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Malgré le déplacement de Roland-Garros, la Laver Cup ne veut pas bouger

La joie du Team Europe, vainqueur en 2019 à Genève. [Keystone - Salvatore Di Nolfi]
La joie du Team Europe, vainqueur en 2019 à Genève. - [Keystone - Salvatore Di Nolfi]
Alors que Roland-Garros s'est de lui-même déplacé au mois de septembre, posant un immense souci de calendrier, la Laver Cup, prévue durant la quinzaine, n'entend pas changer ses plans.

Les organisateurs de la Laver Cup ont réagi à l'annonce du déplacement de Roland-Garros et affirmé leur volonté de conserver leur place dans le calendrier, les 25, 26 et 27 septembre prochains. Soit en plein pendant la quinzaine parisienne.

"Cette annonce française nous a surpris, nous ainsi que nos partenaires de Tennis Australia et de l'USTA (ndlr: les Fédérations australienne et américaine de tennis), écrivent les patrons de la LC. Cela pose beaucoup de questions et nous sommes en train d'évaluer la situation. A l'heure actuelle, nous entendons assurer nos fans, nos diffuseurs et tout le monde que la Laver Cup aura lieu, à Boston, aux dates réservées."

Le fait que Tennis Australia et l'USTA soient des soutiens de la Laver Cup risque de lancer le tennis mondial dans une nouvelle crise, hélas lancée par Roland-Garros.

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Impensable de supprimer Roland-Garros

"L'option qui nous semblait complètement inenvisageable, c'était de supprimer Roland-Garros du calendrier. C'est juste impensable. On a recherché la quinzaine la moins pénalisante pour les autres circuits", défend le président de la FFT Bernard Giudicelli. Le fait que la fédération tire 85% de ses ressources annuelles de Roland-Garros a vraisemblablement pesé dans la balance.

Embouteillage dans le calendrier

Pas moins de dix tournois (cinq ATP et cinq WTA), dont celui de Metz - plus la Laver Cup - sont programmés au cours des deux semaines que s'est attribué Roland-Garros et risquent donc d'en faire les frais.

Coup de tonnerre pour les joueurs

"Excusez-moi???", s'est émue sur Twitter la Japonaise Naomi Osaka, ancienne numéro un mondiale et lauréate de deux tournois du Grand Chelem. "Une fois de plus, on l'apprend par Twitter", s'est désolé l'Argentin Diego Schwartzman, 13e joueur mondial. "C'est de la folie. Aucune communication avec les joueurs ou l'ATP. On n'a pas notre mot à dire dans ce sport", a dénoncé le Canadien Vasek Pospisil, membre de conseil des joueurs de l'ATP.