Le suivi de la guerre en Ukraine [Reuters]
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"Plus de 30'000" soldats russes engagés dans la nouvelle offensive contre l'Ukraine, selon Kiev

- "Plus de 30'000" soldats russes sont engagés dans la nouvelle offensive menée par Moscou dans le nord-est de l'Ukraine, près de la deuxième ville du pays, Kharkiv, qui n'est "pas menacée", a déclaré lundi le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense de l'Ukraine.

- L'armée ukrainienne a reconnu "des succès tactiques" de la Russie dans la région de Kharkiv (nord-est), où Moscou a revendiqué la prise de quatre localités supplémentaires près de la frontière dans son offensive lancée vendredi, qui a entraîné l'évacuation de milliers de civils.

- Plus de 4000 personnes ont été évacuées des zones frontalières de la région de Kharkiv, a déclaré le gouverneur local, à la suite d'une offensive russe transfrontalière surprise qui a débuté vendredi.

- Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, en poste depuis 2012, a été limogé dimanche soir par Vladimir Poutine. Il est remplacé par Andreï Belooussov, un économiste, et devient secrétaire du Conseil de Sécurité, poste occupé jusque-là par Nikolaï Patrouchev, qui est lui démis de ses fonctions, selon un décret publié par le Kremlin.

Suivi assuré par RTSinfo

22h40

Pour les Etats-Unis, le remaniement russe est signe de désespoir

Les Etats-Unis estiment que le limogeage du ministre de la Défense russe montre que le président Vladimir Poutine est "désespéré" face au coût de la guerre en Ukraine, a déclaré lundi le porte-parole du département d'Etat.

"Il s'agit d'une nouvelle indication de la volonté désespérée de Poutine de poursuivre sa guerre d'agression contre l'Ukraine, en dépit du fait qu'elle représente une importante charge pour l'économie russe et qu'elle entraîne de lourdes pertes pour les troupes russes", a déclaré Vedant Patel à la presse.

21h35

Les Etats-Unis font "tout ce qui est possible" pour armer l'Ukraine

Les Etats-Unis font "tout ce qui est humainement possible" pour fournir rapidement des armes à l'Ukraine, confrontée à une nouvelle offensive russe, a déclaré lundi Jake Sullivan, le conseiller du président américain Joe Biden.

Une nouvelle enveloppe d'aide va être annoncée "dans les prochains jours", afin d'accélérer le "rythme des livraisons", a ajouté Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale, lors d'un point de presse.

20h40

L'Allemagne et les pays nordiques veulent plus d'aide pour l'Ukraine

Le chancelier allemand Olaf Scholz et ses homologues des pays nordiques ont appelé lors d'une rencontre en Suède à renforcer d'urgence l'aide à l'Ukraine, qui doit faire face à un nouvel assaut russe près de Kharkiv.

L'Allemagne, qui a annoncé en avril l'envoi d'un système Patriot supplémentaire de défense antiaérienne à l'Ukraine, presse ses alliés européens de suivre son exemple.

Berlin "espère que d'autres pays européens suivront, car en fin de compte, nous avons besoin de beaucoup de munitions et de chars d'artillerie et de systèmes de défense antiaérienne", a dit le chancelier.

20h05

La Russie à l'offensive dans le nord-est de l'Ukraine

La Russie poursuit son offensive dans le nord-est de l'Ukraine. Les chars russes tentent de progresser vers Kharkiv, frappée par des bombardements intensifs. Les habitants continuent de quitter la région. Près de 6000 personnes ont déjà fui les zones menacées. L’état-major ukrainien reconnaît des "succès tactiques" de la part de son ennemi.

Kiev répond à cette offensive par des attaques de drones et des frappes d’artillerie sur le sol russe. La ville de Belgorod a été visée dimanche. Quinze personnes sont mortes dans l’effondrement d'un immeuble.

>> Le point de la situation dans le 19h30 :

En Ukraine, les habitants de la région de Kharkiv continuent de quitter le nord-est du pays
En Ukraine, les habitants de la région de Kharkiv continuent de quitter le nord-est du pays / 19h30 / 1 min. / le 13 mai 2024

19h25

Vladimir Poutine se prépare pour une "longue" guerre contre l'Occident

En remplaçant son ministre de la Défense Sergueï Choïgou, Vladimir Poutine annonce qu'il se prépare pour une longue guerre contre les Occidentaux, a estimé le secrétaire du Conseil ukrainien de sécurité Oleksandre Lytvynenko.

"Cela suggère que Poutine planifie une guerre [...] non seulement contre l'Ukraine, mais aussi contre l'Occident dans son ensemble, une guerre contre l'Otan", a-t-il ajouté.

>> Regarder aussi le 19h30 revenir lundi sur le remplacement de Sergueï Choïgu :

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, en poste depuis 2012, a été limogé dimanche par Vladimir Poutine
Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, en poste depuis 2012, a été limogé dimanche par Vladimir Poutine / 19h30 / 2 min. / le 13 mai 2024

>> L'analyse d'Antoine Silacci :

Ministre russe de la Défense limogé : l'analyse d'Antoine Silacci, chef de la rubrique internationale
Ministre russe de la Défense limogé : l'analyse d'Antoine Silacci, chef de la rubrique internationale / 19h30 / 1 min. / le 13 mai 2024

18h55

"30'000" soldats russes engagés dans la nouvelle offensive"

"Plus de 30'000" soldats russes sont engagés dans la nouvelle offensive menée par Moscou dans le nord-est de l'Ukraine, près de la deuxième ville du pays, Kharkiv, qui n'est "pas menacée", a déclaré le secrétaire du Conseil de sécurité nationale et de défense de l'Ukraine.

"Environ 50'000 (soldats russes) se trouvaient à la frontière. Maintenant, il y en a bien plus de 30'000 qui attaquent" dans la région, depuis vendredi, a déclaré Oleksandr Lytvynenko lors d'un entretien accordé à l'AFP.

Un soldat de l'armée russe tire un système de missile antichar en direction d'une position ukrainienne à un endroit non divulgué. [KEYSTONE]
Un soldat de l'armée russe tire un système de missile antichar en direction d'une position ukrainienne à un endroit non divulgué. [KEYSTONE]

Kharkiv "pas menacée"

Il a cependant assuré que, pour l'instant, aucune "menace" ne pesait sur Kharkiv, située à une trentaine de kilomètres de la zone des combats et qui comptait près d'un million et demi d'habitants avant l'invasion russe déclenchée en février 2022.

"Les actions russes se poursuivent dans la zone frontalière. Nous pouvons dire que nous ne voyons pas de menace d'assaut contre la ville de Kharkiv", a déclaré Oleksandr Lytvynenko, qui occupe son poste depuis fin mars.

L'offensive russe dans cette zone était "attendue" car "le renseignement a fourni les informations à temps et les militaires (ukrainiens) étaient prêts", a assuré ce responsable, alors que des médias et des blogueurs militaires ukrainiens s'interrogeaient sur la facilité apparente de l'attaque. 

16h50

L'UE prend des engagements de sécurité à long terme pour l'Ukraine

L'Union européenne s'est engagée à soutenir la sécurité de l'Ukraine à long terme, en garantissant à Kiev davantage d'armes, de formation militaire et d'autres formes de soutien pour les années à venir, selon un projet de document.

Ce projet, initialement dévoilé par le journal allemand Welt am Sonntag ce week-end, définit les engagements de l'UE en matière de sécurité envers l'Ukraine. Les responsables européens espèrent conclure un accord sur ces engagements en juin ou juillet.

En cas d'"agression future", le document indique que l'UE et l'Ukraine ont l'intention de se consulter dans les 24 heures sur les besoins de Kiev et de "déterminer rapidement" les prochaines étapes conformément aux engagements.

Ce document s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large des pays alliés de l'Ukraine visant à garantir un soutien sur le long terme alors qu'aucune issue à la guerre contre l'invasion russe n'est en vue et qu'une adhésion du pays à l'UE ou à l'Otan n'est pas envisageable dans l'immédiat.

16h25

Viola Amherd à Berlin

La présidente de la Confédération Viola Amherd se rendra à Berlin cette semaine pour y rencontrer le chancelier allemand Olaf Scholz. La conférence sur la paix en Ukraine qui se tiendra à la mi-juin au Bürgenstock (NW) sera notamment au menu des discussions.

Le Conseil fédéral a convié plus de 160 délégations pour cette conférence. Parmi les grandes puissances, le chancelier allemand Olaf Scholz et la première ministre italienne Giorgia Meloni ont notamment déjà répondu présent, ainsi que les dirigeants de l'UE Charles Michel et Ursula von der Leyen.

16h00

Des villages toujours sous le feu russe

Une trentaine de villages du nord-est de l'Ukraine étaient lundi sous le feu de la Russie. Celle-c poursuivait sa nouvelle offensive dans la région de Kharkiv, occupant des dizaines de km2 de territoire en quelques jours.

"Plus de 30 localités de la région de Kharkiv ont été touchées par des tirs d'artillerie et de mortier ennemis", a indiqué en milieu de journée sur les réseaux sociaux le gouverneur régional, Oleg Synegoubov.

Il précise que 5762 habitants au total ont été évacués de ces zones depuis le début des combats. L'évacuation d'environ 1600 autres personnes était prévue ce lundi, en dépit d'une "situation assez compliquée", selon lui.

15h25

Arrestation d'un ex-employé de Yandex pour "haute trahison"

Un ancien employé du joyau de la tech russe Yandex, accusé d'avoir financé les activités des forces armées ukrainiennes, a été arrêté pour "haute trahison", ont indiqué lundi les services russes de sécurité (FSB).

"Il a été établi" que cet homme "a effectué un virement de ses propres moyens financiers vers le compte d'une fondation enregistrée en Ukraine pour acquérir des véhicules blindés, des munitions, des équipements et des médicaments pour les forces armées ukrainiennes", affirme le communiqué.

14h20

Reportage en Ukraine, où le risque d’être mobilisé pèse sur tous les hommes

L’Ukraine manque de soldats pour se défendre. Au point que – à l’instar de la Russie – les prisonniers ukrainiens qui le souhaitent pourront bientôt rejoindre les tranchées.

Il s'agit d'un signal fort, mais surtout d'un message à tous les hommes ukrainiens en âge de combattre qu'ils finiront par être mobilisés.

Kiev vient en outre d'abaisser l'âge de la mobilisation à 25 ans. Si Alexei, 21 ans, n’est pas tranquille, il échappe pour l'heure à la mobilisation. Mais pour combien de temps?, s'interroge-t-il au micro du 12h30.

"Mes proches s’inquiètent pour moi et me disent qu’il me faut probablement m’en aller. C'est surtout ma copine et ma mère."

>> Ecouter le reportage dans le 12h30 :

Des soldats ukrainiens sur le Dniepr. [Keystone - AP Photo/Alex Babenko]Keystone - AP Photo/Alex Babenko
Reportage en Ukraine, où le risque d’être mobilisé pèse sur tous les hommes / Le 12h30 / 3 min. / le 13 mai 2024

13h55

Au moins quatre morts par des frappes imputées à l'Ukraine

Des frappes imputées à l'Ukraine dans la région occupée de Lougansk (est) et celle russe de Koursk ont fait lundi au moins quatre morts et sept blessés, ont indiqué les autorités russes.

"Un incendie violent s'est déclenché à la suite d'une frappe sur la zone industrielle de Krasnodon (...). Malheureusement, nous savons déjà que trois personnes sont mortes et quatre autres ont été blessées", a déclaré le responsable russe de la région, Léonid Passetchnik, sur Telegram.

Dans un message distinct, il a imputé cette frappe aux forces armées ukrainiennes.

La ville de Krasnodon, située près de la frontière avec la Russie, à environ 45 kilomètres au sud-est de Lougansk, la capitale régionale, est sous contrôle russe depuis 2014 et connue pour ses mines de charbon.

Dans la région russe de Koursk, frontalière de l'Ukraine, une femme a par ailleurs été tuée et trois personnes blessées lors d'une attaque de drones visant des véhicules dans le village de Popovo-Lejatchi, a indiqué le gouvernement régional.

13h05

Près de 6000 habitants évacués dans la région de Kharkiv, selon le gouverneur régional

Une femme arrive au point d'évacuation dans la région de Kharkiv, le dimanche 12 mai. L'AFP a pu voir dimanche des personnes évacuées, la plupart âgées et désorientées. [AFP - ROMAN PILIPEY]
Une femme arrive au point d'évacuation dans la région de Kharkiv, le dimanche 12 mai. L'AFP a pu voir dimanche des personnes évacuées, la plupart âgées et désorientées. [AFP - ROMAN PILIPEY]

12h25

Nouveau commandant des forces ukrainiennes à Kharkiv

Le commandant des troupes ukrainiennes engagées sur le front de Kharkiv (nord-est) a été remplacé, a déclaré lundi l'état-major, cité par l'agence de presse RBC-Ukraine.

Le général Mykhaïlo Drapatyi mène désormais les opérations. Il a été nommé le samedi 11 mai, a ajouté l'état-major ukrainien, sans préciser les raisons de ce changement.

Depuis vendredi, l'armée ukrainienne fait face à une offensive des forces russes dans l'oblast de Kharkiv, région frontalière.

11h10

Frappes ukrainiennes sur des sites énergétiques russes

L'Ukraine a revendiqué avoir frappé un terminal pétrolier et une sous-station électrique respectivement dans les régions de Belgorod et de Lipetsk, dans l'ouest de la Russie, non loin de la frontière ukrainienne.

"Des explosions ont eu lieu au terminal pétrolier de Oskolneftesnab près de la localité de Stari Oskol, ainsi qu'à la sous-station de Ieletskaïa d'une capacité de 500 kW", a indiqué une source au sein du secteur de la défense ukrainienne, précisant qu'il s'agissait d'une opération des services spéciaux menée avec des drones d'attaque.

09h15

Andreï Belooussov, un ministre de la Défense pour stimuler l'innovation

Le nouveau ministre russe de la Défense Andreï Belooussov, un civil ancien ministre du développement économique qui était jusque-là l’un des vice-Premiers ministres après avoir longtemps travaillé avec Vladimir Poutine, doit, selon le porte-parole du Kremlin stimuler l’innovation et permettre aux idées avancées de s’imposer.

>> Ecouter les précisions de La Matinale :

Le nouveau ministre russe de la Défense Andreï Belooussov. [Keystone/Sputnik, Pool Photo via AP - Ekaterina Shtukina]Keystone/Sputnik, Pool Photo via AP - Ekaterina Shtukina
L'économiste Andreï Belooussov devient ministre de la Défense en Russie / La Matinale / 1 min. / le 13 mai 2024

Mais Sergueï Choïgou, l'ancien ministre de la Défense, en poste depuis 2012, n’est pas mis sur la touche pour autant. En tant que secrétaire du Conseil de sécurité russe, il restera impliqué dans un domaine qu’il connaît bien et paie sans doute l’arrestation d’un de ses adjoints pour corruption et la rébellion des Wagner en juin dernier.

Alors que l’armée russe avance dans la région de Kharkiv et en différents points du Donbass, reste à savoir quel sera l’impact de ce jeu de chaises musicales au sommet du ministère de la Défense. C’est donc sans doute pour éviter une trop longue période de flottement que le chef d’Etat-major Valeri Guerassimov, l’homme en charge des opérations en Ukraine, est maintenu pour l'instant.

>> Ecouter les raisons qui ont poussé Vladimir Poutine à limoger son ministre russe de la Défense dans le 12h30 de la RTS :

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou. [afp - Russian Defence Ministry]afp - Russian Defence Ministry
Les raisons qui ont poussé Vladimir Poutine à limoger son ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou / Le 12h30 / 1 min. / le 13 mai 2024

LUNDI 13 MAI

La Russie avance dans la région ukrainienne de Kharkiv

L'armée ukrainienne a reconnu "des succès tactiques" de la Russie dans la région de Kharkiv (nord-est), où Moscou a revendiqué la prise de quatre localités supplémentaires près de la frontière dans son offensive lancée vendredi, qui a entraîné l'évacuation de milliers de civils.

L'état-major a précisé dans un communiqué que "des combats se poursuivent dans la ville frontalière de Vovtchansk", qui comptait quelque 3000 habitants avant l'offensive en cours et où Moscou a mobilisé "jusqu'à cinq bataillons", selon Kiev.

Prises de quatre localités

Le ministère russe de la Défense a fait état dimanche de la prise de quatre localités très proches de la frontière - Gatichtché, Krasnoïé, Morokhovets et Oleïnikovo - dans la région de Kharkiv qui abrite la deuxième ville d'Ukraine.

Le chef de la police de la région de Kharkiv a déclaré que Vovtchansk était attaquée sur trois côtés et que les troupes russes se trouvaient à sa périphérie. "Malgré les combats actifs, la police continue d'évacuer" la population, a-t-il ajouté.

Le commandant en chef des forces ukrainiennes a lui assuré que "les tentatives de percer nos défenses ont été stoppées", mais il a admis que la situation dans la région de Kharkiv s'était "significativement dégradée" et restait "compliquée". Les forces ukrainiennes "font tout ce qu'elles peuvent pour maintenir leurs lignes de défense et infliger des dégâts à l'ennemi", a-t-il dit.

23h35

Sergueï Choïgou est responsable de "plus de 355'000 victimes" dans l'armée russe, selon Londres

Sergueï Choïgou, ministre russe de la Défense limogé dimanche par Vladimir Poutine, est responsable de "plus de 355'000 victimes", des morts et des blessés, "parmi ses propres soldats" dans la guerre en Ukraine, a affirmé son homologue britannique Grant Shapps.

"La Russie a besoin d'un ministre de la Défense capable d'annuler cet héritage désastreux et de mettre fin à l'invasion, mais tout ce qu'elle obtiendra, c'est une autre marionnette de Poutine", a ajouté le ministre sur X.

21h50

Le ministre russe de la Défense limogé

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, en poste depuis 2012, a été limogé dimanche soir par Vladimir Poutine lors d'un remaniement surprise, quelques jours après l'investiture du président russe pour un cinquième mandat au Kremlin et après plus de deux ans de conflit en Ukraine.

Sergueï Choïgou est remplacé par Andreï Belooussov, un économiste, et devient secrétaire du Conseil de Sécurité, poste occupé jusque-là par Nikolaï Patrouchev, qui est lui démis de ses fonctions, selon un décret publié par le Kremlin.

>> Lire pour plus de détails : Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou limogé

19h35

Volodymyr Zelensky parle de "combats acharnés" dans la région de Kharkiv

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé dimanche que des "combats acharnés" se déroulaient sur certaines parties de la frontière dans la région de Kharkiv, où des milliers de personnes ont été déplacées à la suite d'une offensive russe.

"Des batailles défensives et des combats acharnés se poursuivent sur une grande part de notre frontière", a déclaré Volodymyr Zelensky. "L'idée derrière les attaques dans la région de Kharkiv est d'étirer nos forces et de saper le moral" de l'armée ukrainienne.

17h45

A Kharkiv, toutes les zones frontalières sont sous le feu russe

L'ensemble des "zones" frontalières de la région ukrainienne de Kharkiv sont "sous le feu" russe "presque 24 heures sur 24", a déclaré dimanche le gouverneur de cette région de l'est de l'Ukraine. Il s'exprimait deux jours après le lancement par Moscou d'une offensive dans la région.

"Toutes les zones de la frontière nord sont sous le feu de l'ennemi presque 24 heures sur 24. La situation est difficile", a déclaré sur les réseaux sociaux le gouverneur de la région de Kharkiv, la deuxième ville d'Ukraine.

14h45

Le bilan du nombre de blessés dans l'effondrement d'un immeuble s'alourdit

Au moins 20 personnes ont été blessées dimanche dans l'effondrement partiel d'un immeuble à Belgorod en Russie, près de la frontière ukrainienne, après une frappe de l'armée de Kiev, ont annoncé les secours, selon un nouveau bilan.

Située près de la frontière avec l'Ukraine, Belgorod est régulièrement visée par des attaques de drones explosifs et de missiles ukrainiens, Kiev disant agir ainsi en réponse aux bombardements quotidiens des forces russes sur les villes d'Ukraine depuis plus de deux ans.

13h15

Au moins 17 blessés dans l'effondrement d'un immeuble après un tir ukrainien à Belgorod

Au moins 17 personnes ont été blessées dans l'effondrement partiel d'un immeuble à Belgorod, près de la frontière ukrainienne, après une frappe de l'armée de Kiev, a annoncé le ministre russe de la Santé, Mikhaïl Mourachko.

Le ministère russe de la Défense a précisé, dans un communiqué, que l'armée ukrainienne avait attaqué en fin de matinée "des quartiers résidentiels de la ville de Belgorod". C'est la chute d'un des missiles ukrainiens Tochka-U, intercepté par la défense antiaérienne russe, qui a "endommagé" l'immeuble, selon cette source.

Le bilan pourrait s'alourdir, car une autre partie du toit de l'immeuble concerné s'est effondré, alors même que les sauveteurs étaient à la recherche de survivants dans les décombres, a déclaré le ministère des Situations d'urgence. Le Comité d'enquête, en charge des principales investigations en Russie, a annoncé l'ouverture d'une enquête.

12h30

La Russie revendique la prise de quatre localités supplémentaires dans la région de Kharkiv

Le ministère russe de la Défense a revendiqué dimanche la prise de quatre localités supplémentaires dans la région de Kharkiv, dans la zone frontalière du nord-est de l'Ukraine, deux jours après le déclenchement d'un assaut terrestre de ses troupes dans cette zone.

"Les unités du groupe de troupes 'Nord' ont avancé profondément dans les défenses ennemies et ont libéré les localités de Gatichtché, Krasnoïé, Morokhovets et Oleïnikovo dans la région de Kharkiv", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Samedi, l'armée russe avait affirmé avoir conquis six villages ukrainiens, dont cinq dans la région de Kharkiv.

09h15

Plus de 4000 personnes évacuées dans la région de Kharkiv

Plus de 4000 personnes ont été évacuées des zones frontalières de la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, a déclaré le gouverneur local dimanche, à la suite d'une offensive russe transfrontalière surprise qui a débuté vendredi. "Au total, 4073 personnes ont été évacuées", a écrit le gouverneur Oleg Synegubov sur les réseaux sociaux, un jour après que les forces russes ont revendiqué la prise de cinq villages dans la région.

Oleg Synegubov a indiqué que dimanche un homme de 63 ans avait été tué par des tirs d'artillerie dans le village de Glyboke et qu'un homme de 38 ans avait été blessé à Vovchansk, une ville frontalière qui comptait quelque 3000 habitants avant l'offensive actuelle.

Vendredi, l'Ukraine a déclaré que la Russie avait lancé une attaque dans la région de Kharkiv, faisant de petites avancées dans une zone frontalière d'où elle avait été repoussée il y a près de deux ans.

Le président Volodymyr Zelensky a déclaré dans une allocution samedi soir que les troupes ukrainiennes avaient mené des contre-attaques dans les villages frontaliers de la région de Kharkiv. "Perturber les plans d'offensive russes est désormais notre tâche numéro un", a-t-il dit.

Il a ajouté que les troupes devaient "redonner l'initiative à l'Ukraine" et a exhorté les alliés de Kiev à accélérer les livraisons d'armes.

08h40

Présidentielle en Lituanie sur fond de "menace russe"

Les Lituaniens votent ce dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle à l'issue d'une campagne dominée par les questions de défense, Vilnius cherchant à renforcer sa sécurité face à la Russie voisine. Le pays balte de 2,8 millions d'habitants, une ex-république soviétique qui jouxte l'exclave russe très militarisée de Kaliningrad, craint d'être la prochaine cible si Moscou devait gagner sa guerre contre l'Ukraine.

"La compréhension de la menace russe par la Lituanie est unanime et incontestable et les principaux candidats s'accordent dessus", résume Linas Kojala, directeur du Centre d'études sur l'Europe de l'Est à Vilnius. Les sondages donnent au président sortant, Gitanas Nauseda, une avance confortable sur les sept autres candidats, parmi lesquels figurent la Première ministre Ingrida Simonyte et un avocat connu, Ignas Vegele.

La Lituanie, un pays membre de l'Union européenne et de l'Otan, est connue pour être l'un des principaux donateurs de l'Ukraine et ses importantes dépenses de défense, qui représentent 2,75% de son PIB et que le gouvernement de Mme Simonyte veut porter à 3%.

Vilnius entend utiliser ces fonds pour acheter des chars et des systèmes de défense antiaérienne supplémentaires, et pour accueillir sur son territoire une brigade allemande. Berlin prévoit de stationner environ 5000 soldats en Lituanie d'ici à 2027. Aucun des principaux candidats n'a dit vouloir remettre en cause ces projets.

DIMANCHE 12 MAI

Incendie à la raffinerie russe de Volgograd après une attaque de drone ukrainien

Une attaque de drone ukrainien a provoqué dans la nuit de samedi à dimanche un incendie sur le site de la raffinerie de Volgograd, dans le sud de la Russie, a déploré le gouverneur de la région éponyme, Andreï Botcharov.

"Les forces de défense aérienne et de guerre électronique ont repoussé une attaque de drone sur le territoire de la région de Volgograd", a-t-il d'abord indiqué sur Telegram. "Les conséquences de la chute d'un drone suivi d'une détonation ont provoqué un incendie sur le site de la raffinerie de pétrole de Volgograd", a-t-il ajouté. Le responsable a précisé que "l'incendie a été éteint" depuis et "il n'y a pas de victimes".

Le ministère russe de la Défense avait, de son côté, affirmé dans son rapport matinal avoir intercepté un total de huit drones ukrainiens dans la nuit, dont un "au-dessus du territoire de la région de Volgograd". L'armée russe n'a toutefois pas donné davantage de précisions sur cet engin et les conséquences entraînées par sa chute.

Propriété du géant Loukoïl, la raffinerie affirme sur son site internet être "le plus gros producteur de produits pétroliers dans le district fédéral du Sud", qui rassemble huit régions dans le sud-ouest de la Russie. Le site avait déjà été la cible d'une attaque de drone ukrainien début février, sans faire de victime là non plus.

21h30

Les Ukrainiens travaillant en Allemagne peuvent y rester, dit Olaf Scholz

Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a déclaré samedi que les Ukrainiens titulaires d'un permis de séjour et travaillant en Allemagne pouvaient y rester, alors que Kiev cherche à recruter des ressortissants vivant à l'étranger pour faire la guerre.

Le gouvernement ukrainien a durci les règles le mois dernier en interdisant temporairement aux hommes en âge de servir dans l'armée de demander un passeport à l'étranger, afin de faire face au manque de troupes qui résistent aux attaques russes sur le terrain.

"La situation juridique est telle que le droit de séjour ici n'est pas remis en question", a déclaré Olaf Scholz lors d'un événement diffusé sur Internet par le groupe de journaux RND.

14h50

Trois morts et huit blessés dans une frappe ukrainienne sur un restaurant à Donetsk

Un restaurant à Donetsk, ville occupée par Moscou dans la région ukrainienne éponyme, a été la cible d'une frappe ukrainienne samedi. "Le restaurant Paradise, situé dans le quartier Kirovsky de Donetsk, a été directement touché et trois civils ont été tués", a indiqué sur Telegram le chef de l'occupation russe de la région, Denis Pouchiline. "A l'heure actuelle, nous avons connaissance de huit blessés", a-t-il ajouté.

Selon le responsable russe, un missile de lance-roquettes américain Himars "a touché directement le restaurant (le mur extérieur, le vitrage sur tout le périmètre du bâtiment et les structures de la rue ont été endommagés) et un second a touché un bâtiment inachevé situé à proximité (le toit a été endommagé)".

Des images diffusées sur les réseaux sociaux par des médias russes locaux montraient un bâtiment aux fenêtres soufflées, des corps inertes allongés sur le sol. La façade était en partie effondrée et le toit présentait un trou imposant, selon ces images.

13h20

Deux morts dans des attaques ukrainiennes de drones à Belgorod et Kursk

Les gouverneurs des régions russes de Belgorod et de Kursk ont déclaré samedi que des attaques ukrainiennes de drones ont fait deux morts.

Le gouverneur de la région de Belgorod a déclaré dans un communiqué publié sur Telegram qu'un homme a été tué et un autre blessé après une frappe de drone ukrainien ayant visé un camion en stationnement.

Son homologue de la région de Kursk a annoncé la mort d'un civil touché par une attaque de drone dans la ville de Sudzha.

Belgorod comme Kursk ont fait l'objet d'attaques régulières depuis le début du conflit.

12h45

L'offensive russe se poursuit sur la région de Kharkiv

La Russie poursuit son offensive lancée vendredi dans la région de Kharkiv, proche de la frontière, obligeant les civils ukrainiens à évacuer. Près de 1800 civils ont été évacués dans ces localités, informe le gouverneur. Il s'agit souvent de personnes âgées.

L'Ukraine peine à protéger sa frontière et contenir l'avancée de la Russie. Dans la région, ces dernières semaines, on pouvait voir l’armée ukrainienne creuser à tour de bras des tranchées. Mais pas assez pour contenir l’attaque russe la plus dure dans cette zone frontalière depuis plus d’un an et demi.

Le rapport de force n’a jamais été aussi défavorable à l’Ukraine depuis le début de la guerre. Les livraisons d’armes ont pris du retard, quasiment six mois. L’Ukraine manque également de soldats.

Selon des soldats ukrainiens au front joints par la RTS, la proportion actuelle est de 35 obus tirés par les Russes pour 1 obus ukrainien.

>> Les précisions de Maurine Mercier, correspondante en Ukraine, dans le 12h30 :

Des centaines de personnes ont été évacuées de zones proches de la frontière russe de Kharkiv. [Keystone]Keystone
Des centaines de personnes fuient les combats dans la région de Kharkiv en Ukraine / Le 12h30 / 2 min. / le 11 mai 2024

12h30

Le ministère russe de la Défense affirme avoir "libéré" six villages dans l'est de l'Ukraine

Le ministère russe de la Défense a déclaré samedi que ses forces avaient pris le contrôle de six villages dans l'est de l'Ukraine.

Le ministère a déclaré sur Telegram que les troupes avaient "libéré" les villages ukrainiens de Borisivka, Ogirtseve, Pletenivka, Pylna et Strilecha dans la région de Kharkiv, près de la frontière avec la Russie, ainsi que le village de Keramik dans la région de Donetsk.

SAMEDI 11 MAI

Des centaines de personnes évacuées dans la région de Kharkiv après l'attaque russe

Des centaines de personnes ont été évacuées de zones proches de la frontière russe, dans la région ukrainienne de Kharkiv, a déclaré le gouverneur régional, au lendemain du lancement par la Russie d'une offensive terrestre transfrontalière surprise.

"Au total, 1775 personnes ont été évacuées", a écrit le gouverneur Oleg Synegubov sur les réseaux sociaux, ajoutant que la Russie avait procédé à des tirs d'artillerie et de mortier sur 30 localités de la région au cours des dernières 24 heures.

Les forces russes ont fait de petites avancées dans la zone frontalière, dont elles avaient été repoussées il y a près de deux ans. Une source militaire ukrainienne de haut rang a déclaré que les forces russes avaient avancé d'un kilomètre en Ukraine et tentaient de "créer une zone tampon" dans la région de Kharkiv et celle voisine de Sumy afin d'empêcher les attaques contre le territoire russe.

Des centaines de personnes ont été évacuées de la région de Kharkiv après l'attaque russe. [KEYSTONE]
Des personnes âgées en train d'être évacuées dans la région de Kharkiv. [KEYSTONE]

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