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Rio 2016: des JO qui ne resteront pas dans les annales

Le Stade olympique a souvent été à moitié vide pour les épreuves d'athlétisme. [Gregory Bull - Reuters]
Le Stade olympique a souvent été à moitié vide pour les épreuves d'athlétisme. [Gregory Bull - Reuters]
N'en déplaise aux pessimistes qui annonçaient le pire jusqu'à une semaine du début des JO, le Brésil a globalement fourni ce qu'il avait promis. Mais cela n'a pas été une grande édition.

Entre stades à moitié vides, transports désastreux et sécurité aléatoire, ces XXXIe JO de l'ère moderne ne resteront pas dans les annales comme une grande édition.

Les enceintes brésiliennes ont offert deux spectacles distincts et antagonistes. Si des Brésiliens étaient en piste, pour l'honneur ou pour une médaille, la foule leur a témoigné un soutien sans faille avec ferveur et couleurs. Quitte à siffler, huer, intimider leurs adversaires au-delà de ce à quoi certains sports, comme l'athlétisme, sont habitués.

Mais sinon, ils ont souvent déserté les Jeux. La légende Usain Bolt elle-même a parfois couru devant un stade olympique à moitié vide, dans des ambiances de meeting de seconde zone. Trop cher ? Trop compliqué d'accès ? Ou absence d'intérêt pour le sport au profit du seul chauvinisme ? Le bilan est, en tout cas, très en-deçà des affluences de Londres ou de Pékin.

Transports et sécurité pointés du doigt

Le gros point noir. Navettes insuffisantes, distances énormes, embouteillages monstres, chauffeurs mal formés. Des athlètes se sont perdus en se rendant sur leur site de compétition, des navettes prévues ne sont jamais arrivées.

L'autre point noir. La sécurité n'est pas le fort de Rio de Janeiro, dont un tiers de la population vit dans les favelas. Les Cariocas vivent cela au quotidien, mais les visiteurs étrangers l'ont moins bien vécu. Les vols à main armée et vols simples, notamment de matériels coûteux, ont été nombreux. Sans compter ce bus de journalistes caillassé à proximité d'une favela.

agences/jbla

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Une sensation d'inachevé

Difficile, à Rio, de ne pas ressentir une légère sensation d'inachevé. Le Parc olympique semblait toujours en travaux, avec de grands grillages non décorés et des installations très provisoires. Pas d'anneaux olympiques, pas de flamme. Le Stade olympique était lui-même très éloigné du Parc..

Mais rien n'aura été pire que le site de Deodoro où se déroulaient notamment l'équitation, le rugby à VII, le canoé slalom ou le VTT. Pas de commerces ou si peu, un site très excentré desservi par des navettes trop rares. Et une zone militaire entravée par des check-points. Sur l'avenue principale, un tank montait la garde avec un soldat armé d'un calibre respectable. Pas franchement convivial.