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La Challenge League passe à 10 clubs

La Challenge League (ici des joueurs du Servette FC) se professionalisera-t-elle davantage? [SALVATORE DI NOLFI - Keystone]
La Challenge League (ici des joueurs du Servette FC) se professionalisera-t-elle davantage? [SALVATORE DI NOLFI - Keystone]
La Challenge League ne comptera plus que dix équipes lors de la saison 2012/2013. Ainsi en a décidé l'assemblée des délégués de l'ASF. Une ligue "1ère promotion" intercalée entre la Challenge League et la 1ère Ligue verra le jour.

Malgré un dernier plaidoyer enflammé, le président de Delémont Gilles Froidevaux a dû s'avouer vaincu: la réforme du football suisse a passé la rampe.


Au Centre Paul Klee de Berne, les délégués de l'Assemblée ordinaire de l'Association Suisse de Football (ASF) ont approuvé par 87 voix sur 101 la réforme des classes de jeu qui proposera, dès la saison 2012/2013, une Challenge League à dix équipes et la création d'une 1ère ligue promotion à 16 équipes.


La majorité des trois quarts était requise pour que cette réforme soit acceptée. Le combat a été inégal. Comme on l'attendait, le président de l'ASF Peter Gilliéron a parfaitement "tenu" ses troupes pour accepter une réforme initiée par le Comité central de l'ASF. Elle avait été, faut-il le rappeler, avalisée par les trois sections, la Swiss Football League, la 1ère ligue et la ligue amateur.


Gilles Froidevaux espérait que Peter Gilliéron soutienne sa requête d'organiser un vote à bulletins secrets. "Un tel vote permettra d'être à l'abri de toute pression", précisait le Jurassien. Le véto de Peter Gilliéron préfigurait le résultat sans appel du scrutin. "J'ai très vite compris que nous n'avions plus aucune chance. Je n'affirme pas que la réforme ne serait pas passée avec un vote à bulletins secrets, poursuit Gilles Froidevaux. Mais le score aurait été plus serré".


La fausse note de cette assemblée est venue du réquisitoire du président du FC Wil Roger Bigger à l'encontre de Gilles Froidevaux. Dans son désir de répondre aux arguments de l'opposant, le dirigeant st-gallois s'est livré à une attaque frontale qui a détonné dans une telle assemblée. Elle aurait d'ailleurs gagné en crédibilité si Roger Bigger était parvenu à prononcer au moins une fois correctement le nom de son adversaire...


Deux mérites

Grand partisan de cette réforme, Edmond Isoz a tenu à rendre hommage à Gilles Froidevaux. "Il a suscité un vrai débat", souligne le directeur de la Swiss Football League. A ses yeux, cette réforme a deux mérites: offrir d'une part avec une Challenge League à dix un terrain plus propice à l'éclosion des internationaux juniors et permettre d'autre part à la Challenge League de compter sur de nouvelles ressources grâce à une plus grande couverture télévisée. "Une Challenge League à 16 est pratiquement délaissée par nos télévisions, lâche-t-il. Avec dix équipes, l'intérêt, si j'en crois les discussions que nous menons avec la SSR et Swisscom, sera beaucoup plus prononcé".


Après le résultat de ce vote, plus rien ne s'est opposé à la réélection pour un nouveau mandat de deux ans du président Peter Gilliéron et des membres du Comité Central. Successeur de Ralf Zloczower en 2009, Peter Gilliéron a été élu il y a peu au sein du Comité exécutif de l'UEFA.


si/tai


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Challenge League, classement (17.05)

1. Lausanne 28/59
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2. Lugano 28/58
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3. Vaduz 28/57
4. Servette 28/56
5. Wil 28/40
6. Chiasso 28/40
7. Stade Nyonnais 28/40
8. Delémont 28/40
9. Bienne 28/39
10. Wohlen 28/33
11. Aarau 28/33
12. Kriens 28/32
13. Winterthour 28/29
14. Locarno 28/28
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15. Schaffhouse 28/26
16. Yverdon 28/20