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Le Conseil de sécurité de l'ONU appelle Israël à faire "plus" face à la menace d'une famine à Gaza

- Le Conseil de sécurité de l'ONU a pris note jeudi de la promesse d'Israël d'ouvrir plus de points de passage pour l'aide humanitaire à Gaza, tout en appelant à faire "plus" face à la menace d'une "famine imminente".

- La Russie a appelé jeudi l'Iran et Israël à faire preuve de "retenue" pour éviter la "déstabilisation" du Proche-Orient. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, dont le pays soutient le Hamas palestinien, avait assuré mercredi qu'Israël serait "puni" après une attaque meurtrière qui lui a été imputée le 1er avril en Syrie. Cette frappe a détruit le consulat iranien à Damas.

- L'armée israélienne a tué mercredi trois fils du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh dans une frappe "ciblée" à Gaza, mais le dirigeant du mouvement islamiste palestinien a prévenu que cette attaque ne ferait pas plier son mouvement après six mois de guerre dévastatrice.

- L'Irlande s'apprête à reconnaître un Etat palestinien "dans les prochaines semaines", a déclaré mardi son ministre des Affaires étrangères Micheál Martin. En réponse, la diplomatie israélienne a estimé que Dublin se plaçait "du mauvais côté de l'Histoire".

- Déclenchées après l'attaque du Hamas le 7 octobre, les opérations militaires israéliennes dans l'enclave ne connaissent aucun répit. Elles ont tué au moins 33'545 personnes, pour la plupart des civils, et fait plus de 76'000 blessés, selon le ministère palestinien de la Santé.

Suivi assuré par RTSinfo

23h45

Les Etats-Unis limitent les mouvements de leurs diplomates en Israël

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi restreindre les mouvements de leur personnel diplomatique en Israël par souci de sécurité, sur fond de craintes de représailles iraniennes à une frappe imputée à Israël en Syrie.

"Par mesure de précaution, les employés de l'administration américaine et les membres de leur famille ne sont pas autorisés à voyager en dehors des zones de Tel Aviv, Jérusalem et Beersheva jusqu'à nouvel ordre", selon un avis diffusé par l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.

23h15

Pas d'accord au Conseil de sécurité sur l'adhésion des Palestiniens à l'ONU

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ne sont pas parvenus à un consensus jeudi pour recommander une adhésion des Palestiniens aux Nations unies, a annoncé la présidente en exercice du Conseil. Cette absence de consensus laisse présager un vote prochainement.

Mettant en avant l'offensive israélienne à Gaza, les Palestiniens ont relancé la semaine dernière leur demande d'adhésion à l'ONU de 2011, et le Conseil a enclenché son processus formel d'examen au sein d'un comité ad hoc du Conseil, composé des mêmes Etats membres.

Lors de la deuxième réunion à huis clos de ce "comité sur l'admission de nouveaux membres" jeudi, "il n'y a pas eu de consensus", a déclaré l'ambassadrice maltaise Vanessa Frazier, qui préside le Conseil en avril.

Elle a assuré que "deux-tiers" des membres du Conseil étaient en faveur de cette adhésion pleine et entière des Palestiniens, sans les nommer. Mais ce comité ne peut prendre de décisions que par consensus. Cela ne marque pas pour autant la fin de la démarche palestinienne. Suite au rapport du comité, n'importe quel Etat membre du Conseil peut en effet mettre au vote une résolution sur cette adhésion.

Selon des sources diplomatiques, un vote pourrait avoir lieu le 18 avril, à l'initiative de l'Algérie qui représente les pays arabes au sein du Conseil. Si l'ambassadrice maltaise a laissé entendre qu'une telle résolution devrait recueillir les 9 voix nécessaires sur 15, les observateurs prédisent un veto des Etats-Unis.

23h00

Appel à cesser "tout transfert d'armes" à "Israël et aux groupes armés palestiniens"

Plus de 250 organisations humanitaires ou de défense des droits de l'Homme ont rejoint une lettre ouverte appelant à cesser "immédiatement" tout transfert d'armes "à Israël et aux groupes armés palestiniens", ont-elles fait savoir jeudi.

"Nous demandons un cessez-le-feu immédiat et appelons tous les Etats à cesser le transfert des armes qui peuvent être utilisées pour commettre des violations du droit humanitaire international et des droits de l'Homme", plaident les organisations.

"Le Conseil de sécurité des Nations unies doit assumer sa responsabilité de maintenir la paix mondiale et la sécurité en adoptant des mesures pour arrêter le transfert d'armes aux gouvernement d'Israël et aux groupes armées palestiniens", conclut la lettre ouverte.

Cette lettre ouverte a été lancée en janvier 2024 par 16 organisations et compte désormais plus de 250 signatures comme celles d'Amnesty International, Save the children, Oxfam, Médecins du Monde, Caritas international et un certain nombres d'ONG confessionnelles ou féministes.

21h40

Blinken demande à la Chine de dissuader l'Iran de toute attaque contre Israël

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken s'est entretenu avec ses homologues chinois, turc et saoudien, les appelant à faire pression sur l'Iran contre toute attaque visant Israël, a indiqué jeudi le département d'Etat.

"Personne n'a intérêt à une escalade" dans la région et "tous les pays devraient inciter l'Iran à ne pas entreprendre une escalade", a dit à la presse le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller. L'Iran a assuré mercredi qu'Israël serait "puni" après une attaque meurtrière qui lui a été imputée le 1er avril en Syrie.

21h35

Un ministre ultra-orthodoxe brise le tabou du service militaire

"La réalité de l'après 7 octobre est que la communauté ultra-orthodoxe doit comprendre qu'il n'est plus possible moralement de continuer comme ça", a déclaré Moshé Arbel, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu, dans un entretien à un podcast.

Le ministre ultra-orthodoxe a brisé un tabou au sein de sa communauté en affirmant que les étudiants d'écoles talmudiques ne pouvaient plus justifier "moralement" d'être dispensés de service militaire.

Un héritage de David Ben Gourion

Le service militaire est obligatoire en Israël, mais les ultra-orthodoxes peuvent échapper à la conscription pour se consacrer à l'étude des textes sacrés du judaïsme, une exemption instaurée par David Ben Gourion, fondateur de l'Etat d'Israël en 1948.

Alors qu'elle n'affectait que 400 jeunes à l'époque, cette mesure concerne aujourd'hui 66'000 hommes âgés de 18 à 26 ans, une ressource précieuse pour l'armée dans sa guerre contre le Hamas.

Sous pression d'une partie de la société réclamant que les juifs ultra-orthodoxes apportent eux aussi leur contribution à la sécurité du pays, la Cour suprême a indiqué à l'Etat que cette exemption était supprimée à compter du 1er avril.

17h05

Le Conseil de sécurité de l'ONU appelle Israël à faire "plus"

Les membres du Conseil, soulignant leur "profonde inquiétude concernant le bilan humain du conflit, la situation humanitaire catastrophique et la menace d'une famine imminente", appellent "à la levée immédiate de tous les obstacles à la livraison d'une aide humanitaire d'ampleur à la population civile et à la distribution sans entrave de cette aide".

Israël doit en faire "plus" face à la menace d'une "famine imminente", demande l'ONU. [KEYSTONE - HAITHAM IMAD]
Israël doit en faire "plus" face à la menace d'une "famine imminente", demande l'ONU. [KEYSTONE - HAITHAM IMAD]

Dans cette déclaration publiée jeudi, ils "ont pris note de l'annonce d'Israël d'ouvrir le point de passage d'Erez et de permettre l'utilisation du port d'Ashdod pour l'aide à Gaza, mais ont souligné que plus doit être fait pour apporter l'aide humanitaire nécessaire face à l'ampleur des besoins à Gaza".

Ils insistent sur la "nécessité d'appliquer immédiatement et totalement cette décision de manière durable".

Israël avait annoncé la semaine dernière, après une mise en garde ferme de Washington, l'ouverture du point de passage d'Erez et l'utilisation du port israélien d'Ashdod (sud), situé à 35 kilomètres au nord de Gaza.

15h40

Israël accuse le Hamas de "tourner le dos" à une offre "très raisonnable" de trêve

Le gouvernement israélien a accusé jeudi le mouvement islamiste palestinien Hamas de "tourner le dos" à une "offre très raisonnable" en vue d'une trêve dans la bande de Gaza soumise il y a plusieurs jours par un groupe de médiateurs.

"Il y a une offre très raisonnable sur la table et le Hamas continue de lui tourner le dos", a affirmé à la presse un porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, critiquant également "les pressions internationales exercées sur Israël" qui ont selon lui "pour effet d'aider le Hamas, de l'éloigner" de la négociation.

15h35

Un parti d'extrême gauche espagnol veut voir Israël exclu des JO

Le parti d'extrême gauche Sumar, membre de la coalition au pouvoir en Espagne, a déposé jeudi une résolution au Parlement afin de faire pression sur le gouvernement pour qu'il plaide en faveur d'une exclusion d'Israël des Jeux olympiques.

"Nous déposons aujourd'hui une résolution" afin que la Chambre des députés "prenne position et demande au gouvernement d'exhorter le Comité international olympique (CIO) à exclure Israël en tant qu'État des prochains Jeux olympiques" et paralympiques de Paris en raison de la guerre à Gaza, a déclaré à la presse Nahuel González, député de Sumar.

"Tant que dure ce massacre" dans la bande de Gaza, "il nous paraît inadmissible que l'Etat d'Israël puisse participer à un évènement de fraternité, un évènement de paix comme les Jeux olympiques", a poursuivi le parlementaire.

Il a appelé le CIO, qui n'a autorisé les sportifs russes à participer aux JO de Paris que sous bannière neutre, à appliquer les mêmes critères à Israël.

Le Parti socialiste du Premier ministre Pedro Sánchez, dont Sumar est l'allié au sein de l'exécutif, n'a pas réagi dans l'immédiat à cette annonce.

14h40

Gaza toujours en attente d'une augmentation de l'aide humanitaire

La population de la bande de Gaza reste en attente d'une augmentation de l'aide humanitaire. Vendredi, Israël a autorisé deux points de passage dans le sud et le nord du territoire.

Mais si les ONG annoncent une légère augmentation du nombre de camions ayant pu passer par le point de Kerem Shalom (sud), l'entrée par celui d'Eretz (nord), endommagé lors de l'attaque du 7 octobre, n'a pas encore commencé.

"Un effet d'annonce cynique"

"Pour le moment, rien n'est concrétisé", dénonce Helena Ranchal, directrice des opérations internationales de Médecins du Monde, qui dénonce le "cynisme de cet effet d'annonce humanitaire".

"Il y a tout ce qu'il faut de l’autre côté de la frontière en Egypte, et Israël a la capacité logistique de faire entrer plus de camions. Ce qu'il manque, c'est une volonté politique", fustige-t-elle.

Médecin du Monde précise n'avoir eu aucune information sur la date à laquelle des camions pourront entrer directement dans le nord de Gaza, où 300'000 personnes sont piégées dans des conditions sanitaires désatreuses, et confrontées à la famine.

>> Le reportage de Charlotte Deroin :

Un colonel israélien s'exprime devant des camions d'aide humanitaire bloqués pour Gaza. [Keystone/AP Photo - Maya Alleruzzo]Keystone/AP Photo - Maya Alleruzzo
L’aide humanitaire pour Gaza bloquée à la frontière alors qu’une famine mortelle menace / Le 12h30 / 1 min. / le 11 avril 2024

14h30

L'Allemagne appelle l'Iran à la "retenue" pour éviter l'escalade

La ministre allemande des Affaires étrangères allemande a appelé jeudi à la "retenue" afin d'éviter une "nouvelle escalade régionale" au Proche-Orient, à l'occasion d'un entretien téléphonique avec son homologue iranien.

"Personne ne peut avoir intérêt à une nouvelle escalade régionale. Tous les acteurs de la région sont désormais appelés à agir de manière responsable", a indiqué son ministère sur le réseau social X, sur fond de menaces de représailles de Téhéran contre des frappes meurtrières sur son ambassade syrienne.

14h25

Le Hamas annonce un nouveau bilan de plus de 33'500 morts

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé jeudi un nouveau bilan de 33'545 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.

En 24 heures, 63 morts supplémentaires ont été recensés, selon un communiqué du ministère, qui fait état de 76'094 blessés en un peu plus de six mois de guerre.

13h15

La tension monte entre l'Iran et Israël

La Russie a appelé jeudi l'Iran et Israël à faire preuve de "retenue" pour éviter la "déstabilisation" du Proche-Orient, au moment où la tension monte avec des menaces de représailles de Téhéran sur fond de guerre dans la bande de Gaza.

L'Iran "menace de lancer une attaque importante contre Israël", a déclaré mercredi le président américain, Joe Biden. Il a assuré son allié de son soutien "inébranlable", en dépit des tensions entre les deux pays autour de la conduite de l'offensive israélienne contre le Hamas.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, dont le pays soutient le mouvement islamiste palestinien, avait assuré mercredi qu'Israël serait "puni" après une attaque meurtrière qui lui a été imputée le 1er avril en Syrie. Cette frappe a détruit le consulat iranien à Damas et fait 16 morts, dont sept membres du corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

"Si l'Iran mène une attaque depuis son territoire, Israël répondra et attaquera l'Iran", a répondu en persan le ministre israélien des Affaires étrangères.

>> Revoir le sujet du 12h45 après l'attaque israélienne en Syrie :

L'Iran promet une riposte au raid imputé à Israël qui a fait fait 11 morts parmi sa représentation diplomatique en Syrie.
L'Iran promet une riposte au raid imputé à Israël qui a fait fait 11 morts parmi sa représentation diplomatique en Syrie. / 12h45 / 1 min. / le 2 avril 2024

12h45

Les négociations sur une trêve toujours en cours

Israël et le Hamas semblent maintenir leurs exigences face à une proposition des médiateurs pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza.

La dernière proposition avancée par le Qatar, les Etats-Unis et l'Egypte prévoit dans un premier temps une trêve de six semaines ainsi que la libération de 42 otages retenus à Gaza en échange de 800 à 900 Palestiniens incarcérés par Israël, l'entrée de 400 à 500 camions d'aide humanitaire chaque jour dans la bande de Gaza et le retour chez eux des habitants du nord du territoire déplacés par la guerre.

Le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a affirmé mercredi que la mort dans une frappe israélienne de trois de ses fils dans le nord de la bande de Gaza ne ferait pas fléchir le mouvement islamiste, au pouvoir dans le territoire depuis 2007, dans ses exigences vis-à-vis d'Israël.

Le Hamas exige avant tout accord un cessez-le-feu définitif, le retrait israélien de Gaza, une augmentation importante de l'aide humanitaire, un retour des déplacés et un accord "sérieux" d'échange d'otages et de prisonniers palestiniens.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, continue à répéter que la guerre se pousuivra jusqu'à la victoire sur le Hamas et la libération de tous les otages. Il maintient en particulier son projet d'offensive terrestre sur la ville de Rafah, frontalière avec l'Egypte à l'extrémité sud de la bande de Gaza.

Plus de 250 personnes ont été enlevées et 129 restent détenues à Gaza dont 34 sont mortes, d'après des responsables israéliens.

12h00

L'Irlande "du mauvais côté de l'Histoire", s'indigne Israël

La diplomatie israélienne a estimé jeudi que le Premier ministre irlandais Simon Harris se positionnait "du mauvais côté de l'histoire" en soutenant la création d'un Etat palestinien. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères lui reproche notamment de ne pas avoir mentionné, dans un récent discours, les otages à Gaza.

Il reproche également au nouveau Premier ministre et à son ministre des Affaires étrangères de "planifier l'attribution de prix supplémentaires au terrorisme" en se disant notamment prêts à reconnaître un Etat palestinien.

Dans le discours prononcé mardi Simon Harris, ancien ministre de l'Enseignement supérieur issu d'un parti de centre-droit, avait réaffirmé la position de l'Irlande, l'un des pays européens les plus pro-palestiniens.

08h30

Accord trouvé entre EasyJet et son personnel pour les vols vers Tel-Aviv

EasyJet et le Syndicat des services publics (SSP) ont fini par trouver un terrain d'entente sur la question des vols depuis Genève et Bâle, à destination de Tel-Aviv. Depuis la fin du mois de mars, la compagnie low cost avait repris ses liaisons vers la capitale israélienne. Mais 93% de ses employés émettaient des craintes. "Nous souhaitions éviter que le personnel soit obligé de voler vers cette destination", indique Jamshid Pouranpir, secrétaire syndical pour le trafic aérien au SSP. "Désormais, c'est sur la base du volontariat".

Le Syndicat des services publics se déclare satisfait du résultat de la conciliation effectuée devant la Chambre genevoise des relations collectives de travail. "Nous avions des craintes que les employés aient une perte sur leur salaire et qu'il y ait éventuellement une inscription dans leur dossier personnel", précise Jamshid Pouranpir, ravi qu'EasyJet se soit engagé à ne pas prendre la moindre sanction à l'encontre des employés qui ne souhaitent pas se rendre à Tel-Aviv.

>> Ecouter les précisions de Jamshid Pouranpir dans La Matinale :

Accord trouvé entre EasyJet et son personnel pour les vols vers Tel-Aviv. [KEYSTONE - MARTIAL TREZZINI]KEYSTONE - MARTIAL TREZZINI
Accord entre EasyJet et son personnel pour les vols vers Tel-Aviv / La Matinale / 57 sec. / le 11 avril 2024

07h30

Lufthansa suspend ses vols vers Téhéran

La compagnie aérienne allemande Lufthansa a annoncé mercredi la suspension de ses vols de et vers Téhéran, probablement jusqu'à jeudi, "à cause de la situation actuelle au Proche-Orient".

"Nous surveillons en permanence la situation au Proche-Orient et sommes en contact étroit avec les autorités", a indiqué la compagnie dans un communiqué.

JEUDI 11 AVRIL

"Soutien inébranlable" de Joe Biden à Israël

Joe Biden a réaffirmé mercredi que son soutien à Israël était "inébranlable" face aux potentielles représailles de l'Iran et ses alliés après une frappe meurtrière contre le consulat iranien à Damas, en Syrie.

L'Iran "menace de lancer une attaque importante contre Israël", a dit le président américain lors d'une conférence de presse commune à la Maison Blanche avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida. "Nous ferons tout ce que nous pouvons pour protéger la sécurité d'Israël", a-t-il annoncé.

Le commentaire intervient à un moment de forte tension entre le président américain et le chef du gouvernement israélien, Joe Biden ayant par exemple publiquement jugé que Benjamin Netanyahu commettait une "erreur" à Gaza.

De son côté, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait assuré mercredi qu'Israël serait "puni" après une attaque meurtrière sur la capital syrienne le 1er avril, qui a fait 16 morts, dont sept membres du corps des Gardiens de la Révolution. Les Américains ont assuré qu'ils n'avaient "rien à voir" dans cette attaque.

23h20

Israël assure préparer de nouveaux accès dans Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, a affirmé mercredi que les mesures récemment annoncées pour augmenter les livraisons de nourriture dans la bande de Gaza assiégée, via le port israélien d'Ashdod et un nouveau passage terrestre, étaient en préparation.

Alors qu'Israël est sous pression de nombreuses capitales pour laisser entrer plus d'aide dans le territoire palestinien, où la guerre dure depuis plus de six mois, Yoav Gallant a également fixé l'objectif d'atteindre 500 camions de livraison par jour, un chiffre clé pour les Nations unies.

"Nous prévoyons d'inonder Gaza d'aide et nous prévoyons d'atteindre 500 camions par jour", a-t-il déclaré aux journalistes.

Le ministre a dit qu'Israël prévoyait d'utiliser prochainement le port israélien d'Ashdod (sud), situé à 35 kilomètres au nord de Gaza, pour acheminer de l'aide. Le dispositif pourrait entrer en fonction la semaine prochaine, ont précisé des sources à la presse.

20h55

L’armée israélienne recourt à l'intelligence artificielle

D’après une enquête approfondie menée par deux médias israéliens, Tsahal utiliserait une intelligence artificielle appelée "Lavender" pour mener certaines frappes dans la bande de Gaza. Lavender aurait pour rôle de détecter des cibles potentielles. Cependant, sa précision serait mise en doute et les militaires israéliens effectueraient peu de vérifications.

Invité mercredi dans l'émission Forum, Jean-Marc Rickli, responsable du département des risques mondiaux et émergents au centre genevois de politique de sécurité, précise que, selon cette enquête, "pour un militant junior du Hamas, l’armée israélienne accepterait que 15 à 20 civils puissent être tués. Pour une cible de plus grande importance, jusqu'à une centaine de civils pourraient être tués, ce serait considéré comme acceptable".

Face à ces allégations, l’armée israélienne dément une telle utilisation, affirmant simplement qu'elle utilise des outils "destinés aux analystes dans le processus d'identification des cibles".

>> Voir l'intégralité des explications de Jean Marc Rickli dans l'émission Forum :

Le recours à l'intelligence artificielle par l'armée israélienne: interview de Jean-Marc Rickli
Le recours à l'intelligence artificielle par l'armée israélienne: interview de Jean-Marc Rickli / Forum / 6 min. / le 10 avril 2024

20h50

Sommé de s'expliquer devant la Cour suprême, le gouvernement israélien demande un délai

Le gouvernement israélien, qui doit répondre à la justice du pays sur sa politique humanitaire dans la bande de Gaza ravagée, a demandé mercredi un délai supplémentaire de cinq jours pour se préparer.

Le 18 mars, cinq ONG ont soumis une pétition à la Cour suprême dans l'espoir que les autorités "respectent leurs obligations de puissance occupante" en fournissant toute l'aide nécessaire à la population civile de la bande de Gaza.

Après une première audience la semaine dernière, la cour a donné jusqu'au 10 avril au gouvernement pour répondre à une série de questions. Mercredi, il a demandé un délai supplémentaire de cinq jours, ce à quoi s'opposent les pétitionnaires.

Cela "doublerait le temps qui lui a été imparti par la cour" alors que la situation humanitaire à Gaza reste grave, a déclaré Miriam Marmur, l'une des organisations pétitionnaires, Gisha. Les associations disposeront ensuite eux-mêmes de cinq jours pour répondre à l'argumentaire du gouvernement, avant une décision de la cour.

18h15

Le Hamas est "militairement vaincu" à Gaza, assure Benny Gantz

"D'un point de vue militaire, le Hamas est vaincu. Ses combattants ont été éliminés ou se cachent. Ses capacités sont réduites et nous continuerons à frapper ce qui reste", a déclaré le ministre Benny Gantz, membre du cabinet de guerre israélien.

Pour l'armée israélienne, qui combat le mouvement islamiste palestinien dans la bande de Gaza depuis plus de six mois, "la victoire viendra pas à pas", a-t-il dit.

"Nous sommes sur la bonne voie et nous ne nous arrêterons pas. Nous entrerons à Rafah. Nous retournerons à Khan Younès", la ville du sud de la bande de Gaza d'où l'armée israélienne a annoncé son retrait dimanche, a ajouté Benny Gantz.

18h15

Le chef du Hamas annonce la mort de trois de ses fils dans un raid israélien à Gaza

Le chef du Hamas palestinien, Ismaïl Haniyeh, a annoncé mercredi la mort de trois de ses fils et de plusieurs petits-enfants dans une frappe israélienne à Gaza. "Je remercie Dieu pour l'honneur que nous fait le martyre de mes trois fils et de certains de mes petits-enfants", a déclaré Ismaïl Haniyeh à la chaîne du Qatar al-Jazeera basé à Doha.

La frappe a touché des véhicules à bord desquels se trouvaient les membres de la famille d'Ismaïl Haniyeh, selon al-Jazeera qui a diffusé des images de carcasses de voitures et de corps floutés en les présentant comme ceux des victimes.

L'armée israélienne tue trois fils du chef du Hamas dans un raid à Gaza. [KEYSTONE - MOHAMMED SABER]
L'armée israélienne tue trois fils du chef du Hamas dans un raid à Gaza. [KEYSTONE - MOHAMMED SABER]

Dans un communiqué, le Hamas a confirmé la mort de trois fils de leur chef et de quatre de ses petits-enfants dans le camp de réfugiés de Chati, dans la ville de Gaza, dans le nord du territoire palestinien dévasté. "Ce sang versé nous rendra encore plus fermes dans nos principes", a encore dit Ismaïl Haniyeh. L'armée israélienne n'a pas réagi dans l'immédiat.

15h35

Bombardements israéliens meurtriers sur Gaza, au premier jour de l'Aïd el-Fitr

Des bombardements israéliens meurtriers ont visé mercredi la bande de Gaza, où de nombreux Palestiniens se sont rassemblés pour prier au milieu des ruines au premier jour de l'Aïd el-Fitr pendant qu'Israël poursuit sans répit son offensive contre le Hamas.

De Jérusalem, où des milliers de fidèles ont bravé le froid et la pluie, à Gaza, dont les enfants ont guetté la distribution des sucreries traditionnelles, cette fête qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan ne ressemble cette année à aucune autre.

Malgré des appels de plus en plus pressants à un cessez-le-feu, des frappes israéliennes ont touché mercredi le nord et le centre du territoire palestinien, notamment le camp de Nousseirat, où 14 personnes, dont des enfants, ont été tuées selon le ministère de la Santé du Hamas.

14h35

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 33'482 morts

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mercredi un nouveau bilan de 33'482 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre

En 24 heures, 122 morts supplémentaires ont été recensés, selon un communiqué du ministère, qui fait état de 76'049 blessés en plus de six mois de guerre.

14h00

Trois personnes inculpées après une manifestation au domicile du chef de l'opposition britannique

Trois personnes âgées d'une vingtaine d'années ont été inculpées après une manifestation à Londres devant le domicile du chef de l'opposition britannique Keir Starmer en soutien aux Palestiniens, a annoncé la police.

Une vidéo diffusée mardi par le groupe "Youth Demand" montrait trois manifestants déployer une banderole "Starmer, arrêtez le massacre" sur la haie devant la maison du chef du parti travailliste, avant de disposer sur l'allée des paires de chaussures d'enfants.

Une manifestante exhortait Keir Starmer à appeler à un embargo des ventes d'armes à Israël "qui sont utilisées pour commettre un génocide", avant que le trio ne s'asseye sur le trottoir en y disposant un drapeau palestinien.

Selon la police, deux jeunes femmes de 21 et 23 ans et un jeune homme de 24 ans ont été inculpés pour infraction à l'ordre public et doivent être présentés devant un tribunal de Londres mercredi.

Ils avaient été arrêtés en vertu d'une loi destinée à lutter contre le harcèlement à domicile.

Les manifestations au domicile des personnalités politiques ont été au coeur du débat public récemment au Royaume-Uni, sur fond de craintes pour leur sécurité dans un contexte de menaces croissantes exacerbées par la guerre entre Israël et Gaza.

10h50

Assassinat d'un Libanais accusé de transférer de l'argent au Hamas

Un Libanais faisant l'objet de sanctions des Etats-Unis qui l'accusent d'orchestrer les transferts de fonds de l'Iran vers le Hamas palestinien a été assassiné près de Beyrouth, a révélé une source de sécurité.

Le corps de l'homme a été retrouvé mardi dans une villa à Beit Méry, une localité surplombant la capitale libanaise, atteint d'au moins cinq balles, a précisé cette source.

Les auteurs du crime n'ont pas touché à une somme d'argent qui se trouvait sur lui, a-t-elle ajouté.

L'Agence nationale d'information (ANI, officielle), a rapporté mardi soir que le corps d'un homme âgé de 57 ans, dont les initiales correspondent à celles de cet homme, avait été retrouvé près de cette localité.

La source a confirmé qu'il s'agissait de l'homme visé par les sanctions américaines. Elle a précisé qu'il travaillait pour des institutions financières du puissant Hezbollah pro-iranien, allié du Hamas.

09h35

Le Premier ministre espagnol favorable à la reconnaissance d'un Etat palestinien

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, voix la plus critique au sein de l'UE vis-à-vis d'Israël, a estimé que la reconnaissance d'un Etat palestinien était "dans l'intérêt géopolitique de l'Europe" et réaffirmé que Madrid était "prête" à le faire.

"La communauté internationale ne pourra pas aider l'Etat palestinien si elle ne reconnaît pas son existence", a-t-il déclaré devant les députés espagnols.

Une telle reconnaissance "est dans l'intérêt géopolitique de l'Europe" et "l'Espagne est prête à reconnaître l'Etat palestinien", a-t-il ajouté, sans toutefois donner de date.

08h20

L'ayatollah Ali Khamenei réitère ses menaces envers Israël, après une attaque meurtrière en Syrie

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a réitéré mercredi des menaces envers Israël disant que ce pays serait "puni" après une attaque meurtrière lui ayant été imputée la semaine dernière en Syrie.

Une frappe menée le 1er avril sur le consulat iranien à Damas a fait 16 morts, dont sept membres du corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, selon une ONG.

L'Iran et la Syrie ont imputé l'attaque à Israël qui n'a pas confirmé son implication.

"Le régime maléfique a fait une erreur (...) il doit être puni et il sera puni", a déclaré l'ayatollah Khamenei dans un discours retransmis en direct à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du mois de jeûne musulman du ramadan.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Israël Katz a répondu dans la foulée en persan sur X au chef d'Etat iranien. "Si l'Iran mène une attaque depuis son territoire, Israël répondra et attaquera l'Iran", a-t-il dit

05h05

Le gouvernement israélien devant la Cour suprême pour s'expliquer sur sa politique humanitaire à Gaza

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu doit répondre mercredi à la justice israélienne qui, à la demande d'ONG, l'a enjoint de justifier sa politique humanitaire dans la bande de Gaza ravagée par la guerre. L'ONU fait remarquer qu'Israël bloque trois fois plus de convois qui acheminent de la nourriture dans le territoire palestinien que les autres.

"Les convois alimentaires qui devraient se rendre en particulier dans le nord, où 70% de la population est confrontée à la famine, sont trois fois plus susceptibles de voir leur déplacement refusé par l'armée que n'importe quel autre convoi humanitaire", note Jens Larke, le porte-parole de la coordination humanitaire de l'ONU, dans La Matinale mercredi.

Audience passée

Le 18 mars, cinq ONG ont soumis une pétition à la Cour suprême dans l'espoir que les autorités "respectent leurs obligations de puissance occupante" en fournissant toute l'aide nécessaire à la population civile de la bande de Gaza.

Après une première audience la semaine dernière, la cour a donné jusqu'au 10 avril au gouvernement pour répondre à une série de questions, parmi lesquelles: quelles mesures l'exécutif va-t-il engager pour augmenter l'accès de l'aide? Quels sont les obstacles auxquels se heurtent les ONG? Combien de demandes de coordination et d'acheminement d'aide ont été refusées et pour quel motif?

Les pétitionnaires disposeront ensuite de cinq jours pour répondre à l'argumentaire du gouvernement, avant une décision de la cour.

Accusé de limiter l'accès aux camions

Le gouvernement assure de façon répétée ne pas limiter l'arrivée de l'aide dans le territoire palestinien, ce que les ONG contestent tout aussi régulièrement, tandis que les grandes puissances exhortent le gouvernement de Benjamin Netanyahu à laisser entrer plus de convois humanitaires. L'ONU est certaine qu'une fois entrés, ces camions sont souvent empêchés d'atteindre leur but.

"Lorsqu'Israël présente des statistiques sur le nombre de camions entrant à Gaza, en disant 'regardez ces centaines de camions entrant dans la bande de Gaza' et que l'on compare ensuite ces chiffres avec le nombre de camions qui se sont réellement déplacés pour distribuer l'aide, on se rend compte qu'il y a un problème. C'est en quelque sorte marquer un but contre son camp ! Car la moitié des convois que nous avons essayé d'envoyer au nord avec de la nourriture ont été refusés par ces mêmes autorités israéliennes", explique Jens Larke.

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Des camions d'aide humanitaire en provenance de Jordanie et se dirigeant vers la bande de Gaza. [Reuters - Ali Jarekji]Reuters - Ali Jarekji
L'ONU accuse Israël d'entraver la distribution d'aide alimentaire: interview de Jens Larke / La Matinale / 1 min. / le 10 avril 2024

04h00

De retour du Proche-Orient, Pedro Sánchez devant les députés espagnols pour parler de Gaza

Voix la plus critique au sein de l'UE vis-à-vis du gouvernement israélien, le Premier ministre Pedro Sánchez va s'exprimer devant les députés espagnols sur la guerre à Gaza et la volonté de Madrid de reconnaître un Etat palestinien d'ici l'été.

Cette comparution, à partir de 9h locales (et en Suisse), est habituelle pour le dirigeant socialiste après des sommets européens ou des tournées internationales comme celle qu'il a effectuée la semaine dernière en Jordanie, en Arabie saoudite et au Qatar.

Depuis le début de ce conflit, le chef du gouvernement espagnol, qui gouverne en coalition avec l'extrême gauche, est devenu au sein de l'UE la voix la plus critique vis-à-vis d'Israël à cause de ses critiques du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

02h55

Une fête de fin du Ramadan sous la menace des bombes

L'aviation israélienne bombarde la bande de Gaza en dépit des efforts des médiateurs pour arracher un accord de trêve associé à une libération d'otages tandis que l'Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, est célébré mercredi.

Dans la nuit, des témoins ont fait état de frappes israéliennes dans le nord et le centre du territoire.

>> Ecouter le sujet du 12h30 :

Des jeunes filles palestiniennes lors des prières de l'Aïd al-Fitr à la fin du ramadan à Gaza. [Keystone/EPA - Haitham Imad]Keystone/EPA - Haitham Imad
Les musulmans déplacés de Gaza fêtent la fin du ramadan malgré les risques de famine / Le 12h30 / 2 min. / le 10 avril 2024

01h10

L'Irlande s'apprête à reconnaître un Etat palestinien, selon son chef de la diplomatie

L'Irlande s'apprête à reconnaître un Etat palestinien dans les prochaines semaines, a déclaré mardi à Dublin son ministre des Affaires étrangères Micheál Martin.

Il a annoncé son intention de soumettre au gouvernement une proposition formelle sur la reconnaissance d'un Etat palestinien quand des "discussions internationales plus larges" seront terminées.

"Ne doutez pas que la reconnaissance d'un Etat palestinien aura lieu", a-t-il déclaré lors d'un discours devant le Parlement irlandais.

Retarder la reconnaissance "n'est ni crédible ni tenable plus longtemps", selon lui.

"Dans les prochaines semaines"

Micheál Martin a ensuite déclaré au site d'informations irlandais The Journal que la proposition formelle sera faite "dans les prochaines semaines".

Il a indiqué avoir discuté de cette reconnaissance avec d'autres pays impliqués dans des initiatives de paix au cours des six derniers mois.

00h35

Joe Biden dit que le Premier ministre israélien fait "erreur" sur Gaza

Le président Joe Biden s'est dit mardi contre la politique menée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la bande de Gaza, la qualifiant d'"erreur", et appelant Israël à conclure un cessez-le-feu.

"Je pense que ce qu'il fait est une erreur. Je ne suis pas d'accord avec son approche", a déclaré le président américain lors d'une interview avec la chaîne hispanophone Univision, en réponse à une question sur la conduite de la guerre.

Il s'agit des commentaires parmi les plus sévères du président américain à l'encontre du dirigeant israélien alors que les Etats-Unis affichent une impatience croissante face au désastre humanitaire en cours dans le territoire palestinien assiégé par l'armée israélienne.

>> Relire aussi: : Podcast - Qui est vraiment Benjamin Netanyahu?

Il a encore jugé "scandaleux" que le convoi humanitaire de l'ONG World Central Kitchen a été pris pour cible par une frappe israélienne, tuant sept membres de l'ONG.

"Ce que je demande, c'est que les Israéliens appellent à un cessez-le-feu, qu'ils autorisent pour les six ou huit prochaines semaines, un accès total à la nourriture et aux médicaments entrant dans le pays", a affirmé Joe Biden.

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