Modifié le 25 juin 2015

Vers une forte progression du PLR aux fédérales, selon le baromètre SSR

Le 3e baromètre électoral a été réalisé par l’institut gfs.bern pour le compte de la SSR.
Vers une forte progression du PLR aux fédérales, selon le baromètre SSR Forum / 7 min. / le 24 juin 2015
Le Parti libéral-radical pourrait réaliser la plus belle progression lors des élections fédérales d'octobre. Selon le 3e baromètre SSR, le PLR dépassera la barre des 17%, se rapprochant de l'UDC (26,1%) et du PS (19,3%).

A moins de quatre mois des élections fédérales, l'Union démocratique du centre (UDC) confirme sa position de premier parti du pays, selon le troisième baromètre électoral, publié mercredi par l’institut gfs.bern pour le compte de la SSR.

Si le scrutin avait lieu ce dimanche, le parti de Christoph Blocher récolterait 26,1% des voix, soit 0,5 point de moins que lors du scrutin de 2011. L'UDC devancerait largement le Parti socialiste (PS), qui atteindrait le score de 19,3%, en hausse de 0,6 point depuis 4 ans.

Principal gagnant, le Parti libéral-radical (PLR) renforcerait sa place de troisième force helvétique avec 17,1% des suffrages, réalisant nettement la plus forte progression depuis 2011, avec +2%.

Toutes les autres formations principales du Parlement perdraient des plumes: le Parti démocrate-chrétien (PDC) demeurerait au 4e rang avec 11,5% (-0,8 point) devant les Verts avec 7,4% (-1 point), les Vert'libéraux avec 4,8% (-0,6 point) et le Parti bourgeois démocratique (PBD) avec 4,4% (-1 point).

Net recul des Vert'libéraux depuis mars

Par rapport au dernier baromètre SSR, publié le 31 mars, l'UDC reste plutôt stable (-0,1 point) alors que le PS recule légèrement (-0,3 point). La plus forte progression est également à mettre à l'actif du PLR avec +0,8 point.

Le PDC est également en recul (-0,3 point) tout comme les Verts (-0,1 point), alors que la chute la plus importante est celle des Vert'libéraux (-0,8 point). Le PBD perd pour sa part 0,2 point.

A noter que 47% des sondés se disent certains de se rendre aux urnes le 18 octobre et 23% de manière probable, contre 26% qui entendent bouder le scrutin et 4% qui ne savent pas.

Ce sont les sympathisants des Verts qui sont les plus nombreux à vouloir se mobiliser (64%), devant ceux de l'UDC (59%), du PS (58%) et des Vert'libéraux (54%). En queue de peloton figurent les proches du PBD (53%), du PLR (52%) et enfin du PDC (49%). La tendance est toutefois à la hausse pour le PLR et l'UDC et à la baisse pour les Verts et le PDC.

Darbellay le plus crédible, Brunner le moins

Concernant les présidents de parti, c'est le leader du PDC Christophe Darbellay qui reste le plus crédible, puisque les sondés lui accordent 48% d'avis favorables contre 13% d'opinions négatives. Le président du Parti socialiste Christian Levrat arrive en deuxième position avec 47% d'avis favorables contre 14% de défavorables.

Le dirigeant du PLR Philipp Müller récolte 44% de votes en sa faveur contre 9%. Quant à Toni Brunner, président de l'UDC, s'il recueille 42% d'avis positifs, il est désavoué par 31% des sondés, le moins bon score de tous les dirigeants.

Si Christophe Darbellay, Christian Levrat et Toni Brunner sont des noms biens connus de la majorité des personnes interrogées (plus de 80%), Philipp Müller est à la traîne (26% ne savent pas qui il est). Par ailleurs, plus d'un tiers des sondés ne connaissent ni Martin Bäumle (président des Vert'libéraux), ni Martin Landolt (PBD), ni le duo Adèle Thorens/Regula Rytz (Verts).

L'asile est le premier thème de préoccupation

A la question "Quel est à votre avis le problème le plus urgent qui doit être traité par les politiciens suisses?", les sondés estiment à une large majorité de 34% qu'il s'agit de la thématique des migrations et de l'asile. Et 15% mettent cette thématique en seconde position.

Les relations avec l'UE et les bilatérales constituent la deuxième source de préoccupation (10% en numéro un, 8% en numéro deux), devant l'environnement (5%/9%), les problématiques de sécurité sociale (5%/8%), le chômage (5%/5%) et la famille (4%/4%).

A noter que la question du franc fort n'intéresse que 1% des Suisses.

Frédéric Boillat et Valentin Tombez

Publié le 24 juin 2015 - Modifié le 25 juin 2015

La Suisse accepte-t-elle trop ou trop peu de réfugiés?

La thématique de l'asile étant nettement la première préoccupation des Suisses, gfs.bern a développé ce thème dans son sondage. La question "Pensez-vous que la Suisse accepte trop, trop peu ou le bon nombre de réfugiés?" a été posée aux sondés.

Un total de 43% des Helvètes jugent que Berne accepte le bon nombre de réfugiés, contre 31% qui estiment que le nombre est trop important, 16% qu'il est trop faible et 10% qui ne savent pas. Cette proportion est presque identique concernant les personnes qui sont certaines d'aller voter en octobre.

Les sympathisants socialistes sont 47% à souhaiter un accueil plus important de réfugiés (contre 8% qui sont contre). Idem pour les Verts (44%-7%). A l'inverse, les proches de l'UDC désirent à 66% moins de réfugiés (contre 4% qui en veulent plus). Les personnes qui soutiennent le PDC et le PLR sont elles plutôt pour le statu quo (à 64% et 57%).

Par régions linguistiques, ce sont les sondés de Suisse italienne qui trouvent que la Suisse accepte trop de réfugiés (47%, contre 8% qui pensent le contraire et 21% pour continuer la même politique). Les Romands (21% trop, 25% trop peu, 44% statu quo) et les Alémaniques (30%, 21%, 44%) adhèrent plutôt à la politique actuelle du gouvernement.

La méthodologie en bref

Le sondage a été réalisé du 1er au 12 juin 2015 par l’institut gfs.bern pour le compte de la SSR auprès de 2009 personnes représentatives des différentes régions linguistiques de Suisse.

La marge d'erreur théorique est de 2,2% environ.