"Même si l'on ne peut être sûr de rien, je pense avoir déjà une bonne vingtaine de voix de mon côté, de la part de membres qui m'ont promis de voter pour moi", a déclaré l'ancien rameur et actuel président de la Fédération international d'aviron. "A cela peut s'ajouter une quinzaine de voix venant d'autres membres qui, entre quatre yeux, ont refusé d'exprimer clairement leur préférence."

"Un professeur appliqué"

Sachant que les délégués issus des pays dont proviennent les candidats n'auront pas le droit de vote, quelque 85 délégués sont appelés à choisir. Plusieurs tours de scrutin sont prévus, ce qui peut laisser la place à des manoeuvres avec des retraits de candidature et des reports de voix. Sera Thomas Bach (au centre) fait figure de favori selon les spécialistes. [MICHAEL KAPPELER - Keystone]Thomas Bach (au centre) fait figure de favori selon les spécialistes. [MICHAEL KAPPELER - Keystone]élu le premier candidat à obtenir la majorité absolue. Le nouveau président succédera à Jacques Rogge, qui se retire après douze ans.

Oswald estime être en position de franchir les premiers tours et espère ensuite pouvoir bénéficier de reports de voix. Son image est celle d'un  homme intègre, sérieux - un peu trop aux yeux de certains -, "un professeur appliqué" comme on le surnomme en Allemagne. Denis Oswald lui-même se voit plutôt comme un "serviteur du sport".

Thomas Bach en pole position

La grande majorité des observateurs voient l'Allemand Thomas Bach (59 ans) favori. Cet ancien champion olympique d'escrime et avocat d'affaires dispose de puissants appuis dans le monde de l'économie et oeuvre beaucoup en coulisses, à l'opposé d'un Oswald qui rechigne à faire du lobbyisme au sens strict. Ce qui n'empêche pas le Neuchâtelois de nouer des contacts pour tenter de séduire les membres avec son programme des "cinq anneaux" axé autour de la défense des valeurs du sport.

agences/scho