Modifié le 14 juillet 2015 à 10:35

Méditerranée, Vietnam ou Brésil, la carte des vacances des parlementaires

Les parlementaires fédéraux ont délaissé Berne pour un peu de repos - en Suisse ou à l'étranger.
Regards de campagne 1: les vacances des parlementaires Le Journal du matin / 3 min. / le 14 juillet 2015
De nombreux élus prennent une pause estivale malgré la campagne en vue des élections fédérales, selon un sondage de la RTS auprès des parlementaires. Et les plages de la Méditerranée ont la cote.

Parmi la cinquantaine de conseillers nationaux ou conseillers aux Etats interrogés, deux catégories se dessinent: ceux pour qui campagne et vacances sont incompatibles et ceux qui s'accordent une bouffée d'oxygène avant le sprint final. Ainsi, à la tête des Verts, la studieuse Vaudoise Adèle Thorens s'octroiera "des petites pauses au dernier moment" en fonction de la charge de travail. A l'inverse, son alter ego alémanique, la Bernoise Regula Rytz, a planifié deux semaines au Tessin.

Les plages de la Grande bleue très courues

Les parlementaires qui prennent une pause ont une nette préférence pour la mer - à l'exemple de la conseillère aux Etats Géraldine Savary (PS/VD), jointe sur une plage grecque. Au total, parmi les politiciens sondés, un sur deux se retrouvera sous le soleil de la Méditerranée.

Pour d'autres, les vacances sont militantes. Ainsi le conseiller national socialiste genevois Carlo Sommaruga (PS/GE), président de la commission de politique extérieure, parcourt la Lituanie, la Lettonie et l'Estonie pour soutenir "des pays faisant face à l’arrogance russe". Mais il passera aussi quelques jours en Grèce, convaincu que "les euros laissés sur place favoriseront l'économie locale".

Parmi les exceptions, le conseiller national Yves Nidegger (UDC/GE), le plus globe-trotteur des élus contactés, se rendra au Vietnam puis au Cambodge.

Escapades à Locarno

L'agenda estival des élus compte aussi des week-ends prolongés à l'Exposition universelle de Milan ou au Festival du film de Locarno, rendez-vous devenu incontournable. Un bon tiers des parlementaires qui ont répondu iront sur la Piazza Grande, à l'instar du conseiller national Dominique de Buman (PDC/FR), qui lance: "C'est un peu notre université d'été".

Pas d'influence du franc fort

Rares sont les parlementaires qui restent en Suisse et qui le revendiquent. A l'exception de quelques-uns, comme le président du PDC Christophe Darbellay, une écrasante majorité d'élus n'a pas tenu compte du franc fort. Même ceux - plusieurs UDC - qui au Parlement plaident pour des vacances indigènes comme soutien au tourisme.

Pietro Bugnon

Publié le 14 juillet 2015 à 07:54 - Modifié le 14 juillet 2015 à 10:35