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Pour son 9e polar, Nicolas Feuz invente un héros procureur, comme lui

Nicolas Feuz. [Julien Audemars - RTS]
Livre: Nicolas Feuz , "Le miroir des âmes" / Vertigo / 5 min. / le 20 août 2018
A raison d'un roman par an depuis 2010, le procureur du canton de Neuchâtel sort son neuvième polar, "Le Miroir des âmes", édité chez Slatkine & Cie. L'auteur envisage de faire une série avec son nouveau héros.

La rentrée littéraire d'automne aligne ses chiffres: 567 romans, dont 381 francophones et 186 en langue étrangère. Si le nombre de traductions a baissé de 2,5% par rapport à l'an dernier, celui des premiers romans augmente. On en compte 94.

Editeur parisien

Parmi cette moisson, "Le Miroir des âmes", le nouveau polar du procureur du canton de Neuchâtel, Nicolas Feuz, en librairie dès le 23 août.

Depuis 2010, le magistrat qui, enfant, imaginait déjà des enquêtes policières mais sous forme de BD, écrit et auto-publie un livre par an. Pour sa neuvième enquête, Nicolas Feuz s'offre les services d'un éditeur parisien, Slatkine & Cie, et un nouvel héros, procureur comme lui. "Ce n'était pas mon idée mais celle de mon éditeur. Au départ, j'ai eu peur de devoir me plonger dans la procédure française mais il m'a dit: surtout pas! Cela doit se passer chez vous et décrire ce que vous connaissez".

Neuchâtel, capitale du crime

Et Nicolas Feuz connaît Neuchâtel comme sa poche. Il en fait donc le théâtre d'une enquête à trois inconnues: un attentat en plein coeur de la ville, un tueur en série surnommé le Vénitien parce qu'il fait couler du verre de Murano dans la gorge de ses victimes et un réseau albanais de prostitution.

Connaissance intime des lieux, mais aussi du métier.

Créer un personnage de procureur était à la fois facile, puisque je m'inspire de ce que je vis au quotidien, et difficile car ce que je vis au quotidien manque d'action.

Nicolas Feuz, procureur du canton de Neuchâtel et auteur de polars

Le magistrat a donc imaginé un procureur pro-actif, plus proche de la police. Mais un procureur qui n'aime pas trop les flics qui d'ailleurs le lui rendent bien. Rien à voir avec Nicolas Feuz qui entretient de bons contacts avec la police, et pas non plus avec des personnages réels. "Le Miroir des âmes" n'est pas un roman à clé.

Je ne me suis inspiré d'aucun collègue.

Nicolas Feuz

Et déjà une suite...

Si ses huit premiers polars l'ont fait connaître en Suisse romande où il a vendu plus de 100'000 exemplaires, se faire éditer en France devrait lui permettre de conquérir le marché francophone, et pourquoi pas de faire de son procureur le personnage récurrent d'une série. D'ailleurs, Nicolas Feuz travaille déjà sur un deuxième et troisième volume.

Propos recueillis par Christine Gonzalez/mcm

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