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Les slalomeurs ont renoué avec la neige à Zermatt juste avant la fermeture

Daniel Yule en discussion avec son entraîneur Matteo Joris [Floriane Galaud]
Daniel Yule en discussion avec son entraîneur Matteo Joris - [Floriane Galaud]
Les slalomeurs suisses ont effectué leur retour sur la neige à la fin du mois de juillet à Zermatt. RTSsport a pu accompagner Daniel Yule et ses collègues juste avant que le domaine ne ferme ses installations en raison du faible enneigement.
Les slalomeurs ont renoué avec la neige
Les slalomeurs ont renoué avec la neige / RTS Sport / 3 min. / le 8 août 2022

Près de 3 mois que les slalomeurs suisses n’étaient pas remontés sur les skis. Alors forcément, et malgré la canicule, tous étaient impatients de retrouver la neige. "Je commençais à avoir fait un petit peu le tour de la salle de force, j'étais content de sortir, de changer d’air, confirme Daniel Yule tout sourire. C’est toujours sympa de remettre les skis. Ce ne sont pas les pistes avec le terrain le plus intéressant pour les slalomeurs mais pour retrouver les sensations de glisse,  c’est vraiment bien".

Ce retour sur les skis donne la bananeTanguy Nef

Handicapé par de graves problèmes de dos ces deux dernières années, Marc Rochat abonde. "Cette période sur les glaciers est très importante pour construire la suite de la saison, en travaillant ses gammes. Ce n’est pas toujours le plus amusant mais c’est extrêmement important pour la longévité d’une carrière".

Même son de cloche pour Tanguy Nef: "Ce retour sur les skis donne la banane. Ça nous repose sur les skis et nous redonne des bonnes bases pour lancer la saison. C’est aussi l’occasion de nous retrouver donc c’est tout bénéf". Et de poursuivre: "Tout le monde est plus tranquille, on a un peu l’impression d’être en camp d’été", plaisante le Genevois qui admet toutefois ne pas être un très grand fan du ski sur glacier.

"C’est un peu tout le temps la même neige, c’est de la neige très facile. On connaît beaucoup de gens qui sont champions du monde sur les glaciers mais malheureusement ils ne le sont pas forcément l’hiver".

C'est de la neige de regel, du gros grainDaniel Yule

Il faut dire que les conditions sont bien différentes de celles que les athlètes rencontrent en Coupe du monde. "C’est de la neige de regel, du gros grain. Ce n’est pas ce que l’on a pendant l’hiver", explique Yule. "Ce n’est pas forcément essentiel mais ça permet de préparer le corps aux futurs entraînements, de taper quelques piquets de slalom. Quand on arrive dans l’hémisphère sud, on est prêt à mettre le pied sur l’accélérateur. C’est une bonne base physique et technique pour la suite de la préparation".

Le ski sur glacier permet également aux athlètes de tester de nouvelles choses. "On essaie de varier car les saisons se ressemblent. On skie sur une jambe, sans bâton, c’est primordial pour la technique du skieur", assure Marc Rochat. "On cherche toujours à rajouter des nouveaux éléments comme porter des lunettes qui brouillent la vue. En Coupe du monde, le niveau de chaque athlète est tellement élevé que de simplement travailler sur la technique ou le physique n’est plus suffisant. Il faut aller chercher ailleurs et ailleurs cela veut dire potentiellement dans la vision, la nutrition etc… Amener de nouveaux éléments est excitant pour l’athlète et peut nous aider à grappiller des centièmes et des places en Coupe du monde", conclut le Vaudois.

Zermatt, Floriane Galaud

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