"Là où l'on pense qu'il est impossible d'aller", précise le sélectionneur. Mais il reconnaît que son équipe doit encore monter en puissance pour "coller" à cet objectif. "Cette équipe cultive un esprit de corps remarquable. Elle est volontaire. Elle a une attitude positive, dit-il. "Mais il y a encore des choses à faire. Elle doit être encore plus affamée. Elle doit être aussi capable d'évoluer dans plusieurs systèmes."

Cette qualification, Vladimir Petkovic entend la savourer pleinement. "Après le match de jeudi, tout le monde assurait que l'affaire était classée", lâche-t-il. "Je me suis efforcé de calmer le jeu. Il ne fallait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. On a vu aujourd'hui que l'Irlande du Nord était une équipe dangereuse. Une équipe qui possédait de réelles qualités. Mais ce match, nous n'aurions dû le plier bien avant le sauvetage de Rodriguez à la 92e minute. Nous avons manqué de réalisme devant le but. Ce n'est pas la première fois lors de cette campagne. L'efficacité dans la surface adverse est également un domaine qu'il nous faut travailler."

Le clash avec Seferovic

Interrogé sur les sifflets à l'adresse de Haris Seferovic, Vladimir Petkovic n'a pas voulu entrer dans le terrain de la polémique. Il a toutefois adressé un petit tacle aux supporters suisses. "Il convient peut-être de prendre exemple sur les fans irlandais qui sont toujours derrière leurs joueurs", glisse-t-il. "Le public a le plus souvent parfaitement joué son rôle. Mais comme mon équipe ce soir, il a parfois manqué de constance... Il n'empêche que cette qualification est fantastique. Qu'une nation comme la Suisse jouera l'an prochain en Russie une quatrième Coupe du monde de rang a, à mes yeux, valeur d'exploit !"

ats/bond

 

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