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Roger Federer: "J'arrive à Melbourne avec beaucoup de confiance"

Le no2 mondial ne cache pas ses ambitions. [Made Nagi - Keystone]
Le no2 mondial ne cache pas ses ambitions. [Made Nagi - Keystone]
La question est sur toutes les lèvres à l'Open d'Australie. Roger Federer peut-il gagner un 18e titre du Grand Chelem, deux ans et demi après son dernier sacre à Wimbledon? Le principal intéressé y croit fortement, lui qui reste sur... 11 (!) demi-finales de rang à Melbourne.

Coiffé d'une casquette jaune fluo, Federer est apparu décontracté et relax samedi devant les journalistes. Le Bâlois a abordé différents thèmes avec la sérénité qu'on lui connaît.

La place de no1... pourquoi pas

Le Bâlois a son objectif bien en vue. [DAVID CROSLING  - Keystone]Le Bâlois a son objectif bien en vue. [DAVID CROSLING - Keystone]Ses objectifs en 2015: Si la place de no1 mondial est à ma portée, je vais essayer de l'atteindre. Mais ce n'est  pas que j'en ai réellement besoin. On en saura plus après l'Open d'Australie sur mes chances d'y parvenir. Mes priorités seront définies plus précisément après la pause que je vais m'octroyer en février. Sur les 6 premiers mois, mes 3 objectifs principaux sont l'Open d'Australie, Indian Wells et Wimbledon.

Wimbledon 2012, sa dernière victoire en Grand Chelem: Cela remonte à longtemps? On peut le dire comme ça, même si en 2013 je savais que je n'étais pas en mesure d'en gagner un (ndlr: en raison de douleurs au dos). Il est important que j'aie accompli une excellente année 2014. Je n'étais pas si loin d'y parvenir, notamment à Wimbledon.

"Plus rassuré qu'il y a un année"

Aborde-t-il l'Open d'Australie dans de meilleures dispositions qu'en 2014? Oui c'est plus calme cette année. L'an dernier, il y avait beaucoup d'inconnues. Nouvelle raquette, nouveau coach (ndlr: Stefan Edberg), est-ce que mes douleurs au dos n'étaient plus qu'un mauvais souvenir? Cette année, j'arrive à Melbourne avec beaucoup de confiance, et on sait que c'est primordial pour remporter un tel tournoi. J'ai aussi gagné à Brisbane la semaine dernière, donc je me sens rassuré sur ma forme.

Toujours avec Stefan Edberg: On en a discuté au Masters de Londres. Il a pris la décision en 5 minutes et m'a donné son accord pour 2015. Stefan vient d'ailleurs d'arriver à Melbourne. Je suis vraiment ravi qu'il ait souhaité poursuivre cette collaboration. Il sera disponible pendant une dizaine de semaines et reste très flexible. C'est à moi de lui dire quand je souhaite l'avoir à mes côtés. Quoi qu'il en soit, on a toujours beaucoup de contact par téléphone, il me donne régulièrement son avis.

Nick Bollettieri a toujours un regard acéré sur le monde du tennis. [Brian Snyder - Reuters]Nick Bollettieri a toujours un regard acéré sur le monde du tennis. [Brian Snyder - Reuters]"La Coupe Davis? Pas si simple"

Le 1er tour de Coupe Davis en mars en Belgique: Je prendrai sans doute la décision après l'Open d'Australie. On en discute actuellement avec le capitaine (ndlr: Severin Lüthi). Cela n'est pas si simple de repartir au combat après avoir gagné le trophée...

Un éventuel quart de finale de Coupe Davis dans un stade de foot en Suisse pour battre le record de spectateurs: J'ai été un peu surpris par cette idée. Un record? Je reste toujours prudent. Peut-on vraiment vendre en Suisse 30'000 billets pour une telle rencontre, je ne sais pas si ça marchera. Pour l'instant, ce n'est pas d'actualité de toute façon.

Melbourne, Stéphane Altyzer

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Bollettieri croit en Federer

Présent à Melbourne, Nick Bollettieri (83 ans) a indiqué croire aux chances de Federer de remporter un nouveau titre du Grand Chelem: "Stefan Edberg a eu une influence majeure sur l'évolution de son jeu. Federer s'est rapproché de la ligne de fond et prend la balle plus tôt". Avec un tel coach à ses côtés, il peut sans aucun doute le faire!", souligne le vétéran coach américain, fondateur en 1978 de la Nick Bollettieri Tennis Academy.

Federer no1 après l'Open d'Australie? Difficilement!

Le Bâlois pourrait redevenir no1 mondial à l'issue du tournoi, même si cela semble peu probable. Il doit en effet pour cela non seulement décrocher le titre, mais surtout espérer que Novak Djokovic n'atteigne pas... les huitièmes de finale.

La dernière fois que le Serbe n'est pas arrivé à ce stade de la compétition dans un tournoi du Grand Chelem, c'était à Roland-Garros en... 2009.

Nadal en mode prudence

Contrairement à Roger Federer, Rafael Nadal n'arrive lui pas en position de force en Australie, après ses pépins physiques de 2014. "Je ne figure pas parmi les favoris", concède le Majorquin. "Je ne me sens pas prêt aujourd'hui à gagner ce tournoi".

"Les favoris sont toujours les mêmes", poursuit le no3 mondial. "Novak (Djokovic) est sur sa surface de prédilection. Roger (Federer) a disputé une incroyable saison 2014. Et Andy (Murray), je pense, joue bien actuellement".