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Weber: "notre but? Chanter l'hymne le 22 mai"

Weber disputera son 3e Championnat du monde, après ceux de 2009 et de 2014. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
Weber disputera son 3e Championnat du monde, après ceux de 2009 et de 2014. [Salvatore Di Nolfi - Keystone]
A 3 jours du Mondial en Russie, difficile d'évaluer précisément l'équipe de Suisse. L'an dernier à Prague, les Helvètes avaient atteint les quarts de finale de justesse. Le même destin, au mieux, pourrait bien les attendre en 2016. Pour le défenseur Yannick Weber, Patrick Fischer est cependant l'homme de la situation, à même de ramener la Suisse vers les sommets.

L'inexpérience crasse du sélectionneur Patrick Fischer n'incite guère à l'optimisme. Mais l'ex-coach de Lugano mérite qu'on lui laisse le bénéfice du doute. Il semble de plus faire l'unanimité au sein du vestiaire helvétique.

"On voit qu'il a joué au plus haut niveau, assure Yannick Weber. Il aide beaucoup les joueurs. Même si c'est quelque chose de nouveau pour lui, il nous prépare vraiment bien. Il fait du bon boulot, poursuit le Bernois. Je le connais bien, j'ai joué pour lui au Mondial 2014 à Minsk, quand il était l'assistant de Sean Simpson. Il m'a rendu visite cet hiver à Vancouver, et on a un peu discuté de ce qu'il veut pour l'équipe de Suisse".

"Mon rôle est de créer du jeu"

Evoluer sous les ordres d'un Suisse est un aspect très apprécié. "On parle allemand et français dans le vestiaire. Ca rend fier. On était l'une des dernières nations à ne pas avoir un compatriote comme coach. C'est un changement positif par rapport aux années précédentes", dit le défenseur des Canucks.

Si tout va bien du côté de la linguistique, il n'en va en revanche pas de même du côté du réalisme offensif, comme d'habitude ou presque.

Weber (27 ans), qui sera l'un des leaders de l'équipe, pourrait justement amener son savoir-faire dans ce registre. "Mon rôle est de créer du jeu, d'amener des tirs et des buts en power-play, dans ces moments qui peuvent décider d'un match", confirme-t-il.

Saison compliquée à Vancouver

Yannick Weber est également revenu sur son exercice compliqué en NHL, qui l'a vu disputer 45 matches seulement en 2015/16, pour une récolte de 7 assists.

"Mes derniers matches ont été les meilleurs. Mais, c'est clair, c'était une saison difficile. J'ai rarement été un premier choix pour l'entraîneur. Mais quand j'ai été aligné, j'ai bien joué. Ca me rend confiant", dit-il.

Il ajoute que le Mondial sera une chance de démontrer ses qualités. "Je suis solide défensivement, et je peux apporter quelque chose en attaque. En tout cas, j'ai beaucoup de plaisir à jouer dans cette équipe de Suisse". Il reste à souhaiter qu'il déniche un nouveau contrat outre-Atlantique cet été.

Stockholm, un accident de parcours?

L'exploit du Mondial 2013 -médaille d'argent- à Stockholm semble a priori impossible à rééditer pour l'équipe de Suisse. Vu les résultats des deux éditions suivantes, on serait tenté de croire qu'il ne s'agissait que d'un heureux accident de parcours.

Weber, lui, n'est toutefois pas du même avis. "Notre but doit être de chanter l'hymne national le 22 mai (réd: jour de la finale). Au Mondial, il y a toujours des formations qui créent la surprise... Pourquoi pas nous?", demande le natif de Morges.

C'est une lapalissade, mais un bon départ contre le Kazakhstan le 6 mai permettrait aux Helvètes, comme en 2013, d'engranger de la confiance. Avant, peut-être, de retrouver les sommets.

Michaël Taillard

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Une transition difficile pour Andrighetto

Sven Andrighetto n'a lui pas encore trouvé la faille lors de ses 4 premiers matches avec l'équipe A. Mais, pour rappel, le Zurichois de 23 ans n'a pas griffé une glace aux dimensions internationales depuis 2013 et le Championnat du monde M20 à Ufa, en Russie.

Parti de Viège en 2011 pour l'Amérique du Nord, à l'époque pour la ligue junior du Québec, l'attaquant peine donc logiquement à se réhabituer au jeu européen.

Sa première réussite tombera-t-elle à Moscou? "Espérons-le, répond laconiquement le joueur du Canadien de Montréal. C'est vrai que l'équipe a de la peine à marquer en général. Mais je vois les choses de manière positive. Je me crée des occasions de but", poursuit-il.

Parfois, les joueurs en fin de contrat en NHL rechignent à disputer le Mondial. Et ce afin de ne pas risquer une blessure qui pourrait prétériter leurs chances de trouver un nouvel employeur.

Pourtant, Andrighetto est lui bel et bien avec l'équipe de Suisse. Pour se faire de la publicité? "Pour moi, c'est surtout une opportunité de représenter mon pays. Ca me rend fier de pouvoir le faire", rétorque l'ailier.

"J'ai réussi une bonne saison à Montréal. J'ai dû faire l'ascenseur entre la NHL et l'AHL, mais au final j'ai reçu ma chance et j'ai su la saisir", estime l'attaquant formé aux ZSC Lions, auteur de 17 points en 44 rencontres avec les "Habs" cette saison.

Programme avant le Championnat du monde

Suisse - Allemagne 03.05 19h45 Bâle

Mondial 2016, Moscou (06-22.05)
Suisse - Kazakhstan 07.05 11h15
Norvège- Suisse 08.05 15h15
Suisse - Danemark 10.05 15h15
Suisse - Lettonie 11.05 15h15
Russie - Suisse 14.05 15h15
Suisse - Suède 15.05 19h15
République tchèque- Suisse 17.05 11h15

Equipe de Suisse, sélection actuelle

Gardiens: BERRA/San Antonio, MAYER/Genève, ZURKIRCHEN/Ambri

Défenseurs: BLUM/Berne DIAZ/Hartford, DU BOIS/DAVOS, GEERING/Zurich, GROSSMANN/Zoug, MARTI/Lehigh Valley, SCHNEEBERGER/Davos, WEBER/Vancouver

Attaquants: AMBÜHL/Davos, ANDRIGHETTO/Montréal, HAAS/Bienne, HOFMANN/Lugano, HOLLENSTEIN/Kloten, MARTSCHINI/Zoug, MOSER/Berne, SCHÄPPI/Zurich, TRACHSLER/Zurich, WALKER/Lugano, WALSER/Davos, D.WIESER/Davos, M.WIESER/Davos