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Les bibliothèques innovent pour rester attractives

La bibliothèque du Campus Energypolis à Sion (VS). [Keystone - Jean-Christophe Bott]
Les bibliothèques innovent pour rester attractives / La Matinale / 1 min. / le 9 novembre 2023
En Suisse, les bibliothèques publiques se portent bien mais ce n'est pas grâce aux prêts de livres. Au contraire, ils diminuent légèrement depuis quelques années. Alors, pour garder leur public, les bibliothèques se diversifient.

Des cafés pour les seniors, des histoires racontées en ukrainien ou en arabe, des soirées jeux de société ou encore des cours de couture: voilà un petit florilège des activités existantes dans les bibliothèques de Romandie. Le nombre de participants à ces activités explose: plus d'un million l'année dernière selon l'Office fédéral de la statistique.

En plus de diversifier leurs prestations, les bibliothèques soignent aussi leurs espaces. A Martigny, la médiathèque du Valais dispose par exemple d'une cafétéria. Tandis qu'à Fribourg, un jardin garnira le toit de la bibliothèque dans deux ans.

"Si une personne vient à la bibliothèque pour aller sur le jardin et qu'en même temps elle découvre une exposition de photographies fribourgeoises ou qu'elle tombe sur un ouvrage de philosophie ou d'histoire, on aura vraiment gagné notre pari", explique Angélique Boschung, directrice de la bibliothèque de Fribourg, dans La Matinale.

Obligées d'innover

Entreprendre des travaux et proposer des activités sans lien évident avec la lecture – des cours de yoga ou des jeux de rôle – n'est-ce pas aller trop loin pour attirer du public? Les bibliothèques n'ont pas le choix, selon Amélie Vallotton, présidente de Bibliosuisse, la faîtière des bibliothèques du pays.

"Les bibliothèques se posent toujours la question des limites et elles cherchent tout le temps à innover tout en se concentrant sur leur mission principale qui est de transmettre de l'information", indique Amélie Vallotton. Elle met toutefois en garde sur le fait qu'il ne faut pas faire n'importe quoi dans une bibliothèque.

Ces questions, les bibliothécaires sont les premiers à se les poser car leur métier évolue: il est de plus en plus multi-tâches.

Elias Baillif/juma

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