembre 2018

>> L'épisode radio est à retrouver ici:

Les Romains exploitaient les réseaux sociaux de lʹantiquité.
Balint Radu - Fotolia
Six heures - Neuf heures, le samedi - Publié le 22 juillet 2017
 

>> Et une déclinaison texte est à lire ici:

Les réseaux sociaux de la Rome antique, un épisode de Paléofutur.
Les réseaux sociaux de la Rome antique, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]
 

Paléofutur 04

La guerre des taxis

La guerre des taxis, un épisode de Paléofutur.

Plusieurs guerres des taxis ont déjà eu lieu dans le passé, bien avant l'arrivée d'Uber sur le marché de la mobilité.

A Londres, au 17e siècle, les voitures à traction animale se développent. On ne les appelle encore taxis mais "voitures de louage".

Cette nouvelle concurrence est rapidement considérée comme déloyale par les bateliers qui détiennent un monopole royal sur le transport des passagers entre la City et Westminster.

Face aux protestations des nobles qui dirigent les réseaux de transport fluvial, le roi Charles Ier introduit de nouvelles règles pour contrôler, voire empêcher ces innovateurs de travailler.

Il interdit aux voitures de louage d'effectuer des courses de moins de trois miles. Or, la distance entre la City et Westminster est de... 2,3 miles!

De quoi rappeler la fameuse règle des 15 minutes que les autorités parisiennes ont essayé d'imposer à Uber, avant que cette mesure ne soit recalée et finalement jamais appliquée.

>> Cliquez sur la barrière pour voir "La guerre des taxis":

Paleofutur_03 - La guerre des taxis
Découverte - Publié le 28 décembre 2018
 

>> L'épisode radio est à retrouver ici:

Londres au temps des calèches.
Neurdein / Roger-Viollet
Six heures - Neuf heures, le samedi - Publié le 08 juillet 2017
 

>> Et une déclinaison texte est à lire ici:

La guerre des taxis, un épisode de Paléofutur.
La guerre des taxis, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]
 

Paléofutur 05

La surveillance étatique est vieille comme le monde

La surveillance étatique est vieille comme le monde, un épisode de Paléofutur.

La surveillance des citoyens par les Etats ne date pas des révélations d'Edward Snowden en 2013. Le général chinois Sun Tzu soulignait déjà l'importance des espions au 6ème siècle avant Jésus Christ.

Les technologies actuelles permettent un niveau de surveillance étatique sans précédent. On peut aujourd'hui récolter des volumes de données incroyables, qu'il s'agisse d’appels téléphoniques, de conversations SMS, d'historiques de navigation ou encore d'e-mails.

Mais si l'on s'en tient à l'intention, il n'y a rien de nouveau. La surveillance d'Etat est même souvent assumée dans l’histoire.

Au 6ème siècle avant Jésus Christ, le général chinois Sun Tzu consacre le dernier chapitre de l'Art de la guerre à l'importance d'engager de bons espions. Dans l'Antiquité, Cicéron se plaint dans ses lettres "d'avoir des espions à ses côtés" et craint même l'interception de ses missives. 

>> Cliquez sur le temple central pour voir "La surveillance étatique est vieille comme le monde":

Paleofutur_04 - La surveillance étatique est vieille comme le monde
Découverte - Publié le 28 décembre 2018

>> L'épisode radio est à retrouver ici:

"Control room"
viappy - Fotolia
Six heures - Neuf heures, le samedi - Publié le 29 juillet 2017
 

>> Et une déclinaison texte est à lire ici:

La surveillance étatique est vieille comme le monde, un épisode de Paléofutur.
La surveillance étatique est vieille comme le monde, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]
 

Paléofutur 06

Les nouveaux médias

Les nouveaux médias, un épisode de Paléofutur.

A chaque fois qu'un nouveau média s'impose, c'est la même histoire: il subit de nombreuses critiques et est diabolisé... avant de finalement s'imposer. C'est vrai pour l'imprimerie, la radio, la télévision, pour le web et pour les réseaux sociaux aujourd'hui.

Parmi les reproches souvent faits aux technologies numériques, il y a celui de l'avalanche d'informations. Depuis l'arrivée du web, nous croulons sous une masse de savoirs qui ne nous donne plus le temps de nous informer correctement.

Mais nous ne sommes pas les premiers à nous plaindre de ce "bruit" qui, au final, nous prive de "signal". L'infobésité fait son apparition lors de la dernière grande révolution du monde des médias: l'invention de l'imprimerie par Gutenberg au 15e siècle.

Les intellectuels de l'époque se plaignent alors du flot de mauvais livres et pamphlets qui fait baisser le niveau général, qui dilue les œuvres de qualité dans un tas de contributions sans intérêt.

>> Cliquez sur la manche pour voir "Les nouveaux médias":

Paleofutur_05 - Les nouveaux médias
Découverte - Publié le 28 décembre 2018
 

>> L'épisode radio est à retrouver ici:

Aux quatre coins de la révolution médiatique.
Scanrail - Fotolia
Six heures - Neuf heures, le samedi - Publié le 05 août 2017
 

>> Et une déclinaison texte est à lire ici:

Les nouveaux médias, un épisode de Paléofutur.
Les nouveaux médias, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]
 

Paléofutur 07

Quand un métier en chasse un autre

Quand un métier en chasse un autre, un épisode de Paléofutur.

Une des inquiétudes qu'éveille aujourd'hui les algorithmes, l'intelligence artificielle, les machines et autres robots, c'est la disparition du travail. Une crainte qui existe depuis l’apparition de l'idée de l'automatisation, mais qui ne s'est pas encore réalisée.

A l'apparition de l'automatisation des tâches, nos ancêtres imaginent des machines qui font le travail à leur place, mais ils s'en réjouissent plus qu'ils ne le redoutent.

Dans les années 1960, les futurologues les plus optimistes misent sur un monde de vacances perpétuelles, ou presque.

Jean-Jacques Servan Schreiber table en 1967 sur 146 jours de travail annuels à l'aube du 20ème siècle. On en est loin, même si le temps de travail a baissé en Suisse depuis les années 50.

Aujourd'hui, des chercheurs de l'Université d'Oxford annoncent que 47% des emplois pourraient disparaître dans les prochaines décennies. Gartner prédit même 33% de jobs remplacés par des robots d'ici 2025!

Et une constante se dégage entre les inquiétudes de chômage de masse actuelles et la réjouissante perspective de nos prédécesseurs: avec les machines, il n'y aura plus rien à faire.

>> Cliquez sur la flèche au centre de l'image pour voir "Quand un métier en chasse un autre":

Paleofutur_06 - Quand un métier en chasse un autre
Découverte - Publié le 28 décembre 2018

>> L'épisode radio est à retrouver ici:

La technologie révolutionne (une fois de plus) le monde du travail?
kimsongsak - Fotolia
Six heures - Neuf heures, le samedi - Publié le 19 août 2017
 

>> Et une déclinaison texte est à lire ici:

Quand un métier en chasse un autre, un épisode de Paléofutur.
Quand un métier en chasse un autre, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]
 

Paléofutur 08

Des barbares policés

Les barbares policés, un épisode de Paléofutur.

En dehors de leur activité, les entreprises de la Silicon Valley sont célèbres pour leur culture d'entreprise avec tables de ping-pong, bar à céréales et la panoplie jeans - T-shirt, plutôt que costume-cravate. Mais les hippies d'hier sont devenus la nouvelle élite adepte du contrôle.

La Silicon Valley est issue de la contre-culture des années 1960. Elle se revendique d'un état d'esprit unique, le fameux "Think Different", popularisé par Apple, une marque devenue aujourd'hui un rouleau compresseur numérique et globalisé.

Autre exemple, Google et sa "règle des 20%", un système qui permet aux employés de consacrer 20% de leur temps de travail à des projets personnels.

Mais la société de Moutain View n'a en fait rien inventé, puisque les ingénieurs de 3M, qui commercialise les fameux post-its, donne 15% de temps libre à ses ingénieurs depuis 1948.

>> Cliquez sur la flèche au centre de l'image pour voir "Des barbares policés":

Paleofutur_07 - Des barbares policés
Découverte - Publié le 28 décembre 2018
 

>> L'épisode radio est à retrouver ici:

Steve Wozniak et Steve Jobs, deux hippies qui deviendront milliardaires.
Apple/DPA - AFP
Six heures - Neuf heures, le samedi - Publié le 26 août 2017
 

>> Et une déclinaison texte est à lire ici:

Les barbares policés, un épisode de Paléofutur.
Les barbares policés, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]
 

Paléofutur 09

À votre bon coeur

Le crowdfunding, un épisode de Paléofutur.
Le crowdfunding, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]

Faire appel à une communauté pour financer un projet, c'est une des spécificités de l'économie actuelle. Ça s'appelle le financement participatif. Aujourd'hui, on sait faire preuve de solidarité en se mobilisant pour les petites et les grandes causes, du gadget improbable sur Kickstarter à l'artiste fauché sur WeMakeIt. Mais financer un projet par la collectivité n'a rien de nouveau. Le plus célèbre projet financement participatif du XIXe siècle, c'est la statue de la Liberté, offerte par la France aux Etats-Unis.

Les Français s'étaient engagés à payer la statue et les Américains le socle. Côté français, le Comité de l'union franco-américaine lance une campagne de crowdfunding. Il récolte de l'argent public auprès des autorités, mais aussi plus de 100'000 dons. Différentes stratégies sont utilisées pour mobiliser la foule: spectacles, loteries, vente de coupe-papiers à l'effigie de la statue, de répliques en taille réduite. Ce principe de récompense graduelle, calée sur le niveau de contribution, sera introduit par le site Indiegogo en 2008.

>> Cliquez sur la flèche au centre de l'image pour voir "À votre bon coeur":

Paléofutur - À votre bon coeur
Découverte - Publié le 08 février 2019
 

>> L'épisode radio est à retrouver ici:

Crowdfunding, le nouveau visage du financement.
Olivier le Moal - Fotolia
Six heures - Neuf heures, le samedi - Publié le 12 août 2017
 

>> Et une déclinaison texte est à lire ici:

Le crowdfunding, un épisode de Paléofutur.
Le crowdfunding, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]
 

Paléofutur 10

Steve Jobs avant l'heure

Steve Jobs avant l’heure, un épisode de Paléofutur.

Bien avant Steve Jobs et plus récemment Elon Musk, un autre entrepreneur marie technologie, commerce et marketing, les trois composantes qui ont fait le succès de ces légendaires innovateurs. Mais lui est français, fils de bijoutier, et polytechnicien. Il s’appelle André Citroën. Il est le premier Européen à rêver de mettre chacun de ses concitoyens derrière un volant. Ses méthodes sont révolutionnaires.

Au début du 20è siècle, il organise des lignes de production à la chaîne, un procédé encore très peu utilisé en Europe et popularisé par Frederick Taylor et Henry Ford. Il finance la construction de ses usines en demandant à ses futurs clients de pré-payer partiellement leur voiture, comme le fera Elon Musk en 2016 pour lancer sa voiture révolutionnaire, la Tesla modèle 3.

>> Cliquez sur la flèche au centre de l'image pour voir "Steve Jobs avant l'heure":

Paleofutur_09 - Steve Jobs avant l’heure
Découverte - Publié le 28 décembre 2018

André Citroën serre les marges au maximum, et développe son propre réseau commercial qui devient un outil stratégique dans la distribution des produits. Et tout comme Musk aujourd’hui, il déploie un réseau de recharge pour que ses clients ne tombent pas en panne.

Pour Tesla, ce sont les super chargeurs électriques, pour Citroën ce sont des bidons d’essence de 5 litres mis à disposition dans les épiceries de campagne, jusqu’à ce que la Compagnie Française des Pétroles TOTAL mette en place un véritable réseau d’approvisionnement en 1924.

Et Citroën veut être plus qu’une marque, presque une religion! Le patron crée un rapport quasi mystique entre ses clients et ses produits. Il se met en scène en faisant écrire son nom en fumée dans le ciel de Paris par un avion, ou en 1925 sur la tour Eiffel à l’aide de 250'000 ampoules. Il fait publier de 1928 à 1930 "Le Citroën", une page imprimée en quatrième de couverture d’une centaine de quotidiens français tirés à 15 millions d’exemplaires.

Steve Jobs avant l’heure, un épisode de Paléofutur.
Steve Jobs avant l’heure, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]

Si aujourd’hui les grandes entreprises sont obsédées par la cohérence de leur marque, qui doit rester reconnaissable d’un écran de smartphone à un logo sur un emballage, Citroën a dès les années 30 réussi à déployer une identité visuelle que l’on reconnaît entre mille. Le double chevron emblématique trône partout: sur les poignées de porte, les pièces détachées, les uniformes des employés, et bien sûr sur l’automobile elle-même.

Ne reculant devant rien, André Citroën lance des produits dérivés tels que livres pour grands et petits, jouets, expositions, conférences, films et pavillons d’exposition.

Ingénieur, artiste, génie de la communication, André Citroën voit juste, et comme ses successeurs, il sera récompensé de son audace quand sa petite startup passera de l’ombre au deuxième rang mondial du secteur en 1932. Une belle réussite, construite avec les mêmes ingrédients utilisés par certains entrepreneurs américains du 21ème siècle. Comme quoi, si les temps changent, côté business, les clés de la réussite restent les mêmes. 

Paléofutur 11

Techno et effet domino

Techno et effet domino, un épisode de Paléofutur.

En à peine 30 ans, Internet a profondément changé notre société, cela va de la façon dont on se rencontre, on fait ses courses ou même la guerre.

Mais ça n’est pas la première fois qu’une technologie chamboule le cours de l’histoire. Retour sur une autre révolution qui a bouleversé nos vies et nos villes: l’automobile. 

>> Cliquez sur la flèche au centre de l'image pour voir "Techno et effet domino":

Paleofutur_10 - Techno et effet domino
Découverte - Publié le 28 décembre 2018
 

En France, les premiers véhicules de série sortent des ateliers Panhard & Levassor en 1891. Pendant ce temps, un certain Armand Peugeot rajoute les véhicules à moteur au catalogue de l’entreprise familiale, qui ne fabriquait jusque-là que des vélos.

Moins de 20 ans plus tard, en 1903, la France produit 3’000 voitures, soit plus de 45% de la production mondiale, grâce à des entrepreneurs comme Louis Renault, André Citröen, ou "Jules Philippe Félix Albert de Dion Wandonne de Malfiance", dit Jules-Albert de Dion. C’est l’ère des fous du volant, ces pionniers qui vont changer la face du monde.

Techno et effet domino, un épisode de Paléofutur.
Techno et effet domino, un épisode de Paléofutur. [© CartoonBase - RTS Découverte]

Et au fur et à mesure de l’avènement des transports motorisés, des milliers de charretiers, des éleveurs de chevaux, des maréchaux-ferrants et des bateliers se retrouvent sans emploi. Mais de nouveaux métiers apparaissent: garagistes, pompistes, agents de carrefour, vendeurs de voiture.

Cependant, dès 1932, on s’inquiète de l’accélération des déplacements, comme un certain M. Hubié qui regrette que les nouvelles routes ne se prêtent ni "à la promenade [ni] à la contemplation". Le clergé, lui, s’inquiète de la possibilité de faire des pèlerinages sans se fatiguer, tout en appréciant le fait que l’autocar transporte les pèlerins de façon plus sûre, en leur laissant moins de temps pour les tentations profanes offertes par l’errance.

Tout comme internet, l’automobile ne laisse pas l’armée indifférente. La Première Guerre mondiale sera considérée comme la victoire du routier français sur le cheminot allemand, les camions permettant des déplacements plus flexibles que les trains. C’est l’apparition des "artisans routiers", et de toute la mythologie des camionneurs virils…

Mais après quelques décennies d’excitation, l’automobile rentre petit à petit dans le rang. Au début du 20ème siècle, l’automobile est un objet enviable. 100 ans plus tard, elle devient petit à petit ce tas de ferraille que les maires essayent de sortir de leur centre-ville, et que les jeunes générations rêvent de ne… pas posséder.

Aujourd’hui, c’est la révolution numérique qui donne un nouveau souffle à l’automobile, avec l’avènement des véhicules électriques mais surtout connectés et bientôt autonomes.

Crédits

  • Une coproduction

    RTS - ARTE G.E.I.E

  • Réalisation des animations

    CartoonBase

  • Rédaction

    Laurent Haug, Tania Chytil & Emmanuelle Vuillequez

  • Voix

    Patrick Dujany & Damien Locqueneux

  • Réalisation des émissions radio

    Antoine Droux & Laurent Haug

  • Textes

    Laurent Haug

  • Recherches

    Guillemette Faure & Jean-Christophe Piot

  • Réalisation web

    Olivier Schwegler & Nathalie Hof

  • Janvier 2019