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Mondiaux - Are 2019: Lara Gut-Behrami: "Je sais que je peux gagner des médailles"

Lara Gut prend la pose sous la neige. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
Lara Gut prend la pose sous la neige. [Jean-Christophe Bott - Keystone]
On l’avait quittée le genou gauche en vrac, dans le brouillard de St-Moritz, alors que le titre de reine du super-G lui avait échappé quelques jours plus tôt. Deux ans plus tard, Lara Gut-Behrami a tourné la page. La Tessinoise est de retour dans des Mondiaux, bien décidée à défendre ses chances, notamment en super-G et en descente.

C’est tout sourire que Lara Gut-Behrami s’est présentée devant la presse, au lendemain de son arrivée en Suède. La Tessinoise, qui a choisi de faire l’impasse sur les épreuves de Maribor, a hâte d’en découdre.

J’avais l’impression que j’aurais dû tout gagner

Lara Gut

"Je me réjouis comme si c'était mes premiers Mondiaux", confirme-t-elle. Chaque championnat du monde est différent. A mes premiers Mondiaux, j'étais simplement curieuse de voir à quoi cela ressemblait. Pour mes 2es, je revenais de blessure et je voulais absolument skier vite. A Schladming, je venais de changer de matériel et je voulais de nouveau être parmi les meilleures. A Beaver Creek en 2015, j'adorais la piste et tout ne s'est pas passé comme je l'aurais voulu. Et à St-Moritz, j'avais l’impression d'être la seule au départ et que j'aurais dû tout gagner", se souvient-elle.

A Are, les choses sont différentes. "Je suis plus consciente de la chance que j'ai de faire ce que j'aime. Je sais que j'ai la possibilité de gagner des médailles mais je n'oublie pas ce que j'ai déjà fait jusque-làIl y a eu beaucoup de changements dans ma vie privée (réd: son mariage notamment avec Valon Behrami en 2018). Je me sens plus sereine car j'ai trouvé ce dont une femme adulte a besoin à ses côtés", confie-t-elle. "Pour beaucoup de personnes, je suis une nouvelle athlète qui n'a rien fait ces dernières années. Mais pour moi, c'est toujours une joie et une chance d’être au départ ".

Je valorise ce que j’ai déjà fait

Lara Gut
 

Et même si ses performances sont en dents de scie, la Tessinoise préfère se concentrer sur le positif. "Je valorise ce que j'ai déjà fait. Je peux me reconstruire en me rappelant qu'après un échec, je suis toujours ressortie plus forte. Il ne faut pas paniquer comme le font parfois certains athlètes lorsque cela marche moins bien. Il faut retrouver les repères et reconstruire petit à petit."

Cette saison, Lara Gut-Behrami est montée à deux reprises sur le podium en super-G. De bonne augure avant la course agendée mardi? "Franchement, à chaque fois qu'on va au départ, on pense que c'est le bon moment pour gagner", tempère la Tessinoise. Quant à ses objectifs, Lara Gut-Behrami joue la carte de la prudence. "Etre au départ, faire de mon mieux. Et tout donner pour faire ce que je sais faire ".  Avec à la clé, une médaille? Réponse dès 12h30 sur RTS Deux.

D'Are en Suède, Floriane Galaud

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La sélection suisse

Messieurs (14): Luca Aerni (25/Grosshöchstetten), Gino Caviezel (26/Lenzerheide), Mauro Caviezel (30/Lenzerheide), Beat Feuz (31/Schangnau), Niels Hintermann (23/Hausen), Carlo Janka (32/Obersaxen), Loïc Meillard (22/Hérémence), Tanguy Nef (22/Genève), Marco Odermatt (21/Hergiswil), Gilles Roulin (24/Grüningen), Sandro Simonet (23/Lenzerheide), Thomas Tumler (29/Samnaun), Daniel Yule (25/Branche-d'en Haut), Ramon Zenhäusern (26/Viège).

Dames (8): Aline Danioth (20/Andermatt), Andrea Ellenberger (25/Hergiswil), Jasmine Flury (25/Serneus), Joana Hählen (27/Lenk), Lara Gut-Behrami (27/Comano), Wendy Holdener (25/Unteriberg), Elena Stoffel (22/Unterbäch), Corinne Suter (24/Schwyz).