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Saut: Ammann ou l'art d'y croire encore

La motivation de Simon Ammann demeure intacte. [Peter Klaunzer - Keystone]
La motivation de Simon Ammann demeure intacte. [Peter Klaunzer - Keystone]
Simon Ammann est apparu d'humeur badine devant les médias jeudi à Lahti, relevant spontanément à l'heure d'évoquer ses souvenirs de cette ville son passage dans une pizzeria adorée du centre ville plutôt que ses deux succès en Coupe du monde (en 2010 et 2011). Pour ces Mondiaux, son ambition est forcément limitée.

Après une vingtaine de saisons au plus haut niveau, Ammann (35 ans) a trop d'expérience pour se hasarder à des pronostics précis. Il sait que sur le grand tremplin, la semaine prochaine, il n'aura guère de chances face aux Kamil Stoch, Maciej Kot et autre Stefan Kraft. En revanche, sur le petit tremplin (qualifications ce vendredi, concours samedi), il estime disposer de meilleurs atouts.

"Ces dernières semaines, j'ai pu stabiliser ma première phase de vol", dit-il. Le St-Gallois se voit en outsider et lorgne, sans le déclarer ouvertement, une place dans les dix premiers. En sachant que cela pourrait constituer le déclic tant attendu. Car en saut, tout peut vite évoluer, une fois les automatismes et la confiance revenus.

Retour à l'échelon inférieur

"J'avais besoin d'un résultat comme cette 11e place à Sapporo (en Coupe du monde le 11 février dernier, ndlr). Il y a longtemps que je cherchais à me retrouver dans ces eaux-là. Le lendemain, j'ai fini 14e, puis malheureusement j'ai connu une rechute lors du dernier concours à PyeongChang (31e). Le voyage en Corée avait été difficile. Mais je ressens à nouveau une énergie postive."

Aux yeux du St-Gallois, les fondamentaux sont là. Il n'a pas désappris. Il a eu l'humilité d'accepter d'aller refaire ses gammes à l'échelon inférieur de la Coupe continentale, fin janvier à Bischofshofen en Autriche (3e et 2e des deux concours). "Au début, je ne voulais pas m'y rendre. Mais il est bon parfois d'accepter des idées et des impulsions de l'extérieur (l'entourage de Swiss Ski)", note-il.

ats/adav

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Mondiaux, sélection suisse (22.02-05.03)

Fond
Jonas BAUMANN Dario COLOGNA Roman FURGER Jovian HEDIGER Toni LIVERS Curdin PERL Jason RUESCH Ueli SCHNIDER

Seraina BONER Nadine FAEHNDRICH Alina MEIER Laurien VAN DER GRAAFF Nathalie VON SIEBENTHAL
Combiné
Tim HUG

Saut
Simon AMMANN Gregor DESCHWANDEN Gabriel KARLEN Killian PEIER Andreas SCHULER

Mondiaux, programme (22.02-05.03)

23.02
16h30: fond - sprints M + D

24.02
09h30/12h30: combiné - petit tremplin
16h30: saut D

25.02
11h00: fond - skiathlon 15 km D
13h30: fond - skiathlon 30 km M
16h30: saut - petit tremplin M

26.02
11h00/14h30: combiné - équipes, petit tremplin
12h30: fond - sprints équipes M + D
16h30: saut - équipes mixtes

27.02
Jour de repos

28.02
12h45: fond - 10 km classique D

01.03
11h00/15h15: combiné - grand tremplin
12h45: fond - 15 km classique M

02.03
14h00: fond - relais 4 x 5 km D
17h30: saut - grand tremplin M

03.03
12h30: relais 4 x 10 km M
15h00/17h15: combiné - équipes, grand tremplin

04.03
13h30: fond - 30 km mass start D
16h15: saut - équipes

05.03
13h30: fond - 50 km mass start M

Peier meilleur Suisse à l'entraînement

Killian Peier a marqué des points en se montrant, contre toute attente, le meilleur Suisse lors des premiers entraînements sur le petit tremplin des Mondiaux de Lahti. Le Vaudois s'est classé respectivement 10e, 37e et 21e des trois sauts de la journée, jeudi.

Il a notamment réalisé 90 m au premier et 93,5 m au troisième. Simon Ammann a fait moins bien: 15e, 31e et 35e des trois essais. Les autres Helvètes, Gregor Deschwanden, Gabriel Karlen et Andreas Schuler, sont restés clairement en retrait (autour globalement de la 50e place).

Les qualifications ont lieu vendredi et le concours, samedi.