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US Open - Carnet 2: Murray voit rouge, Zverev déroule, un Parisien déboule

Andy Murray était déjà tendu en plein match lundi. [Seth Wenig - AP]
Andy Murray était déjà tendu en plein match lundi. [Seth Wenig - AP]
24 heures plus tard, Andy Murray n'a toujours pas digéré l'attitude de Stefanos Tsitsipas et continue de le "fusiller". Pendant ce temps-là, Alexander Zverev, Belinda Bencic et Novak Djokovic ont géré leur entrée en matière. Au contraire de Pablo Carreno Busta, battu par un Parisien qui évolue sous bannière américaine.

TSITSIPAS AU COEUR DE LA CIBLE... Stefanos Tsitsipas en prend plein la tête depuis la nuit de lundi à mardi. Son comportement au 1er tour contre un Andy Murray qu'il a battu vaut en effet au Grec de violentes critiques. "J'ai perdu tout respect pour lui", a notamment lancé Murray, qui n'a pas du tout aimé les pauses que son jeune adversaire a prises. "Je m'y attendais, mais même si tu t'y prépares mentalement, tu ne peux pas empêcher que cela t'affecte", a relevé l'Ecossais, éliminé au bout des 5 sets. Avant d'insister: "C'est un joueur brillant, super pour notre sport, je le classe très haut, mais j'ai perdu tout respect pour lui." Mardi, l'ancien no 1 mondial n'avait toujours pas digéré et s'est encore épanché sur Twitter. Ce qu'il ne fait jamais lorsque les pauses-pipi de son copain Novak Djokovic interviennent à des moments décisifs. Foutue inégalité de traitement!

BENCIC TRANQUILLE... Belinda Bencic s'est abstenue de mettre une rouste à Rus (Arantxa de son prénom), mais elle a tout de même très bien géré son entrée en matière. Victorieuse 6-4 6-4 de son 1er tour, la Saint-Galloise devra se montrer tout aussi sereine au tour suivant contre Martina Trevisan. Révélation de Roland-Garros 2020, où elle avait atteint les quarts de finale, l'Italienne est en effet assez imprévisible. Mais de là à faire tomber la championne olympique...? Bencic ne peut ni ne veut l'envisager.

UNE AUTRE DÉFINITION... "Lucky-Loser" mardi matin, malheureuse perdante mardi après-midi. Tel a été le destin de Stefanie Voegele. Repêchée des qualifications, où elle s'était inclinée au 3e tour, l'Argovienne n'a pas pu (ni su) saisir l'occasion qui lui était offerte de passer en 32es de finale. Elle a été dominée par la jeune Emma Raducanu (2-6 3-6), révélation du dernier Wimbledon dont le revers peut effectivement faire très mal.

L'UNE RIGOLE, L'AUTRE PAS... Finaliste à Cincinnati, Jil Teichmann avait hérité d'un 1er tour visiblement facile à Flushing. Encore fallait-il pouvoir résister nerveusement. La Biennoise l'a fait, dominant 6-3 6-4 l'Espagnole Cristina Bucsa. Son sourire contraste avec la déception de Viktorija Golubic, passée pas loin de l'exploit face à Bianca Andreescu. Contre la lauréate de l'US Open 2019, la Zurichoise a livré un très gros match mais n'a pas été récompensée de ses efforts, s'inclinant 5-7 6-4 5-7 au bout de 2 h 48 d'un sacré combat. Dommage!

L'IMMENSE CRESSY... Né à Paris, Maxime Cressy gagne, mais ne donnera pas de sueurs froides au fameux compte Twitter de la "Fédération française de la Lose". Tout simplement parce que malgré son patronyme et ses origines, il est Américain! Ce que le jeune homme de 24 ans a réalisé hier a été assez énorme pour être mentionné; il a fait tomber Pablo Carreno Busta (5-7 4-6 6-1 6-4 7-6) sur le petit court No 4 mais dans une folle ambiance, remontant 2 manches et sauvant surtout 4 balles de match! Servi par son expérience des rencontres universitaires "US", Cressy s'est régalé, puisqu'il n'avait... jamais joué avec du public sur le circuit en raison du Covid! "J'ai réalisé un rêve", a-t-il simplement lâché. C'est le fameux "Cressy Bien-Être"...

 

"KK" NE PASSE PAS... Décidément, Karen Khachanov n'y arrive pas, en Grand Chelem. Même s'il avait égalé cet été à Wimbledon sa meilleure performance en "majeur" avec un quart de finale (perdu contre Denis Shapovalov), le Russe est retombé dans ses travers hier et est carrément tombé devant Lloyd Harris (4-6 6-1 6-4 3-6 2-6). Un revers assez dérangeant pour "KK", qui se trouvait pourtant devant après 3 manches. Il n'a pas su résister au réalisme du Sud-Africain, lequel a eu le mérite de jouer crânement sa chance.

DJOKOVIC COMME A WIMBLEDON... Tout comme lors du dernier Wimbledon, Novak Djokovic a lâché une manche dès son entrée en lice. Cela augure peut-être de belles choses pour le Serbe qui, sur le gazon londonien, n'avait ensuite plus rien perdu avant la finale. Le grand favori a été bousculé le temps d'un set, le 2e, par le courageux Danois Holger Rune (6-1 6-7 6-2 6-1). Le reste n'a été qu'une promenade contre un adversaire modeste et vite rattrapé par l'émotion et par ses limites physiques.

ZVEREV SANS TREMBLER... Potentiel principal contradicteur de Novak Djokovic dans la fameuse course au titre, Alexander Zverev a parfaitement assuré son début de tournoi, ceci alors même que se dressait devant lui une sorte d'os en la personne de Sam Querrey. Serein, en confiance, l'Allemand a géré comme un grand, chose qu'il ne parvient pas toujours à faire dans un tel tournoi (6-4 7-5 6-2). Cela ne peut que le rassurer pour la suite. Même si ce sera une autre paire de manches contre des adversaires d'un autre acabit.

MAUVAISE DIGESTION... On pourrait croire, parce qu'il s'est effondré en trois petits sets contre Mackenzie McDonald (2-6 5-7 3-6), que David Goffin n'avait pas digéré un truc. Mais non, le Belge est simplement dans ses petits chaussons (mais pas aux pommes), en ce moment. Il "pète" de partout, victime apparemment désormais d'une fracture de fatigue qui lui pourrit la vie. Dommage. Même s'il n'a pas la frite, ne le prenons pas pour un chicken; il devrait finir par rebondir un jour. En tout cas, on le lui souhaite!

BARTY ET LES AUTRES PASSENT... Les grands noms du tableau féminin ont franchi le "cut" hier. De la no 1 WTA Ashleigh Barty à Iga Swiatek en passant par Karolina Pliskova, Paula Badosa, Anastasia Pavlyuchenkova, Petra Kvitova... Alors que chez les hommes, Marton Fucsovics et Fabio Fognini ont notamment calé.

Arnaud Cerutti - @arnaud_cerutti

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