Modifié le 02 mars 2018 à 16:06

A Fribourg et Echichens, deux salons pour une même idée du texte

Affiche du Salon du livre romand
Le Salon du livre romand de Fribourg, 4e édition Versus-lire / 33 min. / le 02 mars 2018
Salon du livre romand à Fribourg et Salon International de l'Ecriture à Echichens. Le temps d'un week-end, deux vitrines mettent en valeur la richesse et la diversité du texte en Suisse romande.

Plus de deux cents auteurs et une trentaine d'éditeurs de la place sont présents ce week-end à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Fribourg (BCU), où se tient la quatrième édition du Salon du livre romand.

Né en 2014 à Bulle dans des conditions très modestes, ce salon d'éditeurs s'adresse à un large public, curieux de découvrir la riche production du livre dans nos contrées. Selon Charly Veuthey qui en a repris la présidence et éditeur lui-même, c'est un salon d'artisans passionnés à vocation régionale. Ainsi se démarque-t-il des autres manifestations littéraires dont la plupart se tiennent autour du bassin lémanique. C'est un signe, les éditeurs fribourgeois, jurassiens et neuchâtelois y sont des hôtes privilégiés.

Charly Veuthey.

J'ai hérité du nom Salon du livre romand. A un moment je me suis demandé s'il ne fallait pas l'appeler Fête fribourgeoise du livre, mais ça aurait peut-être senti la frite et la bière. Finalement, le nom du salon est bien comme ça. C'est un salon romand qui présente le travail des éditeurs d'ici.

Charly Veuthey, président du Salon du livre romand de Fribourg

A salon modeste, budget restreint. Charly Veuthey parle volontiers chiffres pour mettre en avant le fait que ce salon repose sur plusieurs dizaines de bénévoles, eux aussi passionnés. 45'000 francs de trésorerie, c'est peu en comparaison du Livre sur les quais à Morges ou du Salon du livre et de la presse de Genève. On y trouve pourtant une même volonté de mettre en scène le livre à travers de nombreuses lectures musicales et autres performances littéraires. Mais la programmation du salon de Fribourg offre aussi plusieurs débats - sur l'état de l'édition et de la critique littéraire par exemple - qui se tiendront dans les locaux de l'Arsen'alt, anciens arsenaux situés à deux pas de la BCU.

>> A écouter, la chronique "Vertigo" consacrée au Salon du livre romand:

Visuel du Salon Du Livre Romand 2018.
Mascha - DR
Vertigo - Publié le 01 mars 2018

Pendant ce temps-là à Echichens…

Simultanément, un autre salon se tient à Colombier-sur-Morges, dans la commune d'Echichens. Le Salon International de l'Ecriture est né l'année dernière sous l'impulsion de la journaliste Sylvie Guggenheim. Pour sa deuxième édition, son objectif est resté le même: mettre en lumière les professionnels de l'écriture, que ce soit sur le plan rédactionnel ou matériel. Ainsi, se trouvent réunis dans un même espace écrivains publics, graphologues, correcteurs, rédacteurs web, scénaristes, calligraphes et… fabricants de stylos en bois. Tous sont invités à présenter leur domaine de compétence dont certains restent méconnus du grand public.

Sylvie Guggenheim l'affirme clairement, il ne s'agit pas d'un énième salon du livre. Pour cette raison, les seuls écrivains présents sont des auteurs autoédités considérés par la fondatrice comme des artisans de l'écriture non reconnus.

Tout comme la manifestation fribourgeoise, le Salon de l'Ecriture s'adresse à un large public. De nombreuses animations sont destinées aux familles et aux jeunes lecteurs. En parallèle, un ensemble de conférences et ateliers est proposé à un auditoire plus confidentiel. Cette année, le thème de l'écriture en rapport au genre sera au cœur des débats, notamment grâce à la participation de la Fondation Bodmer de Cologny.

Le Salon de l'Ecriture d'Echichens arbore fièrement son caractère international. Selon Sylvie Guggenheim, une telle rencontre n'existe nulle part ailleurs, raison pour laquelle plusieurs participants venus d'outre frontière en font partie. Un gage d'ouverture supplémentaire pour cette petite commune vaudoise.

Jean-Marie Félix/ld

Publié le 02 mars 2018 à 14:28 - Modifié le 02 mars 2018 à 16:06