"A-t-on le droit de siffler un joueur? C'est sûr, tu paies ton billet, et automatiquement tu as le droit d'exprimer ta déception... Mais ici, il s'agit de notre pays, d'hommes qui essaient de rendre fière toute une nation. Les mêmes hommes qui ont accompli un parcours fantastique couronné par une énième qualification à une Coupe du monde. Alors, se faire siffler, cela fait mal en premier lieu à l'humain, pas à l'athlète, parce que c'est injuste, parce qu'après une soirée comme celle-ci, cela n'a pas de sens.

"Se qualifier pour une Coupe du monde, cela signifie aussi faire rêver les enfants, comme en 1994, quand j'allais regarder les matches sur un écran géant sur une place noire de monde (...). Un Mondial signifie aussi réunir des familles et des amis pour une soirée originale, mettant de côté notre dépendance au smartphone. Et, qui sait, le temps d'un but ou d'une victoire, comme au bon vieux temps, on se fera peut-être des accolades pour de vrai, et non pas en envoyant un emoji sur whatsapp. Le même Mondial qui remplit les places publiques, aussi avec des gens qui ne sont pas forcément des passionnés de foot, et qui te donne envie de prendre un drapeau, de le mettre sur tes épaules et d'aller partager un moment de communion.

"Donc, non, les sifflets à l'encontre d'un joueur de l'équipe nationale n'ont pas lieu d'être, parce que nous savons que nous avons donné encore une fois la possibilité à un peuple entier de vivre ces moments spéciaux".

Valon Behrami/tai

 

Le milieu valaisan Gelson Fernandes avait aussi réagi sur Twitter lundi