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La Russie est en train de prendre militairement le dessus sur l'Ukraine, alerte la Norvège

- La Russie est en train de prendre militairement le dessus en Ukraine grâce à un réservoir de forces plus grand et au soutien matériel de pays comme la Corée du Nord et la Chine, a averti le renseignement norvégien lundi.

- L'Ukraine a annoncé dimanche avoir détruit la plupart des 45 drones lancés par la Russie pendant la nuit, ne causant que peu de destructions matérielles. Une femme a été tuée par une bombe à guidage aérien.

- L'Ukraine a revendiqué vendredi une attaque nocturne de drones sur deux raffineries de pétrole en Russie dans la région de Krasnodar (sud). Kiev a affirmé avoir provoqué au moins "un incendie important" sur un de ces sites.

Suivi assuré par RTSinfo

19h30

Olaf Scholz juge "irresponsables" et "dangereuses" les déclarations de Donald Trump sur l'Otan

Le chancelier allemand Olaf Scholz a jugé lundi "irresponsables" et "dangereuses" les récentes déclarations de Donald Trump, qui a menacé de ne plus garantir la protection des pays de l'Otan face à la Russie si ceux-ci ne payaient pas leur part.

"Toute relativisation de la garantie d'assistance de l'Otan est irresponsable et dangereuse, et ne sert que les intérêts de la Russie", a déclaré Olaf Scholz lors d'une conférence de presse à Berlin avec son homologue polonais, Donald Tusk. "Personne ne doit jouer avec la sécurité de l'Europe", a-t-il ajouté.

Donald Tusk a abondé dans son sens: les propos de l'ex-président américain Donald Trump (2017-2021) sont "une douche froide pour nous tous, en particulier pour ceux qui n'ont pas vraiment remarqué ou pris conscience de la menace réelle à laquelle nous sommes confrontés".

17h30

Paris révèle un réseau de propagande russe visant l'Europe et les Etats-Unis

La France a mis au jour un réseau "structuré et coordonné de propagande russe" ciblant des pays européens et les Etats-Unis, destiné à légitimer la guerre contre l'Ukraine et dont les contenus sont susceptibles de "porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation", ont annoncé lundi des sources diplomatiques.

Au moins 193 sites internet constituent ce réseau, selon Viginum, l'organisme français de lutte contre les ingérences numériques étrangères, qui publie un rapport.

Ils "ne produisent aucun contenu original mais relaient massivement des publications issues en majorité de comptes de réseaux sociaux d'acteurs russes ou pro-russes, des agences de presse russes et des sites officiels d'institutions ou d'acteurs locaux", expliquent les auteurs.

13h25

Moscou en passe de prendre militairement le dessus

La Russie est en train de prendre militairement le dessus en Ukraine grâce à un réservoir de forces plus grand et au soutien matériel de pays comme la Corée du Nord et la Chine, a averti le renseignement norvégien lundi.

En présentant le rapport annuel d'évaluation des risques par les services de sécurité norvégien, le chef du renseignement militaire Nils Andreas Stensønes a affirmé que Kiev aura besoin d'une aide militaire occidentale "substantielle" pour espérer renverser la situation.

"Dans cette guerre, la Russie est actuellement dans une situation plus forte qu'il y a un an et est en train de prendre l'avantage", a dit l'officier Stensønes devant la presse.

12h20

L'Ukraine outrée des blocages de la frontière par les agriculteurs polonais

Un tollé a éclaté en Ukraine après un nouvel incident à la frontière avec la Pologne où des agriculteurs polonais mécontents bloquant la frontière avec l'Ukraine ont déversé sur la route des céréales ukrainiennes à destination de l'Union européenne.

Cette action a suscité de vives réactions en Ukraine, pays à forte tradition agricole confronté depuis deux ans à l'invasion russe.

"Xénophobie et violence politique"

"Aujourd'hui, nous assistons à une nouvelle escalade de la violence à notre frontière commune", a dénoncé sur Facebook le vice-ministre ukrainien de l'Economie et représentant commercial de son pays.

"L'absence de réaction des autorités polonaises face à la destruction des livraisons entraînera davantage de xénophobie et de violence politique", a-t-il estimé, dénonçant "l'indifférence" de Varsovie.

Si les autorités polonaises ne réagissent, la "bande" ayant organisé le blocus de la frontière va "commencer à tuer les Ukrainiens parce qu'ils sont Ukrainiens", a renchéri le vice-ministre de l'Economie, mettant aussi en garde contre le risque de "destruction" de marchandises en Pologne.

11h20

En 2023, les exportations russes vers l'Europe ont dégringolé, contrairement à son trafic avec l'Asie

La Russie a connu en 2023 une dégringolade de ses exportations vers l'Europe, sur fond de lourdes sanctions en raison de son offensive en Ukraine et a poursuivi sa réorientation vers les marchés asiatiques, selon des chiffres officiels.

Les exportations de marchandises de la Russie vers l'Europe l'an passé ont chuté de 68%, à 78,8 milliards d'euros, ont indiqué lundi les douanes russes, citées par l'agence de presse Interfax.

Au total, les exportations russes ont diminué de 28,3% par rapport à 2022, selon cette source, illustrant les difficultés persistantes à remplacer ses anciens partenaires européens par de nouveaux clients en Asie, mais aussi en Afrique et en Amérique du Sud.

Sanctions occidentales

Frappée par de lourdes sanctions occidentales depuis fin février 2022, l'économie russe a vu le marché européen se refermer partiellement, notamment en ce qui concerne les exportations de gaz naturel et de pétrole.

Le coût du conflit en Ukraine reste donc important pour Moscou malgré les satisfécits du Kremlin qui assure que son économie a résisté aux mesures restrictives et se tourne vers d'autres marchés.

Signe de ces changements en cours, l'an passé, les exportations russes vers l'Asie ont connu une hausse de 5,6% (à 284 milliards d'euros), tandis que les importations en provenance du continent asiatique ont augmenté de 29,2% (à 174 milliards d'euros), toujours selon les douanes russes.

09h50

L'Otan ne peut être une "alliance à la carte", avertit Josep Borrell

L'Otan ne peut-être "une alliance à la carte", a affirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. Il réagissait aux propos de Donald Trump, qui a évoqué la possibilité de ne plus défendre les pays de l'Alliance dont la contribution est insuffisante.

"Soyons sérieux! Soyons sérieux! L'Otan ne peut être une alliance à la carte", a lancé Josep Borrell avant une réunion ministérielle de l'UE à Bruxelles.

"A l'époque où nous vivons, une alliance militaire ne peut fonctionner au gré de l'humeur du président des Etats-Unis, ce n'est pas: 'oui, non, demain, non, ça dépend'. Allons! L'Otan existe ou bien n'existe pas", s'est-il agacé.

"Durant cette campagne (électorale américaine), nous allons voir et entendre beaucoup de choses (...). Ne comptez pas sur moi pour commenter toutes les idées stupides qui s'exprimeront lors d'une campagne nationale aux Etats-Unis", a-t-il averti.

LUNDI 12 FEVRIER

Le lourd bilan de deux ans de guerre

Donnée sensible, le bilan humain de deux ans de guerre en Ukraine, forcément approximatif, s'élève à au moins 10'000 victimes civiles, en écrasante majorité ukrainiennes, et près de 200'000 soldats russes ou ukrainiens tués, selon des sources ukrainiennes et occidentales.

Les bilans des civils tués depuis l'invasion russe de février 2022 sont souvent évalués a minima.

Beaucoup plus de civils ukrainiens tués

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme estime à plus de 10'000 les pertes civiles ukrainiennes, dans son dernier rapport publié le 15 janvier. Parmi elles, près de 8000 dans les zones contrôlées par l'Ukraine et plus de 2000 dans les zones occupées par la Russie. S'y ajoutent plus de 19'000 blessés.

La police ukrainienne recense près de 10'000 morts de civils, 7000 disparus et 11'000 blessés dans les zones qu'elle contrôle, selon les déclarations d'un de ses responsables le 31 janvier dernier.

Mais les autorités ukrainiennes estiment que des milliers de civils supplémentaires ont été tués pendant le siège de Marioupol (février à mai 2022), grande ville portuaire du sud qui est aujourd'hui sous contrôle de la Russie. Un conseiller du maire de la ville assurait en février 2023 à la télévision ukrainienne qu'au moins 25'000 personnes y avaient été enterrées dans des charniers.

Du côté russe de la frontière, le bilan s'élève à au moins 138 morts, selon un comptage effectué par le site d'information russe 7x7.

21h35

Le projet d'aide à l'Ukraine franchit une nouvelle étape au Sénat américain

Le Sénat américain a voté à une nette majorité pour lever le dernier obstacle procédural avant un vote sur le projet de loi prévoyant une aide de 95,34 milliards de dollars au bénéfice de l'Ukraine, d'Israël et de Taiwan, malgré l'opposition de Donald Trump et de ses partisans.

Le Sénat, où les démocrates ne disposent que d'une étroite majorité, s'est prononcé par 67 voix contre 27 en faveur de la mise au vote dans les prochains jours du texte présenté par l'administration de Joe Biden. Il fallait 60 voix pour que le texte passe l'obstacle.

Dix-huit élus républicains ont soutenu le projet de loi bien que Donald Trump ait multiplié les déclarations hostiles à la poursuite de l'aide à l'Ukraine, ou alors uniquement sous la forme de prêts.

Le déblocage de cette aide de 61 milliards de dollars, dont une grande partie resterait aux Etats-Unis pour financer l'industrie de l'armement américaine, est crucial pour Kiev à l'approche du deuxième anniversaire de l'invasion russe.

L'adoption du projet de loi par le Sénat ne marquerait cependant pas la fin du parcours, puisqu'il devrait encore être adopté par la Chambre des représentants, où les républicains ont une courte majorité et dont le président Mike Johnson, un proche de Donald Trump, ne cache pas sa réticence à le mettre à l'ordre du jour.

15h30

Charles Michel dénonce des propos "imprudents" de Donald Trump

Les propos de Donald Trump, qui a menacé en cas de réélection aux Etats-Unis de ne plus défendre les pays de l'Otan en retard de paiement, sont "imprudents", a déclaré le président du Conseil européen Charles Michel.

"L'Alliance transatlantique soutient la sécurité et la prospérité des Américains, des Canadiens et des Européens depuis 75 ans", a affirmé le Belge sur X. "Des déclarations imprudentes sur la sécurité de l'Otan et la solidarité de l'article 5 ne servent que les intérêts de Poutine" et "n'apportent ni plus de sécurité ni plus de paix dans le monde", a-t-il ajouté.

"Au contraire, elles soulignent à nouveau la nécessité pour l'UE de développer de toute urgence son autonomie stratégique et d'investir dans sa défense", a-t-il poursuivi.

14h00

L'armée russe utilise Starlink, selon Kiev

L'armée russe commence à utiliser de manière "systémique" le service de communication par satellites Starlink, conçu par la société SpaceX du milliardaire américain Elon Musk, dans les territoires qu'elle occupe en Ukraine, a déclaré le renseignement ukrainien.

"Des cas d'utilisation dudit matériel par les occupants russes ont été documentés. Cela commence à prendre une dimension systémique", indique la Direction du renseignement (GUR) du ministère ukrainien de la Défense dans un communiqué. Moscou n'a pas réagi à ces informations.

Starlink, qui avait offert des terminaux à l'Ukraine à la suite de l'invasion russe de février 2022, assure ne pas être en affaire avec le gouvernement russe ou l'armée russe.

Les terminaux sont notamment utilisés par la 83e Brigade d'assaut aérien russe, engagée dans des combats dans les villes de Klichtchiivka et Andriivka, dans la région de Donetsk (eEst).

Le GUR affirme avoir intercepté un échange entre deux soldats russes sur la mise en service de terminaux Starlink. Le document audio présumé a été posté sur Telegram.

11h50

Un nouveau chef de l'armée de Terre ukrainienne

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a nommé Oleksandr Pavliouk, ex-premier vice-ministre de la Défense, au poste de commandant en chef de l'armée de Terre, selon un décret publié dimanche.

Le lieutenant-général Pavliouk, qui a occupé des fonctions ministérielles durant un an, remplace le général Oleksandr Syrskyi, nommé jeudi dernier commandant des forces armées ukrainiennes.

Volodymyr Zelensky a entrepris de remanier l'état-major ukrainien alors que l'Ukraine entre le 24 février prochain dans sa troisième année de guerre contre la Russie.

10h35

Plus de 40 attaques nocturnes en Ukraine

L'Ukraine a annoncé avoir détruit la plupart des 45 drones lancés par la Russie pendant la nuit, ne causant que peu de destructions matérielles. Une femme a été tuée par une bombe à guidage aérien.

"Pendant la nuit, l'occupant a lancé 45 attaques de drones. Et au terme des combats, 40 drones Shahed ont été détruits," ont indiqué les forces aériennes ukrainiennes sur Telegram.

Des chutes de débris ont légèrement blessé un homme dans la région de Dnipro (centre-est), a déclaré le gouverneur. Selon les autorités de Kiev et de la région centrale de Tcherkassy, il n'y aurait pas de dégâts constatés à ce stade.

09h30

Donald Trump ne garantit pas la sécurité de l'Otan

Donald Trump a menacé samedi, en cas de réélection aux Etats-Unis, de ne plus défendre les pays de l'Otan en retard de paiement, allant même jusqu'à "encourager" la Russie à les attaquer.

L'ancien président américain reproche régulièrement à ses allié de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord de ne pas financer suffisamment l'institution. Lors d'un meeting en Caroline du Sud, Donald Trump a rapporté une conversation avec un des chefs d'Etat de l'Otan, sans le nommer.

"Un des présidents d'un gros pays s'est levé et a dit: et bien, monsieur, si on ne paie pas et qu'on est attaqué par la Russie, est-ce que vous nous protégerez?", raconte le milliardaire avant de révéler sa réponse: "Non, je ne vous protègerais pas. En fait je les encouragerais à vous faire ce qu'ils veulent. Vous devez payer vos dettes."

>> Plus de détails : Attaques de drones russes contre Kiev et le sud de l'Ukraine

DIMANCHE 11 FÉVRIER

Attaques de drones russes contre Kiev et le sud de l'Ukraine

L'armée de l'air ukrainienne a déclaré sur Telegram que ses systèmes de défense aérienne avaient détruit 40 des 45 drones Shahed, de conception iranienne, lancés par la Russie au cours de la nuit. "L'alerte aérienne a duré près de deux heures dans la capitale", a déclaré sur Telegram le chef de l'administration militaire de Kiev, Serhiy Popko. Selon les premières informations, aucune victime ni aucun dégât n'ont été signalés dans la capitale ou ses environs.

Un drone russe abattu au-dessus de Kiev. [REUTERS - GLEB GARANICH]

Le commandement militaire du sud de l'Ukraine a déclaré sur Telegram que ses systèmes de défense aérienne avaient détruit 26 drones Shahed lancés par la Russie au-dessus de plusieurs régions du sud, principalement au-dessus de la région de Mykolaïv. Au moins un civil a été blessé lors de l'attaque ayant visé le sud de l'Ukraine, a indiqué l'armée.

Des immeubles résidentiels et un gazoduc ont été endommagés par la chute de débris d'un drone à Mykolaïv, a indiqué le commandement militaire du sud de l'Ukraine. Quatre drones ont également été abattus au-dessus du port d'Odessa, a indiqué l'armée.

21h15

Les femmes des soldats ukrainiens désespèrent

Le Parlement ukrainien a soutenu cette semaine en première lecture un projet de loi controversé sur la mobilisation prévoyant l'abaissement de l'âge de 27 à 25 ans. Si elle vise à regarnir les rangs de l'armée après deux ans de guerre, cette décision est douloureuse pour les femmes des soldats.

Interrogée samedi dans le 19h30, Serafima confie n'avoir pu voir son mari que quelques jours ces deux dernières années, lors de permissions toujours trop courtes. Pour affronter sa solitude et ses angoisses, elle prend des sédatifs. "A tout moment - Dieu nous en préserve – il peut lui arriver quelque chose."

>> Voir le reportage du 19h30 :

En manque de troupes, l'Ukraine élargit encore la mobilisation, au grand dam des femmes de soldats
En manque de troupes, l'Ukraine élargit encore la mobilisation, au grand dam des femmes de soldats / 19h30 / 2 min. / le 10 février 2024

Et en plus de l'angoisse d’apprendre qu’il a été tué, Serafima craint aussi de ne plus jamais retrouver son compagnon comme il était avant la guerre. Il lui a en effet confié qu'il creusait facilement des tranchées l'an dernier, mais qu'il ne peut aujourd'hui plus le faire, parce qu'il a du mal à respirer.

Inna, elle, doit élever seule son petit garçon de 8 ans depuis près de deux ans et elle doit répondre à toutes ses questions concernant le conflit. Par exemple: "Maman, pourquoi n'avons-nous rien fait pour empêcher papa d'aller à la guerre?"

>> Les précisions de Maurine Mercier dans le 19h30 :

Maurine Mercier évoque les problèmes d'effectifs dans les rangs de l'armée ukrainienne
Maurine Mercier évoque les problèmes d'effectifs dans les rangs de l'armée ukrainienne / 19h30 / 1 min. / le 10 février 2024

>> Plus de détails : Alors que l'âge de la mobilisation va être abaissé en Ukraine, les femmes de soldats désespèrent

20h30

Avdiivka, une ville symbole

Après bientôt deux ans de guerre, les Russes sont-ils en train de prendre l'avantage en Ukraine? Sur le terrain, les forces armées de Kiev peinent à maintenir leurs positions, car les munitions manquent, et le remplacement du chef de l'état-major doit leur donner un nouveau souffle, alors que Washington tarde à renouveler son aide.

En attendant, la ville d'Avdiïvka, symbole de la résistance ukrainienne, est en train de capituler sous l'acharnement des assauts ennemis. Elle résiste toutefois depuis 2014 dans cette guerre pour le contrôle du Donbass qui ne s'est jamais arrêtée.

Et si cette ville tombe, ce serait un nouveau coup dur pour les troupes ukrainiennes. De son côté, Vladimir Poutine espère bien annoncer des victoires avant la présidentielle en Russie le mois prochain.

>> Les précisions du 19h30 :

Ukraine: symbole de résistance, la ville d'Avdiïvka sur le point de tomber aux mains des forces russes
Ukraine: symbole de résistance, la ville d'Avdiïvka sur le point de tomber aux mains des forces russes / 19h30 / 2 min. / le 10 février 2024

18h20

L'analyse d'Alexandre Vautravers sur le nouveau chef d'état-major ukrainien

L'Ukraine a annoncé jeudi le plus grand remaniement de l'état-major de son armée depuis le début de la guerre: c'est désormais Oleksandr Syrsky qui dirigera les troupes à la place de Valery Zaloujny.

>> Lire aussi : L'Ukraine remplace son populaire commandant en chef, le général Valery Zaloujny

Alexandre Vautravers, rédacteur en chef de la Revue militaire suisse interrogé dans Forum, n'y voit pas un aveu de faiblesse. Il y a plusieurs explications à ses yeux, notamment une "usure" des chefs militaires et des différends sur la stratégie à adopter.

L'expert militaire juge qu'Oleksandr Syrsky a les compétences techniques pour ce poste et a deux victoires importantes à son actif, la défense de Kiev au début du conflit et la contre-offensive d'août 2022 couronnée de succès. "Il a prouvé qu'il était créatif et qu'il avait des compétences pour trouver des solutions originales afin de reprendre du terrain et mettre en déroute les unités de l'armée russe."

>> L'interview d'Alexandre Vautravers dans Forum :

Alexandre Vautravers, expert en sécurité, UNIGE. [RTS]RTS
Quel impact aura le nouveau chef des armées ukrainien? Interview d’Alexandre Vautravers / Forum / 4 min. / le 10 février 2024

17h00

L'armée allemande doit être "apte à la guerre" dans cinq ans, selon son chef d'état-major

Le chef d'état-major de l'armée allemande juge nécessaire que la Bundeswehr, en cours de remise à niveau depuis le lancement de la guerre russe en Ukraine, soit "apte à la guerre" dans cinq ans.

"Sur la base des différentes analyses et quand je vois la menace potentielle que représente la Russie, cela signifie pour nous cinq à huit années de préparation", a déclaré le général Carsten Breuer à l'édition dominicale du journal conservateur Die Welt.

"Cela ne veut pas dire qu'il y aura alors une guerre. Mais elle est possible. Parce que je suis militaire, je dis: dans cinq ans, nous devons être aptes à la guerre", a-t-il martelé.

Pour la première fois depuis la fin de la Guerre froide, "nous nous trouvons confrontés à la possibilité d'une guerre imposée de l'extérieur", a-t-il encore averti.

>> Lire aussi : L'armée allemande doit être "apte à la guerre" dans cinq ans, selon son chef d'état-major

14h50

Zelensky et Macron ont discuté des "besoins de l'Ukraine" en armement

Les présidents français et ukrainien Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky ont évoqué au téléphone la situation sur le front et les "besoins de l'Ukraine" en armes et munitions, a écrit le second sur X, qualifiant l'appel l'appel de "très positif et concret" et remerciant la France pour son "soutien indéfectible.

L'Elysée a confirmé que les deux dirigeants avaient discuté de "l'évolution de la situation sur le terrain et des besoins de l'Ukraine". "Le président de la République a réitéré la détermination de la France à apporter tout le soutien nécessaire, dans la durée et avec l'ensemble de ses partenaires, pour faire échec à la guerre d'agression de la Russie."

SAMEDI 10 FÉVRIER

Sept morts à Kharkiv après une attaque de drones russes

Sept civils ukrainiens, dont trois enfants, sont morts lors d'une attaque de drones russes menée dans la nuit à Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine, a déclaré samedi le gouverneur de la région, Oleh Synehoubov.

Le gouverneur avait indiqué vendredi soir que des drones Shahed de conception iranienne avaient visé des infrastructures civiles dans et aux abords de Kharkiv. "Après ces frappes, sept personnes sont mortes", dont un bébé de six mois et deux autres enfants âgés de quatre et sept ans, a-t-il précisé sur la messagerie Telegram.

Les dégâts après une attaque de drone à Kharkiv. [REUTERS - STRINGER]

22h20

Joe Biden et Olaf Scholz font pression ensemble sur le Congrès américain

Le président américain Joe Biden et le chancelier allemand Olaf Scholz ont uni leurs voix vendredi pour demander au Congrès américain de débloquer enfin une nouvelle aide pour l'Ukraine, mais rien ne dit qu'ils seront entendus.

"L'incapacité du Congrès des Etats-Unis à aider l'Ukraine est presque une négligence criminelle. C'est un scandale", a fustigé le démocrate de 81 ans, qui demande depuis des mois une rallonge de 60 milliards de dollars afin de reprendre l'assistance militaire, interrompue fin décembre.

"Espérons que (les parlementaires) vous suivent et décident de donner le soutien nécessaire, parce que sans l'aide des Etats-Unis et des Etats européens, l'Ukraine n'aurait aucune chance de se défendre", a abondé son invité, qu'il recevait dans le Bureau ovale.

20h00

Le nouveau chef des forces ukrainiennes veut les "perfectionner" pour "la victoire

"Perfectionner" l'armée pour gagner la guerre: au lendemain de sa nomination à la tête des forces ukrainiennes, Oleksandre Syrsky a fixé un plan "clair" pour repousser les Russes, alors que le chancelier allemand Olaf Scholz exhortait à Washington le Congrès américain à débloquer une aide pour l'Ukraine.

"Seuls le changement et le perfectionnement continu des moyens et méthodes de guerre nous permettront de réussir", a affirmé sur Telegram le général Syrsky, nouveau commandant en chef.

Oleksandre Syrsky a été nommé commandant des forces ukrainiennes par Volodymyr Zelensky. [Keystone]

18h55

Les regrets d'Ukrainiens après le limogeage du chef des armées

Le limogeage, en pleine guerre avec la Russie, du très populaire Valery Zaloujny, commandant en chef des armées ukrainiennes, suscite les regrets et l'inquiétude de civils et soldats, interrogés par l'AFP vendredi, à Kiev ou sur le front.

Le président Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi le remplacement du général Zaloujny, en poste avant l'invasion russe de février 2022, par Oleksandre Syrsky, jusque-là commandant des forces terrestres.

"À mon avis, c'est inopportun et erroné. Parce que (Zaloujny) est la seule personne qui a vraiment pensé à l'Ukraine", estime Olga Krut, 33 ans, habitante de Kiev et en congé maternité.

16h40

Olaf Scholz plaide pour l'Ukraine à Washington, en plein blocage au Congrès

Olaf Scholz est reçu vendredi par Joe Biden pour marteler l'urgence d'accroître l'aide militaire à l'Ukraine, en plein déchirement sur le vote d'une nouvelle enveloppe au Congrès américain où plane l'ombre de Donald Trump.

La veille, le chancelier allemand a rencontré plusieurs sénateurs démocrates et républicains lors d'un dîner à Washington, à l'issue duquel il a appelé à soutenir l'Ukraine des deux côtés de l'Atlantique.

"C'était bien de parler une nouvelle fois avec des membres du Sénat américain des deux bords. L'Ukraine a besoin de tout notre soutien afin qu'elle puisse se défendre contre l'agression russe", a-t-il écrit sur X.

14h20

Les agriculteurs reprennent les blocages à la frontière ukrainienne

Les agriculteurs polonais ont bloqué vendredi des passages de la frontière avec l'Ukraine, et de nombreuses routes à travers le pays. Ils protestent contre la concurrence de son voisin, alors que Varsovie envisage d'imposer de nouvelles interdictions d'importation de produits agricoles ukrainiens.

Les agriculteurs reprennent les blocages à la frontière ukrainienne. [KEYSTONE - CZAREK SOKOLOWSKI]

Les agriculteurs ont manifesté sur plus de 250 sites à travers la Pologne, bloquant la circulation avec leurs colonnes de tracteurs convergeant à petite vitesse vers les grandes villes.

11h25

Deux raffineries visées en Russie

"Les drones du service de sécurité ukrainien ont frappé deux raffineries en même temps dans la nuit de jeudi à vendredi: celle d'Ilsky et celle d'Afipsky", s'est félicité une source au sein des services spéciaux ukrainiens. A la raffinerie d'Ilsky, selon cette source, "un grand incendie s'est déclaré et l'unité de traitement primaire, d'une capacité de 3,6 millions de tonnes par an, a été endommagée".

Les raffineries de la région de Krasnodar avaient déjà été visées. [AFP PHOTO / TELEGRAM / @kondratyevvi / handout - handout]

VENDREDI 9 FEVRIER

"Une défaite de la Russie en Ukraine est impossible", selon Vladimir Poutine

Vladimir Poutine a affirmé au journaliste conservateur américain Tucker Carlson, dans une longue interview diffusée jeudi, qu'une défaite de la Russie en Ukraine était "impossible".

Dans cet entretien de plus de deux heures à l'adresse de l'Amérique et de l'Occident, qui a souvent pris une tournure de leçon d'histoire très subjective, le président russe a également dit écarter l'idée d'envahir la Pologne ou la Lettonie, deux pays dans lesquels son pays "n'a pas d'intérêts".

>> Plus de détails : Vladimir Poutine: "Une défaite de la Russie en Ukraine est impossible"

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