Liza Manili étonne avec un mélange de rétro et de modernité
Au premier abord tout droit sortie des années 80 mais dégageant ensuite un son nettement plus moderne, Liza Manili (rien à voir avec la diva américaine presque homonyme) sort un premier album éponyme. A 26 ans, la Strasbourgeoise séduit par une touche d'originalité presque enfantine.
Onze chansons pop au son à la fois rétro et kitsch lancent la carrière musicale de cette auteur-interprète qui compte aussi quelques rôles au cinéma. Le ton est léger, la voix est rapide ici ou là, langoureuse ailleurs, la musique passe sans crier gare d'une sonorité électro à des guitares résolument rock, on est aussi perdu qu'attiré.
Dans la lignée des voix atypiques
Un premier disque qui part dans toutes les directions. [RTS]
Si l'ensemble est plaisant, cet éclectisme comporte quelques accrocs, tel ce "Christopher Williams" beaucoup trop long ou "On ne se le dit pas", répétitif à en devenir étourdissant. Signe de l'impression étrange que laisse Liza Manili, cette même répétition est très réussie dans "Se revoir".
Mais les deux meilleurs titres, bien servis par des paroles qui vont plus loin que la simple balade amoureuse, sont sans conteste "L'éclipse", fruité et énergique, et "Le grand A", plus tendre. Cet album plaira donc avant tout à ceux qui aiment les voix atypiques, dans la veine de Lio ou surtout Camelia Jordana.
Marshmallow, les Beatles de Clermont
A l'ère des groupes trop égocentrés, une rencontre avec le quatuor Marshmallow est des plus rafraîchissantes. Ces copains d'enfance livrent une pop/rock efficace, toute en légèreté et sans message particulier à adresser au public. A écouter en toute simplicité.
L'histoire du groupe Marshmallow débute au début des années 2000, quand ces quatre gars de Clermont-Ferrand
Marshmallow tente d'offrir un son ensoleillé à ses auditeurs. [RTS]
inspirés par la musique des années 70, et des Beatles en particulier, se lancent dans une tournée à travers la France. Une, deux, trois scènes et jusqu'à 300 aujourd'hui. Un producteur les repère et les aide à sortir un album, "A l'heure d'été".
L'heure d'été, Hélène et les baobabs
Avec Marshmallow, on est loin de la guimauve écoeurante et on se replonge sans peine dans le vieux rock du passé, mâtiné de pop. Un groupe aux textes et au look débraillés qui rappelle réellement les Beatles, à la sauce française. A l'image du single "A l'heure d'été", toutes les chansons se veulent ensoleillées, comme un remède à la grisaille. En témoignent les titres où se rencontrent les palmiers, les bloody mary, les baobabs, le désert et le soleil.
Symbole de cette légèreté, le groupe n'a pas hésité à parodier les mythiques séries des années 90 "Hélène et les garçons" et "Premiers baisers" pour le clip de promotion de l'album.
Louisy Joseph peine à tonifier sa radio
Louisy Joseph pas très convaincante. [RTS]
L'éternelle question des suites de la téléréalité se pose avec Louisy Joseph. Celle qui avait éclaté en 2001 avec Popstars et les L5 revient avec un 2e album solo, "Ma radio". Et si son premier CD après la séparation du groupe avait connu un joli succès en 2008, il n'est pas sûr que l'accueil soit aussi bon pour celui-ci.
Porté par le single "Chante" aux sonorités pop mille fois entendues et malgré des paroles parfois plus engagées ("Le message de nos pères", seul titre intéressant), cet album manque vraiment d'énergie. Et si la voix est jolie, on se demande si ces 15 chansons parviendront à at tirer un public de plus de 16 ans.
Frédéric Boillat