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Ski alpin: Justin Murisier: "J'aime l'adrénaline que cela me procure"

Justin Murisier s'élance désormais aussi en descente. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Justin Murisier s'élance désormais aussi en descente. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Il n’y a pas que sur sa moto que Justin Murisier aime aller vite. Le Valaisan a fait ses premiers pas cette saison en descente où les athlètes frôlent les 120, 130 km/h. Mais pas question pour lui de renoncer au géant, sa discipline de prédilection dans laquelle il fait des étincelles.
Justin Murisier plein gaz [RTS]
Justin Murisier plein gaz / RTS Sport / 3 min. / jeudi à 19:42

A Wengen, Justin Murisier prendra pour la 1re fois de sa carrière le départ de la mythique descente du Lauberhorn. Plutôt habitué à slalomer entre les piquets, le Valaisan, qui vient de fêter ses 30 ans, s'aligne depuis cette saison dans la catégorie reine. Malgré 2 résultats hors du top-30, le skieur du Val de Bagnes garde plaisir et motivation.

"La vitesse me plaît vraiment, j’aime l'adrénaline que cela me procure. J'apprends tous les jours, j'essaie de m’améliorer au mieux, mais on voit qu’il me manque encore des kilomètres. Je dois progresser", admet Justin.

"Le rythme est totalement différent entre un géant ou une descente, poursuit-il. En descente, il y a beaucoup d'attente ce n'est pas toujours facile de rester concentré. Tu as tendance à t'endormir entre la reconnaissance et la course. En géant, il n'y a pas de répit, du petit déjeuner jusqu'à la 2e manche. Le rythme au sein de l'équipe est aussi différent. Comme je m'élance avec des dossards élevés, je vois rarement mes coéquipiers. Ils sont déjà dans leur chambre ou en condition physique quand moi je suis encore sur la piste (sourire). Je vis un peu en solitaire".

La Coupe du monde, ce n’est pas la course de ski club

Justin Murisier s'élance désormais aussi en descente. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Justin Murisier

Cette arrivée tardive dans les disciplines de vitesse, Murisier l’explique par les blessures passées qui l’ont freiné durant sa carrière. "La Coupe du monde, ce n’est pas la course de ski club. On ne peut pas dire: "allez moi je vais faire de la descente et je fais des podiums". Il y a une concurrence énorme en Suisse, on n'a que 8 places, il faut faire sa place. J'ai essayé d'arriver dans les disciplines ou j’étais déjà plus ou moins installé, en géant et slalom, avant d’amener un discipline en plus. Maintenant qu’en géant je suis dans le top-15, je peux me permettre de prendre le risque de faire d’autres disciplines".

Mais concilier 3 disciplines n'est pas forcément chose aisée et son corps peut parfois le lui rappeler. "Je me sens bien mentalement mais physiquement ça coince un peu plus. Je sens que parfois ça tiraille et que parfois j’aurais bien besoin d'un jour ou deux de pause en plus mais en général je me sens très bien les jours de course. Je ne me suis jamais dit: "j’ai mal skié parce que j'ai mal au genou".

Mais entre les disciplines de vitesse et le géant, son coeur balance-t-il? "Non, parce qu'en géant ça se passe tellement bien! Ca reste ma discipline reine. En revanche, j’ai l’avantage de m'entraîner avec Marco (Odermatt) qui fait les 3 disciplines (ndlr: descente, super-G et géant). Donc si j’arrivais à faire le même programme que lui et à faire des gros résultats dans les 3 disciplines, je ne dirais pas non. Pour l’instant, j’y vais dans cette optique et après on verra au fil des années si ça va toujours de concilier la technique et la vitesse".

Wengen, Floriane Galaud

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Un mot sur la piste

"Ce n'est pas la descente la plus difficile. J'ai pu faire Bormio et là ce sont des sentiments un peu différents, c'est une piste très difficile qui secoue. A part la longueur et quelques passages techniques, Wengen n'est pas la piste la  plus difficile. Physiquement oui mais pas techniquement. J'essaie de penser à ma respiration mais ce n'est pas comme à Bormio où tu n'as pas le temps de réfléchir".

"Ce que m'évoque Wengen? La victoire de William Besse"

Lorsqu'on lui demande ce que le Lauberhorn lui évoque, il répond sans aucune hésitation: "la victoire de William Besse en 1994. Je n'avais que 2 ans alors je n'ai pas de souvenir réel. Mais vu que c’est mon cousin, on en a reparlé encore pendant longtemps. J’ai vu sa manche et pour moi voir quelqu'un de ma vallée gagner à Wengen c'est fort".

Wengen: programme

15.01 Descente à 12h30
16.01 Slalom à 10h15/13h30

Classement de la spécialité - Descente Points
1. Dominik Paris 316
2. Beat Feuz 305
Aleksander Kilde 305
4. Matthias Mayer 302
5. Vincent Kriechmayr 285
6. Marco Odermatt 276
7. Niels Hintermann 211
21. Stefan Rogentin 78
29. Gilles Roulin 36
30. Urs Kryenbuehl 30
33. Carlo Janka 24
35. Yannick Chabloz 20
42. Lars Rösti 7
47. Justin Murisier 1
48. Nils Mani 0
Alexis Monney 0
Coupe du monde - Général Points
1. Marco Odermatt 1075
2. Aleksander Kilde 685
3. Matthias Mayer 592
4. Vincent Kriechmayr 524
5. Beat Feuz 447
10. Loïc Meillard 272
12. Niels Hintermann 242
15. Justin Murisier 217
18. Stefan Rogentin 205
20. Gino Caviezel 189
27. Daniel Yule 162
56. Ramon Zenhäusern 88
76. Luca Aerni 59
79. Urs Kryenbuehl 52
86. Gilles Roulin 36
87. Daniele Sette 35
93. Thomas Tumler 31
99. Marc Rochat 27
Tanguy Nef 27
102. Carlo Janka 24
108. Yannick Chabloz 20
109. Cédric Noger 18
111. Reto Schmidiger 16
121. Ralph Weber 10
129. Lars Rösti 7
137. Nils Mani 0
Alexis Monney 0