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Suisses et Tchèques dos à dos

Stanislas Wawrinka. [Martial Trezzini - Keystone]
Stanislas Wawrinka. [Martial Trezzini - Keystone]
Pour son premier match de Coupe Davis avec la Suisse, Henri Laaksonen (ATP 289) a pris un set à Tomas Berdych (ATP 6). Fort de son expérience, le Tchèque s'impose 6-3 6-2 6-7 6-1 en 2h34' et permet à son équipe d'égaliser à 1-1. Plus tôt dans la journée, Stanislas Wawrinka avait lancé de manière idéale ce 1er tour de Coupe Davis en battant 6-4 6-3 6-4 le no 2 tchèque Lukas Rosol (ATP 73).

Comme attendu, les Suisses et les Tchèques restent au coude à coude après la première journée de leur duel de Coupe Davis (1-1). Les deux leaders, Stanislas Wawrinka et Tomas Berdych, ont chacun tenu leur rang vendredi à Palexpo. Le no1 helvétique n'a guère connu de difficultés pour venir à bout de Lukas Rosol.

Pour son baptême du feu en équipe de Suisse, Henri Laaksonen a pris un set au numéro 6 mondial Tomas Berdych.  [MARTIAL TREZZINI

 - Keystone]Pour son baptême du feu en équipe de Suisse, Henri Laaksonen a pris un set au numéro 6 mondial Tomas Berdych. [MARTIAL TREZZINI - Keystone]La tâche n'a pas été aussi simple pour le sixième joueur de la hiérarchie face à Henri Laaksonen. La Suisse est donc à mi-chemin dans les prévisions de son capitaine Severin Luethi. Celui-ci espérait que le score serait de 2-2 avant le 5e match décisif de dimanche. La République tchèque, tenante du titre, devrait ainsi supporter tout le poids de la pression.

Impérial, Stanislas Wawrinka a offert un premier point à l'équipe de Suisse lors de la rencontre initiale de ce premier tour. Le Vaudois s'est imposé 6-4 6-3 6-4 devant Lukas Rosol (ATP 73). Inquiété en début de match, le matricule 17 au classement ATP n'a plus connu de véritables alertes par la suite.

Il a su demeurer concentré et resserrer son jeu pour conclure en 1h41'. Stan a connu un début de partie difficile. Alors que le longiligne Rosol servait le plomb, le droitier de St-Barthélémy peinait à passer ses premières et connaissait quelques soucis dans l'échange. Il a ainsi concédé le break dans le 7e jeu de la manche initiale en commettant quatre fautes directes.

Le tournant dans le 8e jeu

Mais Wawrinka ne s'est pas désuni. Au contraire, il a réagi avec un aplomb remarquable, en profitant, il est vrai, d'une baisse de régime de son adversaire pour reprendre le service tchèque dans la foulée (4-4). Cela a été le tournant de la rencontre.

Alors que Rosol a commencé de décliner dans le jeu, le Vaudois a, lui, haussé le ton dans sa mise en jeu. Il n'a ainsi concédé plus que 13 points sur son service jusqu'à la fin du match, dont 3 dans le 2e jeu du dernier set, où il a dû sauver deux balles de break.

Dominateur dans l'échange,porté par les 3200 personnes présentes, Stan a offert une solide prestation, digne d'un leader d'une équipe prête à un exploit.

Pas de miracle pour Laaksonen

Tomas Berdych a fait parler son expérience pour battre Henri Laaksonen et ramener son équipe à 1-1. [Keystone]Tomas Berdych a fait parler son expérience pour battre Henri Laaksonen et ramener son équipe à 1-1. [Keystone]Il n'y a pas eu de miracle pour le baptême du feu d'Henri Laaksonen. Lancé dans l'arène par Severin Luethi, le Seelandais de 20 ans (ATP 289) s'est incliné 6-3 6-2 6-7 6-1 devant le no1 tchèque, Tomas Berdych. Durant deux sets, le droitier né à Lohja (FIN) n'a pas vraiment existé.

Peut-être paralysé par l'enjeu, il a adopté une attitude trop attentiste et a ainsi subi la loi du cogneur tchèque. En délicatesse avec sa première balle (54%) de surcroît, Laaksonen a rapidement été distancé dans ces deux manches. La donne a cependant changé dans le 3e set. De plus en plus bruyant, le public ne s'y est pas trompé. Il a poussé un Laaksonen animé d'autres intentions.

De timide, le jeune homme n'avait plus rien. Libéré, agressif, porté par un premier service retrouvé (72%) et un coup droit efficace, Laaksonen a défendu crânement sa chance. Fébrile face à ce baroud d'honneur inattendu, Berdych a ainsi dû disputer un tie-break.

Pire encore pour lui! Il a laissé filer celui-ci sous les coups d'un Seelandais euphorique, qui, malgré quelques grossières erreurs dans le jeu décisif, a logiquement conquis la 3e manche. La folle ambiance,qui s'est alors emparée de Palexpo, est vite retombée. Piqué dans son orgueil par le petit exploit de Laaksonen, Berdych s'est montré impitoyable dans l'ultime set pour finalement s'imposer en 2h34'.

ILS ONT DIT:

STANISLAS WAWRINKA: J'étais un peu nerveux en début de match, j'étais hésitant avec mon jeu, je ne prenais pas forcément les bonnes décisions. Mais le break m'a quelque sorte obligé à jouer plus simple, plus agressif. Je savais qu'il fallait se montrer agressif, ne pas lui laisser le temps, ce qu'il aime bien. Je suis content de mon jeu, satisfait d'avoir pu conclure en trois manches. Je suis également heureux du soutien du public suisse, même si les Tchèques ont fait beaucoup de bruit (rires). Le coup entre les jambes de Rosol au 1er set (ndlr: 2e point du 10e jeu)? Superbe! C'était le point du match.

HENRI LAAKSONEN: J'ai évolué de manière générale au niveau auquel je m'attendais. J'étais trop nerveux en début de rencontre, mais c'est allé de mieux en mieux par la suite. Je ne peux bien entendu pas être satisfait d'avoir perdu (rires), j'ai profité néanmoins de l'expérience et de l'ambiance aussi. Et je suis très content des points réussis

SEVERIN LÜTHI: Je suis très heureux du jeu présenté par Henri, il a donné son maximum. Maintenant, je crois que les Tchèques sont "ok" avec le 1-1 et nous aussi. Il faudra trouver une bonne complicité demain dans le double. Mais on n'a pas encore décidé définitivement qui jouerait demain ce match.

LUKAS ROSOL: Je ne m'explique pas ma baisse de niveau. Mais c'est certain que si j'avais pu le maintenir et enlever le huitième jeu, l'histoire aurait alors été bien différente. Il a très bien joué, mais j'ai eu ma chance dans le premier set. Dans les deux autres manches, cela est devenu très difficile pour moi. Il a à chaque fois réussi le break très tôt (ndlr: 2e et 1er jeu) et cette avance l'a mis dans des conditions plus confortables.

TOMAS BERDYCH: Je suis bien rentré dans la rencontre avec une bonne première balle et des points pas trop difficiles à négocier. Les choses se sont compliquées dans le 3e set. J'étais à 15-40 dans le premier jeu, il a réussi trois super services ensuite et ça l'a mis en confiance. Il a montré qu'il pouvait très bien servir. Et quand tu as ton service avec toi, tu te procures des points faciles qui te permettent de te concentrer sur les autres, ce qu'il a bien fait.

De Genève, Ludovic Perruchoud

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Coupe Davis: Suisse-République tchèque 1-1 (01.02 - 03.02)

Genève (indoor)

Vendredi:
Stanislas Wawrinka-Lukas Rosol 6-4 6-3 6-4
Tomas Berdych-Henri Laaksonen 6-3 6-2 6-7(5-7) 6-1

Samedi. Dès 13h30:
Wawrinka/Marco Chiudinelli-Ivo Minar/Jiri Vesely.

Dimanche. Dès 12h30:
Wawrinka-Berdych
Laaksonen-Rosol.

Les coulisses de la rencontre

UNE PRESENCE SYMPATHIQUE: son fils n'est pas là? Peu importe. Robert Federer était bien présent dans la halle 7 de Palexpo pour soutenir l'équipe de Suisse. Corollaire: on pourra dire ce qu'on voudra, il y avait bel et bien un Federer lors de cette rencontre.

LE PARI DE WAWRINKA: "je suis prêt pour jouer le double aux côtés de Marco (ndlr: Chiudinelli)", annonce Wawrinka. Si le double suisse devrait être celui annoncé, la donne sera certainement différente côté tchèque. "Si je devais miser, je parierais bien sur une paire Rosol, Berdych pour demain". Et tant Berdych que le capitaine Jaroslav Navratil lui ont donné raison en confirmant l'information après le match.