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Bâle submergé par la déferlante bavaroise

Arjen Robben a  placé le Bayern sur les bons rails avant de sceller le score.  [Arjen Robben  - Keystone]
Arjen Robben a placé le Bayern sur les bons rails avant de sceller le score. [Arjen Robben - Keystone]
Le rêve a été stoppé net pour le FC Bâle à Munich. La formation du capitaine Streller n'a rien pu faire face à la maestria du Bayern, victorieux 7-0 en 1/8 de finale de la Ligue des Champions. Gomez, auteur d'un quadruplé, et ses coéquipiers ont donné une véritable leçon de football à des Bâlois totalement dépassés.

Il n'y a pas eu de miracle dans l'arène munichoise! Humiliés 7-0 par le Bayern, les Bâlois ont vu leurs rêves de grandeur prendre fin abruptement au terme de ce 8e de finale retour de Ligue des champions. La victoire du match aller n'aura donc pas suffi et restera aussi inutile qu'historique. 


Mais de regrets le FCB n'en nourrira pas, tant la différence de niveau entre les deux équipes a été frappante. Attendu au tournant, le Rekordmeister a répondu présent. Les Rhénans n'ont, eux, même pas été en mesure de faire illusion. 


Dans cet énième épisode de David contre Goliath, la logique a cette fois été respectée. Et Bâle ne fera pas son entrée parmi les huit meilleurs d'Europe.


Une pression bavaroise amère   

Désireux de faire oublier l'affront du match aller à St-Jacques, le Bayern Munich avait promis l'enfer au FC Bâle. Il a fait mieux que tenir ses promesses


Revanchards, les Bavarois se sont rués à l'attaque dès les premières secondes. Etouffés, les Bâlois ont craqué après 10 minutes déjà. Trop peu pour essayer d'instaurer le moindre doute dans les esprits allemands. Les deux buts tombés coup sur coup juste avant la pause ont fini de réduire à néant un éventuel retour.


A la fête, le Bayern a livré une véritable démonstration et gagné le droit de rêver à la finale du 19 mai prochain qui aura lieu à... Munich.          


Les joueurs bâlois ont fait leurs adieux à la Ligue des Champions. [PETER KLAUNZER - Keystone]
Les joueurs bâlois ont fait leurs adieux à la Ligue des Champions. [PETER KLAUNZER - Keystone]
Les stars du Bayern se réveillent

Ainsi, le Bayern Munich ne sombrera pas dans la crise que certains lui promettaient. Touché au vif après un match aller bien terne, l'actuel 2e de Bundesliga a su réagir grâce à ses stars.


Grand artisan du parcours bavarois jusqu'en finale en 2010, Arjen Robben a retrouvé de sa superbe. Intenable sur son côté droit, le Batave a mis son équipe sur de bons rails avec un doublé


Sorti en cours de partie à l'aller, Ribéry a tourné en ridicule une défense rhénane complètement dépassée pour le plus grand bonheur de Mario Gomez, auteur d'un quadruplé. Avec ces trois-là au diapason, le FCB n'avait pas grand-chose à espérer.  


Une campagne encourageante     

Le revers concédé dans l'antre munichoise, aussi sévère soit-il, ne doit néanmoins pas faire oublier la formidable campagne européenne du FC Bâle.


Sortie d'un groupe qui comprenait Manchester United et Benfica, la formation rhénane a prouvé qu'elle était capable de rivaliser avec n'importe quel adversaire sur un match. La marche représentée par le Bayern Munich était simplement trop haute pour le FCB.          


Ces joutes européennes ont également, et c'est peut-être le plus important, permis à la génération dorée des Xhaka, Sommer et autre Stocker de se frotter à ce qui se fait de mieux sur le Vieux-Continent.


"Il n'y avait rien à faire"

MARCO STRELLER: Ils étaient vraiment meilleurs que nous. Il y a de la déception, mais il y a des situations comme le match de ce soir où il n'y a rien à faire. Cela reste malgré tout une superbe campagne de Ligue des champions pour le FC Bâle.                     


JACQUES ZOUA: C'est très difficile de jouer contre le Bayern en grande forme. Le 3e but nous a fait mal, après c'est devenu très difficile de revenir. On savait que ça n'allait pas être facile, on était prévenus. Nous n'avons pas su jouer à notre niveau, mais c'est le foot. Désormais, on doit l'accepter et continuer à travailler.     


"Cette claque va nous servir"

CABRAL: On est tombé sur plus fort que nous dans tous les compartiments, que cela soit technique, physique ou tactique. Nous avons encaissé le premier but très rapidement, cela nous a fait mal. Et nous avons commis beaucoup d'erreurs individuelles. On ne peut pas se le permettre et on l'a payé cash. 


Il faut maintenant être solidaire. Cette claque va beaucoup nous servir. Elle va nous ramener sur terre. Il faut aussi tirer un grand coup de chapeau au Bayern. C'est une très bonne équipe qui risque bien d'aller au bout. Ce soir (réd.: mardi), ils étaient au-dessus, il n'y a rien à dire.         


"Gagner le match aller était un miracle"

HEIKO VOGEL: Ce n'est jamais agréable de subir une telle défaite. Même si c'est difficile à vivre, il se peut qu'on apprenne plus de ce match que des victoires que l'on a connues. Et c'est ce que les joueurs vont devoir faire.


ALEX FREI: Quand le Bayern joue à 80%, on peut se procurer des occasions. Mais quand il évolue à 100%... Gagner le match aller à domicile était déjà un miracle. Chez lui, le Bayern est l'une des meilleures équipes du monde. Les jeunes joueurs vont grandir avec cette campagne européenne. Mais ce n'est pas suffisant, ils vont encore beaucoup apprendre dans les années à venir.  


Munich, Axel David    


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